La fille qui marchait sur l’eau - Siddharth Dhanvart Shanghvi
Il est des livres qui nous transportent dans d’autres cultures, font transparaître à travers les mots des pays lointains et captivants. C’est le cas de La fille qui marchait sur l’eau, véritable roman made in Bollywood qui a valu à son auteur le prestigieux prix anglais Betty Trask Award.

L’histoire
Dans le Raj indien des années coloniales, Anuradha Patwardhan, qui connaît des chansons magiques que les femmes de sa famillle se transmettent de mère en fille, est si belle que les paons d’Udaipur lui font une haie d’honneur lorsqu’elle part pour Bombay retrouver Vardhmaan, l’homme qu’elle va épouser parce que sa sensibilité musicale s’accorde si bien avec la sienne. Ils vivent une lune de miel, protégés par la musique de leur amour jusqu’à cette nuit d’orage qui va leur faire reprendre pied dans la réalité. De retour à Udaipur, leur destin se trouve mêlé à celui de Nandini, la cousine orpheline d’Anuradha , créature féline, qui aime les panthères et la poésie de Yeats jusqu’à l’obsession. Tous sont hantés par des ombres, des secrets, des voix qui remontent du passé, et même la maison des années 20 dans lequel ils vont tous trois emménager, a elle aussi son histoire inquiétante et une vengeance à assouvir.

J’aime
  • Une histoire qui mèle amours, renoncements et désirs : une famille sur laquelle pèse la fatalité, mais qui ne cède jamais.
  • Des personnages émouvants et poétiques
  • Par contre, l’écriture (ou la traduction) est un peu légère

Extrait
Le jour où Anurhada Patwardhan quittait Udaipur pour Bombay, où elle devait épouser un homme qu'elle n'avait jamais ne fut-ce que croisé au cours de toute sa jeune existence de vingt et un printemps, sa mère agrippa sa jolie menotte par la fenètre de la victoria noire et lui dit tout bas : "Ma chérie, n’attends jamais la moindre faveur de la vie".

Julie Têtue