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Notre invité : Thomas Burnet - 30 jours pour écrire
Nous avons découvert 30 jours pour écrire, voilà maintenant le temps d’en découvrir un peu plus sur l’auteur Thomas Burnet et sur ses motivations.

Comment cette idée de créer une nouvelle par mois vous est-elle venue? Est-ce un challenge? Une passion pour l'écriture?
Ce projet m'est venu le 14 avril 2008, pour être précis. J'avais une vieille idée de nouvelle en tête qui était arrivée à maturité et que j'ai écrite dans la journée. Je me suis dit que ça avait été facile et que je pourrais donc recommencer tous les mois. Mais il me manquait un moyen de faire lire ces nouvelles au plus grand nombre (essayer de dépasser le cadre du cercle familial) : le site internet s'est imposé. Voilà pour les débuts du projet.
L'écriture est pour moi une passion. Depuis le collège, j'écris. Au début, ce n'étaient que des petits poèmes pour extérioriser mes émotions, ou des débuts d'histoires. Vers 2000, j'ai écrit ma première vraie nouvelle, et dans l'année qui a suivi j'ai écrit une seconde nouvelle. J'ai essayé de publier la seconde en vain. J'ai eu envie de rencontrer plus de lecteurs et j'ai créé un site pour publier mes deux nouvelles et peut-être d'autres. Il y en eut d'autres, mais avec une publication irrégulière. Je me suis ensuite lancé dans l'écriture de mon premier roman. J'ai mis cinq ans à l'écrire (au milieu des autres événements qui ont peuplé ma vie au cours de ces cinq années). Après un temps si long consacré à une histoire, j'avais besoin de quelque chose de plus dynamique ; c'est pour ça aussi que je me suis lancé dans ce projet de nouvelles mensuelles.
Ce projet est un véritable challenge : la première fois, c'était facile, tout était prêt dans ma tête... Mais par la suite, ce fut plus compliqué ! Il fallut se creuser les méninges pour trouver une idée originale, développer l'histoire, se rendre compte que ça menait à rien, m'occuper de ma classe, de ma famille... Généralement, je ne suis plus très disponible les derniers jours du mois, car je suis souvent en retard pour l'écriture. Mais j'essaye de respecter la date butoire du 1er !

Comment vous viennent vos idées de nouvelles? Que représentent-elles pour vous?
Les idées me viennent de la vie de tous les jours : une personne croisée dans un supermarché, un idée qui me traverse l'esprit à l'écoute des infos, un sujet d'actualité, une émotion ressentie, un film,... Tout ce qui me touche et m'invite à l'imagination. Après, il s'agit de ne pas laisser passer une bonne idée. Alors j'ai un cahier qui me suit presque partout. Quand je ne l'ai pas, je note sur un fichier spécial dans mon ordinateur ou je me laisse un message sur mon portable.

Que pouvez-vous nous dire pour nous inviter à découvrir vos écrits?
Si vous voulez être surpris par chacune de vos lectures, venez lire mes nouvelles !
J'essaie d'être suffisamment détaché de mes personnages pour ne pas hésiter à les tuer si nécessaire ou à leur faire les pires crasses ; de même, j'aime beaucoup créer quelques petites distorsions de la réalité pour basculer dans la science-fiction ou l'étrange.
De plus, le format de la nouvelle est parfait pour les gens qui passent une bonne partie de leur temps dans les transport en commun : vous pouvez les imprimer et les lire où vous voulez. !

C'est très intéressant, maintenant votre papa écrit aussi sur votre blog, comment cela est-il venu? Partager cela est-il quelque chose de particulier pour vous?
Je crois que mon père a un peu écrit étant jeune, et puis il a arrêté, pris dans sa vie professionnelle et dans la vie de sa famille. Quand j'ai commencé à écrire, il m'a aidé, m'a corrigé. Et puis, un jour, il a eu envie d'écrire un roman. Et les rôles se sont inversés. Nous nous soutenons mutuellement, et lorsque j'ai vu que j'arrivais à tenir le rythme d'une nouvelle par mois, je lui ai proposé de participer au site, et il a accepté avec enthousiasme.

Que souhaitez-vous partager avec nous de particulier?
Depuis que j'ai commencé ce projet, j'ai des amis qui m'ont dit qu'eux aussi avaient toujours eu envie d'écrire une histoire, mais n'avaient jamais osé se lancer. Il ne faut jamais hésiter à se lancer dans une histoire qui nous tient à coeur ! Peu importe le format, peu importe le contenu, peu importe qu'elle ne soit pas publiée dans une grande maison d'édition : le plus important est de prendre du plaisir à écrire.
Merci beaucoup à Vanina pour cette mise en avant de mon projet et pour son blog.


Merci Thomas de nous avoir fait découvrir encore une belle pépite…nous adorons cela sur ce blog !

Vanina Delobelle

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Notre invité : Sébastien Tomasi - Nos vertes années
Qu'est ce qui vous a poussé à vous lancer dans l'aventure de ce livre?
J'écrivais pour un site le petit palace et, après la retraite et mes problèmes oculaires, où la FACULTÉ m'a demandé de me reposer, j'ai eu l'idée de rassembler tous les petits extraits en un seul....et de là, le livre s'est imposé, surtout sous la pression de quelques amis qui trouvaient cela très sympa.

Qu'est ce que cela vous a apporté?
Beaucoup de travail, surtout de réflexion sur mes souvenirs heureusement intacts. Beaucoup de recherche en ce qui concerne un éditeur, car n'étant pas connu, trois d'imprimeurs n'ont même pas daigné répondre à mes envois! Par contre il me semble avoir suscité beaucoup d'enthousiasme de la part de gens de toutes générations. Les enfants et même les petits enfants des amis et leurs connaissances se faisaient un plaisir de me questionner sur les jeux d'antan dont beaucoup n'avaient jamais entendu parler ! J'ai senti, après l'article de monsieur CAPPURI, sur le complément du Corse-matin, qu'il y avait une réelle attente. Beaucoup de personnes m'ont arrêté dans la rue pour m'encourager en me montrant leur impatience quant à la sortie du livre qui se faisait attendre !

Vous attendiez-vous à ce que votre livre remporte un tel succès en Corse? Quelle reflexion en tirez-vous?
Je ne m'y attendais pas du tout. Ce fut une succession de circonstances favorables. Beaucoup de journaliste de RCFM, de la presse écrite : la CORSE, les petits tirages tels "Le journal de la corse", "l'informateur" sont des anciens élèves et le sujet leur convenait parfaitement. Ils m'ont donc très vite contacté et...la chance a fait le reste. Je dois dire que l'avis très autorisé et très favorable de certains amis professeurs de Lettres m'a vivement encouragé!

Avez-vous l'intention de continuer à écrire?
Je ne suis pas écrivain... Pour un coup d'essai ce fut ....presque un coup gagnant... pour ne pas dire autre chose! Cependant mon éditeur "STAMPERIA SAMMARCELLI" lors de la dédicace le 10 septembre 2008 m'a offert un exemplaire du livre sur lequel trônait une grosse pastille rouge "TOME II" ...avec toutes les pages intérieures blanches qui sonnaient comme une invitation à continuer... On verra....De toutes façons, je pense avoir fait des émules car trois ou quatre "amis" veulent reprendre ce thème pour d'autres quartiers : Le vieux Port, La CITADELLE....On dirait que les êtres veulent se souvenir d'un passé qui, bien que dur, n'a finalement laissé que de bons souvenirs : la mémoire rejetant souvent en les enfouissant profondément, les vilaines "choses".

