Vers un nouveau marketing...(Towards a new marketing approach...)

Big brother is watching you…



Big brother is watching you…
Cet article est dans la continuité de ma réflexion menée dans l’article Michael Vendetta ou les limites du personal branding.

Un nouveau métier pourrait voir le jour : analyste de profil en ligne. En effet, avec toutes les données que nous publions en ligne, il est possible de retracer le profil psychologique des gens et donc de l’utiliser pour un recrutement par exemple.

En lisant nos articles de blogs, en consultant nos photos de vacances, en analysant nos différents jobs, en lisant nos critiques, nos commentaires et nos conversations avec nos amis …si on veut…on peut en apprendre beaucoup sur nous. Il n’est pas impossible que certains s’amusent à retracer notre profil en fonction des éléments publiés.

Cependant, il n’est pas encore venu le temps où cela sera fait très sérieusement et non pas par des apprentis sorciers qui s’arrêtent généralement qu’à la surface de l’écorce sans vraiment aller chercher plus loin. On se fait licencier parce qu’on a posté une photo pas très sérieuse, on nous catalogue parce qu’on a pris parti sur tel sujet…bref, cela relève-t-il d’une analyse de qualité ?

On a toutes ces données, formidable mais encore faudrait-il y apporter une interprétation correcte et ne pas faire dans le tabloïd en mettant bout à bout un tas de suppositions sur la base de pas grand-chose, juste pour conforter ses décisions.

Soyons plus sérieux que cela ! Est-ce qu’être tagué sur une photo sur Facebook lors d’une soirée un peu arrosée veut dire quelque chose quant à savoir si cette personne est un bon employé ou non ? Faudrait-il donc tout lisser et finalement offrir une image « marketing » de ce que l’on est ligne pour s’assurer une meilleure employabilité ?

L'analyse au premier degré peut être néfaste et je pense que c'est à celui qui consulte ces données de savoir prendre du recul. Certains recruteurs m’ont révélé qu’ils préféraient ne pas aller voir les pages Facebook de ceux qu’ils recrutent pour ne pas avoir une image biaisée. Doit-on toujours s’aventurer dans des espaces plus privés ? Ne doit-on pas parfois se mettre des restrictions ? Les données sont là alors pourquoi ne pas en profiter et les analyser mais tout en sachant prendre du recul et aussi apprendre à les interpréter.

Vendredi 23 Janvier 2009
Vanina Delobelle
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