L'entreprise du 21eme siècle - Robert T.kyosaki
Le célèbre auteur du best-seller "père riche, père pauvre" commence par brosser un rapide bilan économique de ce début de siècle et constate que lorsque l'économie ralentit l'activité entrepreneuriale augmente: face à l'incertitude nous cherchons d'autres moyens de générer des revenus. Il ne s’agit en fait pas uniquement de gagner sa vie mais d'accéder à une qualité de vie. Nous voulons être plus présents pour la famille, décider de notre emploi du temps, travailler à partir de la maison et choisir notre destinée.

Les aides sociales, les perspectives de retraite montrent leur limite et la sécurité de l'emploi n'est plus à envisager. Dans son cadran du cash flow, Kyosaki explique les quatre méthodes pour générer des revenus. Il montre que le salariat n'est plus une solution d'avenir et que contrairement à certaines idées reçues le propriétaire d'une petite entreprise est plutôt esclave de son travail alors que beaucoup pensent que c'est un espace de totale liberté. Par contre en créant une grande entreprise c'est elle qui va progressivement travailler pour vous en générant des revenus résiduels. Pour créer ce genre d'entreprise il n'est pas nécessaire de réunir des capitaux importants ni de quitter un emploi préalable, le terrain a déjà été préparé pour nous, ce sont les avantages de l'entreprise du XXIème siècle. Le travail en équipe, mettant en commun les compétences de tout un réseau est à l'origine de création de richesses tout en assurant une plus grande liberté d'action.

Mieux qu'un système classique de franchise, le marketing relationnel, plutôt appelé vente directe par réseau en France, peut assurer notre avenir.

Dans la deuxième partie de son ouvrage Kyosaki présente les 8 atouts d'une telle entreprise; ce n'est pas un hasard si aujourd'hui ce type d'activité génère près de 100 milliard d'euros à l'échelle mondiale et cette industrie est véritablement avantageuse aussi bien pour l'entreprise que pour toutes les personnes actives dans ses réseaux.

Les revenus ne sont pas limités et augmentent de façon exponentielle sans que le temps à y investir n'augmente nécessairement.

Les premiers types d'entreprises de ce genre ont émergés autour des années 50 aux USA et c'est dans la capacité de partage avec d'autres que réside la puissance du développement. Les capacités de développement d'un réseau sont théoriquement infinies. C'est un authentique modèle d'entreprise de l'ère de l'information, duplicable et entièrement évolutif. Ce double métier de conseiller clientèle et de formateur d'équipiers nécessite de développer des compétences techniques, relationnelles et des qualités de leadership.

La vente directe par réseau permet de concrétiser de grands rêves pour qui est prêt à s'impliquer au service des autres!

Dans les derniers chapitres Kyosaki donne quelques critères pour sélectionner les entreprises qui vous donneront le plus de chance de réaliser vos ambitions et pour vous permettre de vous situer par rapport aux exigences de ce métier.

L'entreprise du XXIème siècle, par sa nature et sa conception, se montre un moyen équitable et démocratique de création de richesse car la seule façon de devenir riche c'est d'aider les autres à s'enrichir. La liberté financière s'accompagne d'une réussite personnelle. C'est une vision ambitieuse et même révolutionnaire dans le rapport des gens entre eux et dans le rapport des gens à l'argent.

Si vous décidez de saisir cette opportunité, bienvenue au XXIème siècle!!

Catherine Château-Artaud

Economie


Y croire et en rêver - Nathalie Luca
...réussir dans le marketing relationnel de multiniveaux.

Voici une étude très intéressante sur le marketing relationnel qui permet de mieux connaitre ce type de travail.

Nathalie Lucas professeur au CNRS a fait une recherche très approfondie en se rendant dans les différents pays afin d'étudier leur mode de fonctionnement et leur évolution par rapport à la société actuelle dans les différentes entreprises ayant choisi ce mode de distribution.

Les débuts du marketing relationnel en France ont été très cahotiques et ce type d'entreprise très controversé du fait de sa specificité et de la façon dont elle a été mise en place alors qu'elle ne correspondait pas au mode de fonctionnement Français. Nathalie Lucas s'est penchée sur la relation de plusieurs entreprises avec la religion dans certains pays dont le mode de fonctionnemlent est complètement différemment du mode de fonctionnement Européen.