Vous avez été enseignant, quel message donneriez-vous aux jeunes enseignants?
Hum! Si cela était possible...AUCUN.......car chaque personne réagit selon son humeur, son savoir, son caractère etc...CEPENDANT je ne saurai trop conseiller d'abord, avant d'enseigner, de posséder à fond la matière à enseigner...Cela est primordial...Ou du moins, si besoin, de compléter les acquis et les non acquis par des études continues de façon à ne présenter aucune faille professionnelle.
La deuxième règle est le respect du travail et ce pourquoi on est payé. J'admets que l'on peut être un mercenaire (qui travaille pour une solde) mais encore faut-il bien accomplir sa besogne.
Avoir ensuite l'amour du métier, aller en classe le cœur léger et, comme les grands artistes, arriver sur les lieux du "boulot" bien avant la seconde fatidique qui déclenche l'arrivée des élèves... Arriver toujours avant eux et se préparer comme pour jouer un rôle dans une pièce de théâtre.
Enseigner c'est avant tout plaire et jouer une pièce dont l'enseignant est l'acteur principal. Il n'a pas le droit d'arriver en retard, de bafouiller, de n'avoir aucun plan de leçon à proposer, de ne pas respecter un horaire minuté...de ne pas connaître la moitié de sa classe. Il doit aussi savoir réagir comme pour le direct d'une émission télévisée. Il doit avoir suffisamment de tact, d'humour et de blagues à raconter pour détendre l'atmosphère...et savoir ainsi prendre la balle au rebond. Il doit cependant se monter ferme et ne pas pousser trop loin la plaisanterie....Mais chacun à ses propres méthodes et tout dépend aussi de la classe que l'on a en face de soi. Donc soyons humbles dans nos conseils.

Quel message voudriez-vous donner aux jeunes en général?
Tout message est ennuyeux. Disons qu'il faut le suggérer plutôt que l'imposer péremptoirement. Il y a encore beaucoup de jeunes très capables, souvent à la recherche de perfection et... d'affection. Ils ne doivent pas se décourager, mais il serait bon de leur faire comprendre que rien ne se fait sans BEAUCOUP d'efforts et de TRAVAIL ... La compétition est rude, aussi faut-il s’y préparer très tôt. Eviter le laisser aller, la fainéantise qui mène à tous les vices...
Ne compter que sur soi-même et, dans beaucoup des cas ne rien attendre des "copains". Faire beaucoup de sport et se préparer physiquement et surtout mentalement à des périodes difficiles, par un entraînement physique et moral presque quotidien. Avoir un bon bagage intellectuel ne suffit plus pour survivre, il faut aussi CROIRE à ce que l'on fait, croire qu'il y a un bon (ou plusieurs) ange gardien qui veille sur vous et notamment le souvenir de tous ceux que l'on a aimés et qui sont encore présents par l'esprit pour nous donner force, courage et raison d'espérer.

Catherine Château-Artaud

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Notre invité : Jacques Viret - B.A-B.A Musicothérapie
À quel public s’adresse votre B.A.-BA de la musicothérapie ?
D’abord au lectorat de la riche collection « B.A.-BA » des Éditions Pardès, axée sur les traditions, doctrines spirituelles, médecines non conventionnelles (ou médecines douces) ; et à quiconque s’intéresse aux pouvoirs et effets de la musique sur l’être humain. Je suis moi-même musicologue universitaire, et non pas musicothérapeute. À mes yeux, ce que j’appelle les « résonances humaines » de la musique entrent, ou devraient entrer, dans le champ d’une science musicale digne de ce nom, comme on la concevait dans l’Antiquité et au Moyen Âge. C’est pourquoi mon petit livre, quoique mince par le volume (128 pages illustrées, règle de la collection), se veut ouvert, synthétique. Il brasse une matière plus ample que les ouvrages habituels traitant du même sujet. Il ne se contente pas de décrire une ou plusieurs méthodes, mais les résume toutes. Et il fournit un aperçu des principes essentiels qui depuis toujours ont fondé, et fondent aujourd’hui encore, les vertus curatives de la musique : vibrations acoustiques, timbres, intervalles, rythmes…

La musique peut-elle guérir ?
Je répondrai de manière nuancée. Historiquement, la moderne musicothérapie est née, vers 1800, dans le giron de la psychiatrie, pour s’y développer considérablement depuis 1960. Son statut officiel la rattache à l’éventail des psychothérapies ; c’est sans doute réducteur. Certes, les bienfaits de la musique sur un psychisme perturbé sont connus depuis des millénaires, et incontestables : pensons à l’épisode biblique du roi Saül, souffrant de crises nerveuses que calmait la harpe du berger David.

Qu’en est-il d’une éventuelle action physique, matérielle ?
Les sons ont partie liée avec les méridiens et chakras, notions de physiologie subtile récusées par la médecine officielle. Et les incantations magiques remontent à la préhistoire : on a tort, peut-être, de ne voir en elles que naïves superstitions…

Les mantras hindous et tibétains ne sont-ils pas des formules magiques ?
Oui, en quelque sorte. Ils pérennisent l’antique et universelle doctrine du Son ou Verbe créateur. Le fameux mantra AUM en serait l’équivalent acoustique le plus proche. De nos jours, la science rejoint les traditions ! Les sons génèrent des champs vibratoires rendus visibles par la limaille, l’eau ou autres matières malléables. Harmonieux, ils produisent de belles formes rondes : cercles, mandalas. Fabien Maman et Joël Sternheimer, chercheurs encore trop peu connus en France, ont prouvé scientifiquement l’efficacité thérapeutique des sons musicaux sur le corps humain – et aussi, s’agissant de Sternheimer, sur les animaux et les plantes –, à l’échelle cellulaire ou moléculaire. Un diapason, appliqué à tel endroit du corps, remplace une aiguille d’acupuncture ! En ce sens, la musicothérapie s’assimile à une médecine non conventionnelle ; mais elle est davantage que cela, puisque son emprise s’étend aux niveaux psychique et spirituel.

Ainsi les pouvoirs curatifs de la musique débordent le domaine de la musicothérapie courante ?
Certes. Par souci de clarté, j’ai dénommé « psychothérapie musicale » la musicothérapie de type « psy », la seule que reconnaisse l’Association Française de Musicothérapie, d’appartenance universitaire. Ses pratiques sont utiles et valables, mais d’autres le sont également. Tel, par exemple, le travail sur la voix, qui a donné lieu depuis un demi-siècle à plusieurs méthodes. Le célèbre Docteur Alfred Tomatis n’est pas le seul, loin de là, à avoir œuvré dans cette direction. Les cordes vocales, organe du corps, émettent des sons criés, parlés ou chantés, grâce au souffle, à la respiration, acte vital. Remédier aux dysfonctionnements de la phonation permet donc de rééquilibrer le composé psychophysique. La technique traditionnelle du « chant harmonique » fait entrer dans le chanteur la structure acoustique, consonante, du son en soi.

Le chant est employé en orthophonie…
Oui, certains orthophonistes y recourent avec succès, pour soigner la dyslexie ou le bégaiement. Un bègue ne trébuche pas sur les mots quand il chante. Nous sommes là sur le terrain des techniques psychomusicales, connexes à la thérapie. Y figure aussi l’analgésie musicale, exploitée en chirurgie dentaire notamment : l’écoute d’une musique agréable favorise la sécrétion d’endorphines atténuant la douleur.