En lisant ce livre chacun comprendra pourquoi il y a eu quelques "râtés"et verra que le mode de travail actuel est totalement différent de ses débuts. La vende directe s'est structurée et est de nos jours légiférée ce qui permet une meilleure transparence et beaucoup de sèrieux avec une fédération qui a un cahier des charges très rigoureux.

La vente directe par réseau permet à tous de gravir les échelons de la société en toute liberté avec l'aide d'autres personnes dont la réussite ne pourra se faire qu'en aidant les autres à réussir eux même! Un livre incontournable pour ceux qui si'intéressent à l'ethnographie ou au marketing!

Catherine Chateau-Artaud

Priceminister: Toutes les entreprises ont été petites un jour - Pierre Kosciusko-Morizet
L'entreprise Priceminister est bien sûr connue par tout le monde ne fusse que par son nom mais peut être ne saviez-vous pas que son PDG et fondateur est Pierre Korciusko-Morizet?

Au départ pourtant l'entrepreneur a connu un échec avec sa première entreprise qui a mis la clés sous la porte mais comme il le dit lorsque l'on a connu la fièvre de le création il est difficile de ne pas avoir envie de tenter une seconde expérience. De plus si en France l'échec est mal vu ce n'est pas le cas aux USA et tous les grands entrepreneurs ont connu des échecs.

Son idée pour Priceminister lui est venue aux USA et sa rencontre avec Pierre Krings a été déterminante pour se lancer dans l'aventure. En 2000 l'équipe des trois mousquetaires est née avec des personnes ayant toutes la même foi et les compétences complémentaires pour réussir. En 2009 Priceminister sera leader du e-commerce en France.

Le lecteur peut voir les différentes étapes de la construction de l'entreprise avec beaucoup d'anecdotes et d'humour alors que tout n'a pas été simple, bien au contraire rien ne se construit sans souffrance et sans peine. Il y a la recherche de fonds, les problèmes de fonctionnement, les besoins d'expansion, la concurrence et tout ce qui fait la vie de l'entreprise.

Ce que l'on constate à travers ce livre c'est la grande amitié et cette grande confiance entre tous les cofondateurs et l'auteur met vraiment en valeur ses associés. Il explique qu'il faut des gens performants et travailleurs car s'il manque un maillon dans la chaîne cela ne peut pas bien fonctionner. Il n'y a pas de réussite sans un travail acharné et il ne faut jamais baisser les bras ou croire que l'on peut se reposer sur ses lauriers car rien n'est jamais gagné.

Ce livre est intéressant pour tous et facile à lire sans être expert en la matière. Ce que dit Pierre Kosciusko-Morizet peut s'appliquer dans tous les domaines et il donne un bonne leçon
d'humilité à tous. Beaucoup devraient en prendre de la graine!!


Catherine Chateau-Artaud

The First 90 Days: Critical Success Strategies for New Leaders at All Levels - Michael Watkins
Livre en Anglais


Ce livre présente toutes les strategies et les éléments à prendre en compte quand on prend un nouveau job en externe ou en interne.

On apprend ainsi qu’un nouvel embauché ne devient rentable qu’au bout de 6 mois et que les 3 premiers mois sont critiques car c’est là qu’il doit apprendre et faire ses preuves. Tout ce qu’il fera pendant ces 3 premiers mois définiront sa carière et son positionnement pour la suite dans l’entreprise.

Il faut donc vite rentrer dans le job et faire rupture avec son job passé. Chose plus difficile dans le cas d’une promotion en interne. Il faut aussi assurer des succès rapides, montrer de suite (même sur de petits projets) qu’on est capable et qu’on est la bonne personne.

Embrasser très vite la culture de l’entreprise, créer des alliances et surtout garder son équilibre car c’est toujours une période intense où l’équilibre est fundamental pour ne pas perdre le cap.

Ce livre est un bon livre de chevet quand on prend un nouveau job car il permet de rester concentré sur l'essentiel de ce qu'on a à faire et ne pas oublier certains fondamentaux, faciles à oublier tellement on est entraîné dans le tumulte.

Un nouveau job est toujours excitant mais il ne faut pas oublier que chaque nouveau job est une marche dans une carrière et que cette marche nous aide à avancer vers le but qu'on s'est fixé.

Vanina Delobelle



Economie

Mercredi 2 Septembre 2009

Storytelling - Christian Salmon

Je suis tombé sur Storytelling au hasard d’un article de Jeanne Bordeau et d'une revue publiée par Christophe Faurie. Le renouveau des techniques narratives, et leur utilisation à outrance dans toutes sortes de discours, est au cœur de cet ouvrage de Christian Salmon, qui fit – et devrait encore faire – beaucoup de bruit.

Le livre est structuré autour de sept grands chapitres, qui illustrent chacun un usage spécifique :
  • 1. Comme outil marketing : les histoires remplacent désormais les logos
  • 2. Comme outil de management : l’histoire sert à consolider les employés autour de buts communs
  • 3. Comme outil de conduite de changement : l’histoire sert à justifier le changement permanent induit par la mondialisation
  • 4. Comme outil de communication d’entreprise, aussi bien en interne qu’en externe
  • 5. Comme outil politique, pour contourner le 4e pouvoir, celui de la presse
  • 6. Comme outil de formation aux nouvelles formes d’engagement militaire
  • 7. Comme outil de propagande, comme l’a illustré l’engagement américain en Irak

Abondamment documenté, chaque chapitre mériterait une analyse à lui tout seul. Christian Salmon déconstruit méthodiquement plusieurs exemples de dévoiement des techniques narratives à des fins plus ou moins acceptables. La démonstration est éloquente, et s’appuie sur de nombreux exemples, principalement issus des Etats-Unis.

Cette tendance à ne voir que l’aspect négatif du storytelling est malheureusement le principal travers de ce livre. En gros, le storytelling ne servirait qu’aux intérêts de personnes ou d’organisations peu scrupuleuses : l’ouvrage est avare en exemples positifs. En outre, si l’auteur rappelle que la narration et le récit ont, de tout temps, été au cœur des sociétés organisées, on a l’impression, à la lecture de ce livre, que l’usage de ces techniques comme outil de contrôle n’est apparu que récemment. J’en doute.

Tout regroupement d’individus, structuré ou non, s’appuie, à mon avis, sur une histoire, et sur les talents de son narrateur, qu’il s’agisse du leader ou de sa cour. Prenez François Mitterrand. Son succès en 1981 est le résultat d’une histoire personnelle, longuement élaborée et médiatisée, de sa première élection comme député de la Nièvre jusqu’à sa victoire à l’élection présidentielle, celle d’un « homme de gauche ». Qui se doutait alors de ses premières amours, de sa fidélité à Bousquet, de toutes ces choses qui , si elles avaient été incorporées à son histoire, lui auraient valu une cinglante défaite ? Voulez-vous un autre exemple, encore plus sensible? Prenez le récit biblique, celui de l’ancien testament, la Torah. C’est un récit fondateur, sans narrateur explicite pour 80% de son contenu. Une légende, un mythe ? Soit. Mais il a été, et reste encore, l’élément vital sur lequel a perduré le peuple juif. Et même si d’autres histoires sont venues se greffer en chemin – de Pourim à Hanoucah – c’est le récit qui est à la base de la foi. Mieux, l’élaboration d’une loi orale, sur la base de ces textes anciens, n’a pas pu s’empêcher d’inclure une part de récit – le midrash - qui relève tout à fait d’une pratique de storytelling. Voici des exemples positifs, situés à des siècles du renouveau mentionné par l’auteur.

En revanche, et c’est là où Christian Salmon vise juste, la narration est devenue un outil essentiel pour survivre dans nos sociétés modernes. De la rédaction d’un CV à la publication de photos sur son profil Facebook, c’est à l’élaboration de sa propre histoire que participe, sans parfois s’en rendre compte, chaque individu. On rejoint ici l’analyse de l’ouvrage de Versac, qui rappelle qu’il est à la portée de tous de faire connaître son talent, pourvu qu’on en soit doté d’un.

Il me semble que, par une sorte de mise en abyme assez paradoxale, l’ouvrage « Storytelling » illustre parfaitement la technique de « storytelling » : Christian Salmon, dans ces deux cents et quelques pages, nous raconte une histoire. A nous, lecteurs à l’esprit suffisamment curieux et éveillé, de décider si celle-ci relève de la pure propagande, ou d’une mise en forme du discours plus apte à nous faire adopter le point de vue de l’auteur.

Enfin, et je conclurai cette revue critique par ce point, le message délivré par l’auteur de « Storytelling » peut être perçu positivement: à l’heure où les techniques d’expression et les formes de langages connaissent des remous significatifs - comme l’apparition du langage SMS ou l’essor de Twitter - le storytelling renforce le besoin d’individus capables de s’exprimer sous des formes plus élaborées. A mon sens, c’est là une bonne nouvelle.