Et l’autisme ?
C’est l’une des indications les mieux établies de la musicothérapie. L’ancrage dans le non-verbal suscite une réaction, ouvre un canal de communication. En deçà de la musique, à même les sons produits et perçus, le soignant et le soigné engagent un dialogue, un échange, un guidage ouvrant une brèche dans le mur psychique qui isole la personne autiste.

On a beaucoup parlé en 2006, année anniversaire, de l’« effet Mozart »…
Parce que Mozart est, à côté de Léonard de Vinci ou Einstein, un spécimen de « génie » par excellence, on attribue à ses œuvres la faculté de rendre intelligent ! Certains chercheurs ont même cru pouvoir le démontrer scientifiquement : ils ont été démentis. Qu’une pratique musicale profite à l’intelligence, celle des écoliers en particulier, c’est avéré ; mais en cela Mozart ne jouit d’aucun privilège spécial. Prétendre le contraire relève de la charlatanerie…

Exposez-vous des vues personnelles ?
Le concept clé sur lequel j’ai tenu à insister, au fil des pages, est celui d’Harmonie. L’harmonie audible, telle que la réalisent de diverses façons toutes les musiques du monde, exprime l’harmonie du cosmos, de la nature, de l’être humain. C’est pourquoi un timbre riche, une belle mélodie, une euphonique consonance, un rythme stimulant sont un précieux moyen de nous mettre en accord avec nous-même et l’univers. Voilà l’enjeu réel, profond, de la thérapie musicale ! Si la musique vécue de cette manière soigne, ce n’est pas uniquement en guérissant un trouble psychique ou physique. Soigner c’est « prendre soin de », et cela concerne chaque être humain, bien portant ou non.

Vanina Delobelle

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Nos invités : Michelle et Philippe Jean-Baptiste - Le marketing on line
Pourquoi avez-vous décidé d'écrire un tel livre ? Quel but y voyez-vous ?

PJB - Nous avons fait le constat, ma sœur et moi, que nos métiers étaient parfois sources de frictions; le marketeur se voit dans les temps modernes, dans l'immédiateté, dans l'efficacité, alors qu'il voit le juriste comme "passéiste" (il parle latin, c'est pour dire !), d'une lenteur extrême (le justiciable en fait les frais régulièrement...) ce qui pour un homme de marketing signifie "inefficacité".
Donc nos métiers paraissent souvent comme à l'opposé l'un de l'autre. Malgré l'amour fraternel qui nous unit, il faut dire que c'est souvent la source de longues discussions. Cependant, nous avons remarqué que nous avions besoin l'un de l'autre. Et là, rien à voir avec le sentiment fraternel !
En effet, quel marketeur ne se pose pas des questions sur "comment se protéger légalement d'actions juridiques que les consommateurs n'hésitent plus à mettre en œuvre ?", "le cadeau (la fameuse prime) que j'offre à mes prospects, n'y a-t-il pas une limite financière à celui-ci ?", "puis-je mettre toutes les données que je récupère dans ma base de données ?"...

MJB - Ce constat nous a amenés à vouloir faire le point sur le nouveau canal qu'est Internet sur ce qu’il est possible de faire ou de ne pas faire. L'objectif était de permettre aux dirigeants, responsables marketing, responsables e-business, webmaster ... de disposer d'un document exhaustif traitant de chaque action du marketing on line avec des propos simples, synthétiques et concrets.


Que représente le marketing on line pour vous ?

PJB - Pour moi, homme de marketing, c'est un nouveau canal de communication et de commercialisation. C'est une occasion supplémentaire (car dans une démarche multi canal; les pures players se font de plus en plus rares !) de toucher le consommateur. L'intérêt de ce nouveau canal est de pouvoir interagir avec le consommateur. En effet, ce dernier n'est plus passif (uniquement récepteur du message avec les canaux dit "traditionnels") mais actif; le fameux "consommacteur". Le marketing on line repousse les limites du marketing "Off Line", il permet plus d'échanges, plus d'interactivité, plus de connivence avec le consommateur. Les applications sont nombreuses et de nouveaux types de marketing arrivent (le mouvement est perpétuel) : après le e-marketing, le m-marketing, voici que pointe maintenant le v-marketing...

MJB - En tant que chef d'entreprise et en tant que juriste, je considère que le Marketing On line est un formidable outil de promotion particulièrement souple, rapide, convivial ; mais tous les moyens ne sont pas bons pour vendre des produits et des services et le marketing on line peut aussi se révéler rapidement inefficace voir contreproductif si on l'utilise de manière inappropriée. Combien d'entre nous se sentent harcelés par les campagnes d'e-mailing trop agressives, par les pop up publicitaires ou les faux-vrais cadeaux qui surgissent d'on ne sait où ! Alors : vive le marketing on line mais à condition de respecter l'équilibre entre les intérêts du "vendeur" et ceux du "consommacteur".


Quels sont les 3 grand conseils que vous donneriez en matière de marketing on line ?

MJB & PJB
Les 3 grands conseils ne se limitent pas au seul marketing on line, mais a tous les types de marketing.

Le premier conseil serait de bien déterminer ses objectifs. En effet, nombreux sont ceux qui partent dans une démarche de marketing on line, sans définir précisément les objectifs de départ. Le marketing on line, ce n'est pas parce que c'est tout beau, tout neuf et super sympa que ce sont des raisons suffisantes pour y "plonger" sans un plan bien défini. Pour citer le philosophe chinois Sun Tzu : " celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre". Il faut définir avec précision les objectifs que l'on veut se fixer et les mettre dans un planning, et faire des points réguliers pour pouvoir faire un état de la réalisation de ces derniers et pouvoir ainsi y apporter les actions correctrices.

Le deuxième conseil serait de penser "Client". Cela a l'air d'être une évidence, mais combien montent des opérations de marketing (pas seulement on line d'ailleurs) en oubliant le principal intéressé : le client ! S'il n'est pas là (il y a des produits ou services que les clients ne cherchent pas sur internet - si si ca existe !), s'il n'est pas réceptif... peine perdu, voilà du temps et de l'argent gaspillés.

Le troisième conseil serait enfin de créer de la cohérence et du lien entre les différentes actions de promotion, de communication, de commercialisation et de mise en œuvre opérationnelle des produits et services. Il est nécessaire voir vital pour l’entreprise de tenir ses promesses au risque à terme d’entendre qualifiées toutes ses actions de marketing « d’actions poudre aux yeux ».

Vanina Delobelle

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Notre invité: Cédric Giorgi - The Age of Conversation
Cédric Giorgi nous présente un livre très Web 2.0 The Age of Conversation qui regroupe des réflexions de plus de 100 blogueurs à travers le monde et auquel il a participé. Un concept très web que je suis heureuse de vous présenter aujourd’hui.


Peux-tu nous raconter comment a débuté cette aventure?
Je ne me souviens plus très bien où est ce que j'ai trouvé l'info qui disait que Drew et Gavin (les deux blogueurs à l'origine du projet) cherchaient à écrire un livre collaboratif sur l'"âge de la conversation". C'est en tout cas sûrement via un des blogs américains spécialisés en Marketing que je lis.

J'ai de suite accroché avec le concept et puis je me suis dit : "et si je tentais le coup, et si je proposais moi aussi ma collaboration?". Quelques minutes plus tard, un premier mail de prise de contact était envoyé, avec, je dois l'avouer, peu d'espoir puisque pour moi, j'avais deux défauts principaux : 1, je blogue en français donc ils ne pouvaient pas "vérifier" la qualité de ce que j'écris, 2, je suis jeune et encore peu expérimenté... (bien que pour le thème choisi il suffit de quelques années sur le web...).

Finalement, mon message a plu, et après quelques échanges de mails, je faisais partie du projet, sous réserve d'écrire un chapitre. J'avais pensé à plusieurs idées, et je voulais surtout utiliser le fait que j'étais le seul français de la bande (et un des rares européens) pour parler d'un thème assez ouvert sur l'international.


Peux-tu nous présenter le contenu de ce livre?
Le livre est constitué de 103 chapitres qui ont été écrits par 103 auteurs différents, tous blogueurs. Chaque chapitre fait 400mots maximum. C'est peu, mais en même temps énorme lorsque l'on veut écrire quelque chose de qualité.
Chaque chapitre est écrit sur un thème particulier, mais tous les thèmes ont en commun qu'ils traitent de ce que l'on appelle 'l'âge de la conversation". llibre a l'auteur ensuite de se concentrer sur les aspects marketing, culturels, sociologiques etc... Moi par exemple mon chapitre est sur "l'internationalisation du bouche à oreille".

L'intérêt d'un tel livre avec des chapitres courts, écrits par des auteurs différents, aux cultures diverses, c'est que vous n'avez que le meilleur de chacun. Et quand on sait que la plupart des auteurs sont des experts en marketing, en communication etc, dont les blogs sont parmi les plus lus au niveau marketing par exemple, où dont les auteurs écrivent aussi sur des revues comme Business 2.0, ça laisse une idée du potentiel des écrits.


Le choix de lulu.com comme éditeur est très web 2.0. Est-ce pour rester cohérent par rapport au sujet?
Le choix s'est fait démocratiquement au sein de la mailing liste des auteurs du projet. En fait, à la base, le livre ne devait sortir qu'en version pdf téléchargeable, mais après réflexion, nous nous sommes dit qu'il valait mieux aussi proposer le livre en version papier, puisque :
  • il s'agissait d'un vrai livre et non pas juste d'un livre blanc
  • les gens lisent plus volontiers des livres "réels", surtout pour le business
  • vu le projet et le fait que l'intégralité du paiement va à une oeuvre caritative, c'est plus marquant pour le gens d'acheter quelque chose de réel
  • nous, en tant qu'auteurs, nous voulions garder une version papier de ce beau projet.


Quelle expérience as-tu retiré de cette collaboration?
Cette collaboration fut très intéressante sur bien des aspects :
  • des rencontres online très intéressantes
  • le plaisir d'écrire pour une bonne cause
  • pour mon article de 400mots, cela m'a demandé beaucoup de réflexion, réflexion qui est très bénéfique
  • très intéressant de participer de l'intérieur à un tel projet collaboratif
  • de nombreuses discussions ont eu lieu au travers de la mailing liste etc, avec à chaque fois des tonnes de bonnes idées, pour l'écriture du livre, ou pour en faire la promotion.

Globalement j'en retire qu'avec le web, lorsque l'on y croit, on peut faire de belles choses. Qui aurait pu penser que je puisse participer à un tel projet d'écriture ? Il suffisait juste d'y croire et de tenter le coup !

Message perso quelque chose de particulier que tu voudrais nous dire?
Pour finir, je voudrais vous soumettre deux réflexions :
  • la première c'est que je ne suis pas sûr (ok, je suis sûr que non) que si le projet avait été fait par des français, il aurait été fait de la même manière. Par exemple, pour participer à un tel projet, des français n'auraient accepté que des "références", des gens d'expériences etc... et donc, ils n'auraient pas laissé la place à un jeune comme moi. On retrouve là d'une certaine manière le fait qu'en France il faut montrer des diplômes alors qu'aux USA, il faut montrer de l'envie.
  • deuxième chose, ce projet montre que grâce à l'internet, on peut mettre en relation des personnes au 4 coins du monde, pour travailler sur un même projet, et pour une même cause. Personne n'a essayé de tirer la couverture pour soi, tout le monde a cherché à faire avancer le projet, car nous savions tous que dans tous les cas nous allions y gagner personnellement et professionnellement.

Merci Vanina de ton intérêt pour le projet. Et bien sûr je conseille à tout le monde d'acheter le livre ;-)

Vanina Delobelle

Notre invitée: Valérie Bonnier - Toutes les rousses ne sont pas des sorcières
Valérie Bonnier m’a accordé cette interview pour la sortie de son premier roman Toutes les rousses ne sont pas des sorcières.

Ce roman est sélectionné pour le prix du premier roman au Salon du livre de Besançon.


Pourquoi ce livre et un tel titre? Quelle est la petite histoire qui vous amenée à écrire ce livre?
Un mot me vient d'emblée à l'esprit: la liberté!
Libre d'être, d'écrire, de raconter l'histoire que moi-même je voudrais lire, sans contrainte, sans limite, ni censure d'aucune sorte. La liberté de mêler l'humour, l'amour, la sensualité et l'émotion dans un même récit.
Le plaisir de faire partager aux lectrices mon univers, ma singularité... à travers une héroïne atypique qui ressemble ou sommeille en chacune des femmes.
Rousse?... parce que je le suis. C'est une particularité qui peut faire souffrir, mais devient une force quand on l'utilise. Sorcière?... sans doute à cause de mon caractère indiscipliné, mon goût pour l'insolence, et l'espièglerie. Le sérieux, la tristesse, l'ennui, la bêtise, la méchanceté me font fuir... dans l'humour évidement!
Le titre, bien sûr, est une métaphore: Toute femme amoureuse ne devient-elle pas une ensorceleuse? Toute femme ambitieuse qui veut prendre son destin en main n'utilise-t-elle pas son "charme?"

Du théâtre au cinéma puis maintenant à la littérature. Etait-ce pour vous simplement le prolongement naturel d'une carrière d'écriture?
Non, un retour à moi-même!
Pour un véritable auteur, toute forme d'écriture est savoureuse, obsédante, et jouissive. Je dirais plutot qu'à travers une carrière de scénariste, d'auteur de théâtre, écrire un roman c'est honorer la vérité, retrouver l'essentiel, loin du formatage auquel l'audiovisuel nous contraint. Je maîtrise depuis fort longtemps la technique scénaristique, forme très particulière de l'écrit puisqu'un scénario n'est qu'une étape d'un film, comme une pièce de théâtre reste désincarnée sans comédiens.
Un roman, à l'inverse, est une oeuvre aboutie, même si chacun la lit et s'en empare avec sa propre sensibilité.
L'écriture littéraire oblige à la sincérité. Un romancier reste maître de son histoire, seul responsable de ses propos, c'est impudique mais authentique. De plus, le roman offre cette liberté de retrouver l'écriture à l'imparfait, au passé simple, jouer avec le style, le rythme de la langue française, la concordance des temps (ce qui est impossible dans un scénario) et surtout, de trouver l'intimité avec les lectrices. Pas d'intermédiaire, aucune entrave entre elles et moi. A travers un roman, on partage des secrets féminins, des fous-rires, des émotions... et me voilà avec de nouvelles amies, des complices même... qui m'écrivent, me chuchotent des confidences lors des dédicaces, et dont les yeux brillent de satisfaction. Quel plaisir! Quelle récompense! J'aime toutes ces femmes à qui j'ai offert un peu de bonheur, voire même insufflé un début d'énergie... tout en les distrayant.