Hervé Kabla


De la démocratie numérique - Vanbremeersch Nicolas
Blogueur talentueux et fondateur de l’agence Spintank, Nicolas Vambremeersche livre dans « De la démocratie numérique » une analyse intéressante de l’évolution du Web durant ces dernières années, et de l’impact qui en résulte sur nos sociétés modernes. Relativement court, son essai s’appuie sur un constat posé dans la première partie : une analyse du Web, ce réseau de liens à ne pas confondre avec l’Internet, relégué quant à lui au rang de technologie servant justement à construire cet immense réseau.

Cette analyse est à la fois simple est subtile : Versac – c’est son pseudo de blogueur – considère que le Web est la réunion de trois ensembles, non forcément disjoints d’ailleurs puisque Wikipedia est à leur intersection : le Web documentaire, constitué des sites figés « à l’ancienne », le Web de l’information, construit autour des grands medias d’information en ligne, presse et TV confondus, et le Web social, cet immense édifice auquel chaque internaute peut apporter sa contribution, selon son degré d’implication, du commentaire sur Amazon aux blogs les plus évolués ou à Facebook.

La seconde partie de cet ouvrage est consacrée aux impacts de cette segmentation du Web, à ce que cela change dans la vie de nos démocraties occidentales. De l’essor de la Tecktonik à la campagne d’Obama, l’auteur propose différents exemples concrets, tout en disséminant un brin d’analyse sociologique de ci de là.

J’aime les choses simples, et la vision de Versac relève de ces explications limpides qui donnent une vision nette et précise de choses qui auparavant pourraient paraître difficiles à appréhender. A ce titre, cet ouvrage est évidemment de ceux à mettre en les mains de ceux et celles qui auraient manqué, justement, la révolution numérique.
Pour autant, je ne peux m’empêcher d’émettre quelques réserves, aussi bien en tant que lecteur qu’en tant qu’acteur de cet espace public numérique qu’il décrit.
  • Les exemples choisis, par exemple, sont parfois à la limite de l’exposé pour la forme. Il y a bien d’autres usages que la diffusion de la Tecktonik pour illustrer les mécanismes viraux. Les références récurrentes aux « skyblogs » sont d’ailleurs somme toute assez agaçante : s’ils représentent la démocratie numérique, passons à autre chose.
  • La circulation des idées, est à mon avis un leurre. L’existence de liens physiques entre deux communautés sémantiquement ou politiquement disjointes ne signifie pas forcément que ces liens seront empruntés. L’analyse par le lien est une analyse à plat, à laquelle il manque une dimension importante, celle de la fréquentation de ces liens. Je doute que des données précises existent sur cet aspect là.
  • La thèse de l’intelligence collective, qu’il reprend à son compte, me laisse également totalement froid. L’intelligence d’un groupe ne reflète que celle de ses membres les plus brillants, et encore...
  • Si la division du Web en trois parties est élégante, la qualification des ensembles est pour le peu rapide. Le Web social n’est pas la panacée. S’il offre un espace d’expression sans limite, il ne mérite pas réellement sa qualification de démocratique : une démocratie ne peut fonctionner sans règles. C’est, paradoxalement, dans les deux autres espaces que des règles, plus ou moins implicites, permettent de respecter le citoyen. L’apparition d’une charte telle que HON relève de ce besoin de limites : rares sont les espaces du Web social, par exemple, susceptibles de respecter les critères de qualité d’une telle charte.

Dernière critique, enfin, émanant d’un esprit plutôt scientifique enclin à toutes formes de nomenclatures et de classifications : il manque un thésaurus et une liste de références à ce livre. Peut-être pour en limiter le nombre de pages à une centaine ?

Bref, s’il n’atteint pas la consistance et la pertinence de l’ouvrage de Tocqueville dont il est un joli calembour, « De la démocratie numérique » mérite de figurer dans de nombreuses bibliothèques de nos compatriotes. Avant que la prochaine révolution du Web ne vienne rendre obsolètes certaines des thèses qui y sont exposées.