Votre premier roman "Toutes les rousses ne sont pas des sorcières" vous a-t-il donné le goût pour une prochaine tentative?
J'ai cinq romans en tête!
Mais il faut demander cela à mon éditeur. Cependant, je ne pourrais pas me passer d'écrire des scénarios, et le théâtre comme la danse sont mes premières passions. Vous voyez, l'éclectisme favorise l'imaginaire, mais c'est un brin névrotique. Trop écrire éloigne de la réalité. La réalité nourrit l'écriture. On n'en sort pas. Ceci dit, mon livre fera sans doute l'objet d'un film cinéma... J'ai déjà quelques propositions.

Que représente pour vous ce livre, pourriez-vous nous en parler avec vos mots?
Ce roman est un hymne à la femme d'aujourd'hui. Un éloge de la liberté féminine. Un hommage à l'amour... et partant, aux hommes amoureux.
A travers cette histoire d'amour passionnée et passionnelle, au coeur de l'ambition professionnelle de mon héroïne, au fil de son aventure dans un monde trop consensuel, elle balaie les préjugés d'un d'humour corrosif. Fantasque, excentrique, drôle, imprévisible, elle est tonique, énergique, moulée dans des robes qu'elle dessine et qui feront peut-être sa gloire et son succès. Elle a vaincu ses peurs, elle rit, fait l'amour avec gourmandise. C'est une combattante, pas une victime. J'aime quand les femmes révèlent au grand jour leur énergie, revendiquent leur sexualité, sans dissimuler leur sensibilité.
L'enfance de mon héroïne détermine son caractère... les révélations de cette enfance distillées au fil du récit font mieux comprendre le tempérament explosif de l'héroïne. La fin est... inattendue. La liberté des femmes passe souvent par l'amour d'un homme, mais aussi par l'acceptation de soi. Le héros représente l'homme idéal... l'homme que nous aimerions toutes rencontrer. Et l'amitié féminine, au coeur de cette histoire, donne du souffle et de l'élégance à cette histoire: Indulgence, générosité, sarcasme, ironie... l'héroïne se découvre un peu justicière, en se révélant à elle-même. Pour faire une analogie avec "Autant en emporte le vent", elle s'apparente davantage à Scarlett qu'à Mélanie. Elle a quelque chose de "Belle du seigneur" qui serait allé rôder chez Emma Bovay en passant par les courtisanes balzacienne... tout en ayant regardé avec mansuétude les pathologies féminines décrites par Arthur Schnitzler.
A travers cette histoire drôle et tendre, la question reste posée: qu'est-ce que le destin? Une femme peut-elle tout réussir? L'amour, l'ambition... est-ce compatible?
Il vaut mieux en rire et... vivre intensément!


Merci à Valérie pour cet entretien exclusif et rendez-vous sur le site www.toutes-les-rousses.fr pour les dates et lieux des dédicaces de Valérie Bonnier.

Vanina Delobelle

Notre invitée: Caroline Desages - 'Libido en berne? Pimentez votre couple'
Nous allons clôturer cette semaine dédiée à la nouvelle collection « On n’est pas des courges ! » par l’interview de Caroline Desages, propriétaire du blog Pensées de rondes. Attention, pas de précipitation, son livre ne sortira qu'en avril 2007 et c'est donc en avant-première qu'elle nous donne un avant-goût de "Libido en berne? Pimentez votre couple".

Ton mini-guide n’est pas encore dans les rayons de nos librairies et, malheureusement, le mini-site de la collection « On n’est pas des courges ! » ne nous sert pas d’extraits de ton livre en guise d’amuses-bouches. Alors peux-tu nous en dire davantage sur le terme abordé ?
Mon livre s’intitule « Libido en berne ? Pimentez votre couple », ce qui en soit est assez explicite… En gros il s’agit d’un petit guide visant à dédramatiser la baisse de désir qui intervient quasi systématiquement dans un couple installé. L’idée c’est de dire aux filles qui le liront : premièrement, vous n’êtes pas les seules à ne plus être des foudres de guerre, ou à trouver que votre homme a plus souvent la migraine que vous. Dans un deuxième temps, j’essaie de suggérer quelques pistes pour que ce soit à nouveau la fête sous la couette, même en semaine. Sachant que je n’ai évidemment pas trouvé THE solution et qu’en la matière, les miracles n’existent pas. Mais disons que déjà, en parler sur un ton un peu léger, ça peu aider.

Tes amies, Alexandra et Hélène, t’ont devancé de quelques mois dans l’écriture de leurs ouvrages respectifs. T’ont-elles fait bénéficier de leur expérience en te délivrant de précieux conseils ? Comment t’ont-elles soutenu ?
Oui, elles m’ont surtout aidé à prendre ça à la légère, à ne pas me prendre trop la tête. Mais sinon, comme elles avaient déjà fini le leur, on n’en a pas non plus parlé pendant des heures, surtout que nos sujets sont finalement très différents les uns des autres. Ce qui a été important c’est plus le soutien psychologique qu’on s’est apporté, et le plaisir de participer à un projet commun.

Catherine nous a confié que le syndrome de l’enlisement de mi-ouvrage l’avait touché. Et pour ta part, quelle a été l’étape la plus délicate dans l’écriture de ton livre : la mise en route, la panne sèche de milieu course ou l’essoufflement de fin de parcours ?
Sans hésitation la mise en route. C’est d’ailleurs à ce moment là qu’Hélène a été déterminante, en me rassurant et en me confiant qu’elle avait connu les mêmes affres.

Comment a réagi ton entourage quand tu leur as dit que tu allais écrire « Libido en berne ? Pimentez votre couple » ?
Je crois qu’avant tout, mon entourage a été super content pour moi qu’Hachette m’ait « repérée » - avec un gros coup de pouce d’Hélène – et que je me lance dans cette aventure. Ensuite, ça a fait rigoler mes copines, avec lesquelles bien sûr on parle en permanence de « ça ». D’ailleurs j’en profite pour les remercier, nos conversations ont été source d’inspiration, je pourrais même leur céder des droits !!! Quant à mon homme, il a immédiatement trouvé ça génial, pensant à tous ces conseils qu’on allait être obligés de tester avant de les prodiguer…

Ton ouvrage ne sortant qu’en avril, es-tu en état de stress, en pleine crise d’impatience ou restes-tu relativement sereine ?
Non, je suis sereine, impatiente de le tenir entre mes mains, mais pas non plus hystérique. Finalement, le plus excitant c’était de l’écrire et ensuite de voir que mon texte convenait aux éditrices.

Je suppose que tu as lu les autres mini-guides de cette collection, étant toi-même plongée au cœur de l’univers des « courges ». Qu’en as-tu pensé ? As-tu eu un coup de cœur pour l’un des 4 livres déjà parus ?
Je n’en ai lu que deux, « Pas besoin de souffrir pour être belle » d’Hélène Legastelois et « En finir avec les boulets et empoisonneurs » d’Alexandra Dirand. Les deux m’ont emballé, Hélène parvient à parler de la beauté sur un ton complètement différent de ce dont on a l’habitude et fait mine de rien passer des messages indispensables sur l’amour de soi. Alexandra décrit les mécanismes qui poussent certains ou certaines à s’aliéner et à devenir dépendant de personnes toxiques. Avec une grande finesse et beaucoup d’humour, elle nous fait comprendre qu’on est tous le toxique de quelqu’un. Franchement, ces deux livres sont d’une qualité à laquelle on ne s’attend pas forcément dans ce genre de collection. Les deux autres de Catherine Sandner sont sûrement très bien mais je ne les ai pas lus.