Hervé Kabla


The 7 Hidden Reasons Employees Leave: How to Recognize the Subtle Signs and Act Before It's Too Late - Leigh Branham
Livre en anglais


Voilà un livre bien intéressant qui nous donne les raisons pour lesquelles un employé va donner sa démission. Les raisons évoquées sont:

  • Job et conditions de travail ne sont pas celles qui étaient attendues : le candidat va partir sûrement dans les 6 mois.
  • Inadéquation entre le job et la personne: La personne ne se sent pas à l’aise dans son job. Elle a surestimé certaines de ses compétences.
  • Trop de peu de feedback et de coaching : les employés sont laissés seuls à eux-mêmes et ne parviennent pas à améliorer ou s’aligner avec l’organisation. Ils ne peuvent bénéficier d’aucune aide concrète leur permettant de s’améliorer et d’apprendre. Le management ne prend pas le temps de justifier ses décisions. Il rejette ou ignore un travail sans en donner d’explication, laissant la personne dans un flou faisant diminuer son estime d’elle-même
  • Trop peu de possibilité de croissance et d’avancement : pas de prise en compte de la croissance du salarié sur le long terme. Pas de visibilité lui permettant de définir des projets avec l’entreprise.
  • Se sentir dévalué et non reconnu : ils se sentent invisibles et non pris en compte. Ils n’ont pas l’autonomie et le respect qu’ils souhaitent. L’entreprise focalise sur les projets mais non pas sur les hommes. Les gens veulent se sentir importants et sentir que leur entreprise a besoin d’eux pour réussir. S’ils ne sont pas justement reconnus pour leur travail ils vont se sentir dévalués et avoir l’impression que ce qu’ils font n’a pas d’importance. Le salaire n’est pas en adéquation avec la charge de travail demandée.
  • Stress créé par un manque d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée : charge de travail, conflits internes, pas de travail d’équipe. Travail demandé pendant le WE ou à des heures tardives.
  • Perte de confiance dans la hiérarchie : des managers peu intègres, impossible à approcher, sans vision, qui ne communiquent pas. Des managers qui prennent des décisions de façon arbitraire ou qui micro-manage.

    En tant que manager, il est important de connaître ses employés et de chercher à comprendre leurs différences et surtout ce qui les fait avancer. Pour bien réussir avec ses employés il est important de connaître leurs besoins principaux qui sont :

    l[Confiance : des managers qui délivrent leurs promesses, des managers qui communiquent, qui investit dans ses employés, qui les traitent justement.
  • Espoir : les employés veulent progresser, apprendre, développer leurs compétences et pouvoir être promus.
  • Se sentir utiles : les employés ont besoin de se sentir utiles et que leur travail a du sens. Ils veulent aider à bâtir le monument et que leurs efforts seront compris et reconnus. Ils veulent faire partie prenante de la décision et non pas avoir l’impression de faire du secrétariat. Ils veulent être impliqués.
  • Se sentir compétents : les employés veulent se sentir compétents. Ils veulent pouvoir faire leur job et recevoir les training nécessaire pour être les plus performants possibles.

Extrait du livre

Vanina Delobelle

Economie

Vendredi 24 Avril 2009

La transformance - Laurent Buratti
Voilà un livre qui m’a donné l’impression de replonger dans les concepts Mintzberguiens du temps de mon doctorat. Toute l’écriture du livre est en fait présentée comme une démonstration scientifique de ce que le mot et la perception du management des hommes sont.

L’auteur part du concept de ce que nous pensons et de ce que nous sommes en tant qu’individu pour montrer comment cela peut avoir des implications sur notre management. Le livre cherche à définir un nouveau type de management qui prendrait en compte les paradoxes et les spécificités des individus plutôt que de l’analyser de façon globale et statique. Le groupe n’est pas homogène et sa compréhension permet d’y installer une meilleure dynamique.

Le livre est très académique et pour qui aime les grandes théories à la Mintzberg vous serez servis et aurez grand plaisir à le lire…enfin une réflexion moins business et plus poussée qui nous amène à réfléchir et à philosopher…ça fait beaucoup de bien de temps en temps de lire des choses intelligentes.

Le livre nous dépeint donc une « méthode » pour rendre notre management plus efficace et trouver des solutions dans des situations moins classiques. Il décrit aussi les différents types de managers, leurs objectifs personnels/professionnels et leur comportement dans l’entreprise.