Catherine, Alexandra et Hélène semblent toutes avoir déjà un prochain ouvrage sur le feu. Et de ton côté ?
Oui, je suis en train de terminer le deuxième, mais pour l’instant… motus et bouche cousue…

Nous n'en serons pas davantage sur les mini-guides à venir. Nous allons donc devoir faire preuve de patience et respecter le silence imposé...Dommage, pour la curieuse que je suis ! En tous les cas, je vous remercie toutes les quatres de vous être livrées avec gentillesse et sans détour, ce fut un plaisir que nous n'hésiterons pas à renouveler à la sortie de vos futures opus.

Si vous souhaitez retrouver Caroline dans son blog, suivez le guide: Pensées de rondes

Emilie Genévrier


Notre invitée: Hélène Legastelois - 'Pas besoin de souffrir pour être belle'
Troisième mini-guide recelant des conseils en or pour être resplendissante, de la plante des pieds jusqu'aux pointes des cheveux: "Pas besoin de souffrir pour être belle". Son auteure, Hélène Legastelois, et propriétaire du blog cosméto le plus populaire, Mon blog de fille, a accepté de nous livrer quelques impressions post-écriture.

« Pas besoin de souffrir pour être belle » est-il le prolongement logique de ton blog, qui fait déjà la part belle à l’univers de la cosmétique et du bien-être ?
Oui, c’est une suite logique, en effet. Mais en beaucoup plus agréable qu’un livre tiré d’un blog, parce que je n’ai pas été obligée, comme c’est la cas traditionnellement, de fermer mon blog à la parution du livre, étant donné que ce ne sont pas les mêmes textes.

Tes trucs et astuces sont-ils uniquement extraits de ton vécu ou tes lectures de fille (blogs à paillettes des copines, magazines…) ont-elles été un renfort pour nous délivrer de précieux conseils ?
Tout ce que j’ai écrit est sorti de ma tête (ou de mon blog) ; je lis des magazines féminins depuis que je suis adolescente, ainsi que des livres sur la beauté et la mode, ça nourrit ma passion et mes connaissances ; je n’ai pas pioché d’idées dans les magazines, en revanche, parce que le but était justement d’écrire quelque chose de différent, de ne pas se couler dans le moule de la langue de bois fashion. Quant aux « blogs à paillettes », je n’en lis plus depuis très longtemps, pas de risque que je récupère quoi que ce soit de ce coté.

Il semblerait qu’Alexandra et toi vous vous soyez serrées les coudes tout au long de l’écriture de vos guides. En quoi était-ce important pour toi d’avoir le soutien d’une autre bloggeuse ?
Dans la mesure où c’était le premier livre de notre vie pour l’une comme pour l’autre, c’était important de ne pas être seule et d’avoir une copine de galère avec qui partager les doutes et les fiertés ;-) Cela dit ce n’est pas parce qu’elle est bloggeuse que son soutien a été important, mais parce que c’est elle et qu’on est amies.

Quand l’éditrice de chez Hachette t’a annoncé le nom de la collection « On n’est pas des courges ! ». Quelle a été ta réaction ? As-tu pu obtenir de sa part de plus amples explications sur le choix inattendu d’un tel titre ?
Je n’aurais pas choisi ce titre, mais chacune sont boulot, elle monte une collection et l’édite (et la vends, très important), moi j’écris, je ne suis pas éditeur ;-)

Après avoir été contactée en Août 2006 par Hachette, tu t’es plongé dans l’écriture et, en bonne élève assidue, tu as rendu ton manuscrit mi-octobre. Comment as-tu vécu ce laps de temps entre la remise de tes écrits et la parution en février ? T’es-tu empressée de prévenir tes proches ou as-tu préféré jouer la carpe pour ménager le suspense ?
J’avais déjà prévenu tout le monde dès le mois d’août, donc tout le monde attendait patiemment la sortie comme moi, qui n’étais pas plus excitée que ça, finalement ;-)

Vous vous êtes rencontrées Alexandra, Caroline et toi au cours d’une soirée « cosy et girly » chez Ginette. De quoi parle-t-on entre jeunes auteures et bloggeuses expérimentées ?
On se connaissait bien avant cette soirée, on est amies dans la « vraie vie ». On parle de tout, comme toutes les amies (et on rigole énormément).

Tu comptes parmi la crème des blogs girly, chacun de tes billets fait mouche et attire en moyenne 150 à 200 commentaires. Tu es donc une bloggeuse comblée qui a su gagner un lectorat fidèle. Maintenant tu es l’auteure d’un guide et tu as même signé un papier pour Cosmopolitan, cela ne fait-il pas naître chez toi de nouvelles envies professionnelles ? Si jamais Hachette te lançais un : « On rempile Hélène ? », tu dirais oui ou non ?
Bien sûr que je rempile, c’est déjà fait ;-)

Ravie de savoir que l'aventure ne s'arrête pas en si bon chemin pour toi Hélène. Merci beaucoup de ta participation à "Un livre, Un jour". Prochaine et derrière drôle de dames de l'équipe de "On n'est pas des courges!", Caroline Desages sera très prochainement avec nous, pour elle aussi se soumettre à cette interview vérité. Donc à très vite !

Et si vous voulez dénicher quelques astuces beauté supplémentaires, vous pouvez sans plus attendre toquer chez Hélène: Mon blog de fille

Emilie Genévrier


Notre invitée: Alexandra Dirand - 'En finir avec les boulets et les empoisonneurs'
La deuxième auteure/bloggeuse à venir se confier sur le diva de "Un livre, Un jour" est Alexandra Dirand, dite Pomme dans la blogosphère, qui dans son blog aux couleurs fushia, "Pomme un jour...", nous décrit, avec une plume très agréable, ses élucubrations, ses doux emportements, les instants T de sa vie dans son fief toulousain. A peine sa première "courge" parue, elle vient nous parler plus en détails de l'aventure qui l'a conduite à rédiger: "En finir avec les boulets et les empoisonneurs".

« En finir avec les boulets et les empoisonneurs », ce n’est ni un guide ni un coaching papier selon toi, peux-tu nous en dire davantage sur le thème abordé ? Le but de cet ouvrage est-il de conseiller les jeunes citadines trendy ou plutôt de faire rire ?
S'il fallait choisir, je dirais plutôt que ce livre est fait pour faire rire. Cela dit, si certaines peuvent y trouver autre chose, pourquoi pas ? Le thème est abordé de façon légère, mais il y a quand même quelques conseils qui peuvent servir pour arrêter de se faire enquiquiner par la moitié de la terre ! L'essentiel pour moi c'est que les lectrices ne le considèrent pas comme du coaching justement, il n'y a pas de vérité absolue et chacun voit midi à sa porte ; le mieux c'est de savoir ce qui est le mieux pour soi.

En Août 2006, tu as donc été contactée via mail par Hachette pour participer à cette nouvelle collection « On n’est pas des courges ». Quelles ont été tes motivations, les éléments qui t’ont incités à accepter leur proposition ? Et comment s’est passé cette collaboration avec des professionnels de l’édition ? As-tu bénéficié d’un champ d’autonomie assez vaste ou les cadres étaient-ils stricts ?
Alors là je vais être très claire : lorsque vous rêvez d'écrire et qu'on vient vous chercher pour faire un bouquin, je ne vois pas très bien ce qui pourrait vous faire dire non, soyons lucides ! Sans compter que j'ai eu le choix du thème, je n'avais vraiment pas de quoi faire la fine bouche ! Et de toute façon j'étais folle de joie ;-)
Le cadre de base était assez strict, mais finalement j'ai eu pas mal de liberté. Une fois les conditions formelles posées, j'ai émis mes propres idées, qui ont été acceptées. Et la collaboration s'est bien passée, de façon très cordiale.

Au cours de ces 6 mois d’écriture, tu as dû traverser des moments de doutes, mais également des instants proches de l’euphorie, peux-tu nous décrire ton meilleur et, à l’inverse, ton pire souvenir ?
Mon meilleur souvenir, c'est le mail de l'éditrice me proposant de collaborer à la collection, grâce à Hélène qui lui a conseillé de me contacter. Le pire c'est le moment où j'ai fait un blocage, je n'arrivais plus à écrire, j'en ai encore des sueurs froides ! Heureusement nous nous sommes beaucoup entraidées avec Hélène, ça nous a aidées à dépasser les difficultés.

Ton livre est donc sorti le 21 février, quel a été ton ressenti en voyant ton nom, non pas en haut de l’affiche, mais sur la première de couverture d’un ouvrage ? Et ton entourage a-t-il été fier de te voir évoluer du grade de bloggeuse à celui d’auteur ?
Mon entourage est très fier je pense, mais pour moi comme pour eux je crois qu'il n'y a pas vraiment de différence entre les deux "statuts", puisque dans les deux cas il s'agit d'écrire. Cela dit c'est évidemment une immense satisfaction d'être publiée. Je serais bien en peine de dire ce que j'ai éprouvé en voyant mon nom sur le livre...je dirais la satisfaction du travail accompli, en fait ;-) Je pensais ressentir une violente bouffée d'orgueil, mais en fait ça n'a pas été le cas !

Ne m’étant auparavant jamais égarée sur ton blog (je l’avoue honteusement et je vais tenter de rattraper cette lourde erreur !!), je me suis empressée d’aller lire ton premier billet, rédigé en février 2006, et intitulé « Ca faisait quelques temps que ça me démangeait ! ». Il y a tout juste un an, tu écrivais : « Je me suis pas mal interrogée sur l'utilité, les avantages, les bienfaits d'écrire un blog... Ecrire quoi, à qui, pour quoi faire ? Qui va donc trouver ces lignes dans les profondeurs troubles et insondables de ce gigantesque océan qu'est devenu l'internet ? Personne, peut-être.... ». Ne crois-tu pas que ce livre est une réponse à toutes les questions que tu te posais sur le bien-fondé de ton blog ? Penses-tu que cet ouvrage va te permettre de générer plus de trafic sur ton blog et de gagner un nouveau lectorat ? Et désormais comment envisages-tu ton avenir en tant que bloggeuse ?
Pour moi, le blog et le livre, ce sont deux choses distinctes. Bien sûr le bouquin est un aboutissement, mais au fond il ne change pas la manière dont j'envisage mon blog. Je tiens à ce qu'il reste mon espace de liberté, en ça il n'y aura donc pas de changement : je continuerai à poster ce que j'ai envie, au rythme qui me convient, en essayant de ne pas me laisser influencer par d'autres paramètres. J'aurai probablement un lectorat plus important, si c'est le cas j'en serai ravie, mais ça ne modifiera pas mon propos ni mon ton. Etre lue, c'est de toute façon un grand bonheur, que ce soit sur le blog ou dans un livre.

De manière plus confidentielle, t’étais-tu déjà prêtée au jeu de l’apprenti écrivain ? Ou avais-tu secrètement rêvé un jour de sortir un livre ?
Depuis que je suis en âge de penser, j'ai toujours rêvé d'écrire un livre. Le blog a été pour moi l'opportunité rêvée pour commencer à écrire, car non, je ne l'avais jamais fait... être publiée n'est pas une fin en soi, c'est juste une étape sur le chemin de l'écriture, qui j'espère sera long !

Comptes-tu continuer dans ta lancée en rédigeant d’autres ouvrages dans la même veine que « En finir avec les boulets et les empoisonneurs » ? Un autre thème est-il déjà en cours de préparation ?
En effet, d'autres projets sont en cours de discussion, mais il est trop tôt pour en parler !

Merci beaucoup Alexandra de nous avoir consacrée un peu de temps. Je suis sûre que ces quelques confidences ne feront qu'inciter davantage les lecteurs de "Un livre, Un jour" à courir dans la librairie la plus proche, pour enfin trouver LA solution capable de repousser les éléments toxiques qui contaminent nos univers.

Et si vous souhaitez découvrir le monde de Pomme, rendez-lui une petite visite sur son blog: "Pomme un jour..."

Emilie Genévrier


Notre invitée: Catherine Sandner - 'Trouver (enfin !) l'homme de sa vie' et 'Comprendre son homme (pour mieux l'éduquer)'
Pour ouvrir le bal des interviews des auteures/bloggeuses qui composent l'équipe des drôles de dames de la collection "On n'est pas des courges!", je suis ravie d'accueillir Catherine Sandner, que vous connaissez peut-être mieux sous le pseudonyme de Juliette, notre "madame mode d'emploi" qui sait si bien disserter, sans concession, avec drôlerie et justesse, sur les hommes à travers son blog "Le Monde de Juliette". Elle vient donc de publier deux mini-guides "Trouver (enfin !) l'homme de sa vie" et "Comprendre son homme (pour mieux l'éduquer)", disponibles dans toutes les librairies et sites marchands depuis le 21 février.

Tes deux premiers ouvrages, parus le 21 février, abordent un même thème : l’homme, de la capture de l’hypothétique prince charmant jusqu’aux règles clés pour savoir l’éduquer. Est-ce toi qui a librement choisi ce sujet ou Hachette te l’a-t-il suggéré après lecture de ton blog ?
En fait, c’est un cas typique de « grands esprits qui se rencontrent ». Comme j’ai parfois l’impression que le sens de ma vie c’est de la raconter aux autres, de créer du lien, de transmettre mon expérience pour qu’elle soit utiles à d’autres, une idée de collection genre « trouver l’homme de sa vie en 10 leçons » me trottait depuis un moment dans la tête. Les 10 leçons sont devenues les courges. L’esprit de la collection : transmettre de façon ludique un message de fond (le côté « futile mais fondamentale ») correspondait exactement à ce que je cherchais à faire. Enfin, comme les relations hommes/femmes représentent mon champ d’investigation favori, j’ai tout de suite sauté sur ces sujets.