Pour ceux qui se passionnent pour les grandes théories, ils apprécieront, pour ceux qui cherchent du concret, le livre n’a apparemment pas cet objectif (même si quelques exemples sont pris de temps en temps). Les grandes théories ont traversé les âges alors pourquoi par le concept de l’énaction qui est ce qui est décrit dans ce livre.



l’Open Space m’a tuer - Alexandre des Isnards  et Thomas Zuber
La version du passé composé rendue populaire par feue Ghislaine Marchal n’a pas fini de faire des émules. En l’occurrence, deux jeunes anciens de Sciences-Po qui se sont livré à une critique acerbe de la culture « open space » et de ce qui s’y rattache : nouvelles formes de management, crackberry, fesse-book et autres joyeuseries. Un livre qui se lit vite, très vite, et qui provoquera chez nombre de ses lecteurs une impression de déjà vu : managers faussement sympathiques, collègues bouffis de mauvaise foi, horaires intenables, pression inacceptable, perte de confiance en soi, dépressions, etc.

Cela aurait pu être une étude critique de l’évolution des entreprises. Hélas, au final, on n’en retire pas grand-chose, si ce n’est l’impression que toutes les entreprises se ressemblent, dans leurs aspects les plus médiocres. Les passages sur le monde du conseil auraient pu être écrits il y a vingt ans, il n’y aurait pas eu grands chose à modifier. Quant au secteur du logiciel, j’invite mes ex-collègues de Dassault Systèmes qui n’ont connu que cette boîte à feuilleter cet ouvrage, cela leur permettra de comprendre qu’ils ne sont pas les seuls à souffrir du management à la petite semaine de ces chefaillons, adeptes du ratio de RI corrigés par jour…

Hervé Kabla

Les emplois de demain - Fabrice Lacombe & Lucie Robequain
Ce livre présente une grande enquête sur le marché du travail en général.

J’ai commencé à lire ce livre qui m’a remonté le moral puis j’ai regardé les informations du 29 décembre qui annonçaient une hausse record du chômage de 3,2% puis je me suis remise dans le livre et je me suis demandée si tout cela n’était pas contradictoire. Dans cette période de crise, on se demande plutôt ce qui va arriver à l’emploi alors lire qu’il va y avoir une pénurie des cadres, qu’il y a plus d’offres que de demandes…n’est-ce pas un peu rose ? D’un autre côté on voit autour de nous des licenciements et des cadres au chômage ou qui galèrent pendant plusieurs années alors encore une fois, je me pose des questions.

On apprend ainsi que :
  • En 2015, 15 métiers concentreront à eux seuls la moitié des recrutements en France.
  • L’emploi des femmes ne cesse de croître et que dans le Marketing, les femmes qui représentent 53% des cadres disposent d’un salaire inférieur de 26%.
  • La mobilité des cadres n’est pas très forte. Très courtisés, les moins de 35 ans sont ceux qui disposent des plus grandes opportunités d’évolution (9%).
  • Les cadres sont de plus en plus tentés par une expérience à l’étranger en priorité vers les Etats-Unis, puis Londres, Berlin et Barcelone.
  • Les contrats courts sont en augmentation « La vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »
  • Les délocalisations dans l’informatique vous augmenter de 60% en Europe en direction de l’Inde puis le Brésil, la Chine et la Russie.
  • Les entreprises cherchent des cadres désespérémment. Les hauts potentiels sont recrutés par chasseurs de tête comme Michael Page, Heidrick&Struggle, Korn Ferry, Spencer Stuart, Hudson, Robert Walters et Futurestep.
  • Les salariés vont travailler de plus en plus tard. « Avant 30 ans, les salariés ne sont pas reconnus. Après 50 ans, ils sont jugés trop âgés. Et entre les deux, ils travaillent 35 heures. »

On apprend aussi que le secteur des services est en plein boom, un salarié sur 5 est fonctionnaire en France, les bons candidats sont de plus en plus difficiles à trouver, il existe une discrimination à l’embauche, un jeune sur 4 occupe un emploi inférieur à son niveau de formation et qu’ils souffrent fortement du chômage, le télétravail n’est pas très développé dans notre pays, plus d’un million de salarié est à temps partagé, Internet n’est qu’un complément pour le recrutement et pas le canal principal.

On peut aussi comprendre d’autres fonctionnements du marché du travail au Danemark, en UK, aux US, en Finlande, en Suède, en Hollande, en Australie, en Espagne et en Allemagne.

La place est donnée aux évolutions qu’internet apporte dans les emplois. J’ai ainsi appris l’émergence de nouveaux métiers tels que le Privacy Champion (pour moi c’était un légiste mais je ne savais pas qu’on lui donnait un tel nom) qui s’occupe de vérifier l’utilisation des données personnelles.

Plein d’autres informations sont encore présentées qui font de ce livre un recueil très intéressant à parcourir.

Vanina Delobelle

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