En quoi ton blog, les blogs en général et tes fidèles lecteurs ont-ils été utiles à l’écriture de « Trouver (enfin !) l’homme de sa vie » et « Comprendre son homme (pour mieux l’éduquer) » ?
Ce que je trouve le plus passionnant dans le phénomène blog, ce qui fait sa différence par rapport à n’importe quel autre support d’expression c’est l’interactivité avec le « public ». Pour moi, l’esprit même du blog c’est de créer du lien, de nourrir le débat, de rebondir d’un article à l’autre, d’un blog à l’autre… Et j’ai voulu aller au bout du concept en intégrant cet aspect dans mon écriture. Non seulement, j’ai lancé les sujets sur mon blog au fur et à mesure de mon écriture mais j’ai profité des rubriques « blog de fille » pour intégrer des extraits d’autres blogs dans mes guides, faire découvrir d’autres personnalités de bloggers, d’autres points de vue sur le sujet. Certaines thématiques s’y prêtent mieux que d’autres, pour le sexe je n’ai pas trouvé de blog vraiment amusant et pertinent à mettre en valeur, du coup, j’ai inventé mes « blogs de fille » moi-même en mettant les articles au fur et à mesure sur mon blog.

Le point le plus étonnant dans ton aventure littéraire est qu’Hachette t’a contacté après seulement 3 semaines de blogging. Comment expliques-tu un succès si rapide ? Quelles qualités ont accroché immédiatement l’œil de ces professionnels de l’édition à ton avis ?
Je n’ai qu’une explication : le méga coup de bol… Faut croire qu’on était faits l’un pour l’autre, cette collection et moi. Si j’avais créé mon blog un mois plus tard, elle me passait sous le nez ! Je pense aussi que, si on s’est mis d’accord avec l’éditeur en deux heures au téléphone, sans même se rencontrer et sans test en amont, c’est que a) Il était super pressé, b) J’avais déjà donné dans la chicken littérature avec mon roman « Juliette fait de la télé » sorti chez Stock, c) J’étais rassurante vis à vis des contraintes de par mes antécédents professionnels, d) J’avais déjà pratiqué ce type de format et de pagination en écrivant des guides touristiques, e) Les posts de ma rubrique « nos amis les hommes » étaient déjà pile poil dans l’esprit de la collection et pouvaient faire office de « test ». L’éditeur cherchait des « plumes différentes et très personnelles pour rédiger un texte à la fois riche en infos, drôle, léger et déculpabilisant » et il paraît que mon blog « drôle, voire très drôle, et toujours juste » démontrait des qualités en phase avec le projet.

Ces ouvrages sont essentiellement destinés aux femmes, célibattantes urbaines ou mères de famille insurgées. Crois-tu néanmoins que les hommes peuvent se plonger dans cette lecture ? N’as-tu pas peur qu’ils trouvent tes propos, certes drôles, mais parfois trop cruels et incisifs à leurs égards ?
Soyons clairs, on se défoule aussi un peu entre femmes à travers cette collection, que les hommes ne sont de toute façon pas sensés lire. Et puis j’ai été plutôt sympa puisque j’ai négocié avec mon éditeur d’inclure une rubrique « Blog de mec » histoire de leur donner la parole à eux aussi. Mais en fait, ce qui me surprend finalement au vu des commentaires de mec sur les posts que j’ai déjà diffusé sur mon blog, c’est que la plupart réagissent avec humour, auto-dérision, et reconnaissant qu’il y a un fond de vrai dans la charge. Ce qui est tout à leur honneur. Et puis je ne suis pas toujours tendre avec nous autres les femmes, nous devons aussi parfois nous remettre en cause car tout n’est pas toujours de la faute des hommes.

Le troisième volume « Sexe, orgasmes et autres (ré)jouissances », qui paraîtra au mois d’avril, abordera avec un ton léger, mais sans langue de bois, un thème, somme tout délicat, qui peut vite tomber dans le graveleux si l’on ne calme pas sa plume. A-t-il été plus difficile à écriture ou encore plus amusant car touchant un sujet croustillant ?
En fait, la différence principale tient au fait que c’était une « commande » et non un sujet que je voulais absolument traiter. Je l’ai fait pour le challenge. J’ai mené une investigation assez poussée en m’inspirant d’une cinquantaine de sources différentes, du coup j’ai appris des choses hallucinantes ! C’est vrai que mon éditeur a corrigé quelques termes un peu trop crus mais à ma propre surprise il n’a censuré aucune info, aucun sujet. Et tant mieux car c’est sur les sujets qu’elles n’osent pas aborder que les femmes se posent le plus de question. J’avoue qu’il a été plus laborieux à écrire et parfois, quand j’avais passé 10 heures non stop à écrire sur le sexe, je me sentais un peu écoeurée à la fin de la journée (comme si j’avais passé la journée à mater un film porno).

Avant de participer à cette collection de mini-guides que tu juges psycho-humoristiques, tu avais déjà publié « Juliette fait de la télé » aux Editions Stock. En quoi cette deuxième expérience en tant qu’auteure a-t-elle été différente ?
« Juliette fait de la télé » est un roman par lequel je propose de faire vivre par procuration les joies et les peines d’une telle expérience, en respectant les contraintes de la fiction (même si autobiographique) et les codes du récit (avec du suspens, des rebondissements…). Là il s’agit de guides où j’essaye, au-delà des recettes éculées et des théories convenues, d’accompagner le lecteur dans un processus de découverte de soi et des autres. Sans lui prendre la tête, en restant accessible, facile à lire et à comprendre. A chaque fois je fais un travail d’investigation pour valider et compléter mon propre expérience. Ça fait super prétentieux mais pour moi c’est important que ces guides ne soient pas seulement marrants à lire, mais utiles au lecteur (c’est ce que j’appelle le double effet « Kiss Courges »).

Je sais que tu planches actuellement sur un quatrième opus : « Tous gérer sans péter un câble », peux-tu nous en dire un peu plus, histoire de nous allécher ? Est-ce qu’il s’agira de ton ultime « courge » ou comptes-tu encore jardiner dans le potager de chez Hachette ?
Le problème, c’est que je suis en plein dans la phase « j’y arriverais jamais ». Le démarrage des bouquins est toujours super laborieux, la structure se met peu à peu en place dans ma tête mais l’écriture avance très lentement. Et puis quand j’arrive vers la moitié du bouquin, c’est le contraire, mon clavier n’arrive plus à suivre mes pensées, les idées s’entrechoquent, elles m’empêchent de dormir, me font lever au milieu de la nuit… Si je m’écoutais, je ne ferais qu’écrire, sans m’habiller, manger, dormir ou sortir de chez moi. Si bien que je prends à peu près trois fois plus de temps à écrire la première moitié du bouquin qu’à le terminer. Je n’ai donc pas vraiment, à l’heure actuelle, les moyens de vous allécher. Je vais encore une fois essayer de proposer un travail de fond sur ce qui nous empêche de profiter de la vie (en particulier, la culpabilité et le perfectionnisme, avec cette petit voix intérieure qui sabote notre capacité au bonheur et que j’appelle le petit rat…) plutôt que de me limiter à des recettes pratiques. Quand au potager de Hachette, je planterais des courges tant qu’il leur sierra. Pour qui prétend comme moi que partager son expérience donne du sens à ma vie, c’est une occasion qui ne se refuse.

Merci Catherine de nous avoir présentée tes ouvrages et d'avoir répondue si spontanément à cette série de questions. Dès réception, je vais m'empresser de les parcourir et je reviendrai dans un prochain billet soumettre mon avis en tant que femme, en tant que lectrice et en tant que bloggeuse.

Pour retrouver Catherine, n'hésitez pas à visiter son blog: Le Monde de Juliette

Emilie Genévrier


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