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B[Jésus existe dans la Bible et dans le Coran mais pas avec les mêmes attributions.]b Dans le premier il est considéré comme « fils de Dieu » alors que dans le second il est prophète…un grand prophète puisqu’il représente « le sceau de la sainteté » et que c’est lui qui reviendra sur terre à la fin des temps en tant que juge.
Faouzi Skali reprend dans cette seconde édition de l’ouvrage, le thème amorcé la première fois avec Eva de Vitray-Meyerocitch, à savoir Jésus comme maître spirituel. Il le rapproche aux grands maîtres soufis tels que Ibn ‘Arabi ou Djalâl ad-Din Rûmi. B[Son objectif ici est d’ « intégrer dans une même unité les sources issues du christianisme et celles de l’islam afin de mettre en exergue leur dépôt commun »]b. Jean-Louis Girotto (préface) Extrait I[La symbolique de la naissance de Jésus dans l’homme est alors expliquée de la manière suivante : « De même que le Souffle de l’Esprit saint, insufflé en Marie, lui a fait concevoir l’Esprit saint, ainsi lorsque la parole de Dieu pénètre dans le cœur de quelqu’un et que l’Inspiration divine purifie et emplit son cœur et son âme, sa nature devient telle qu’alors est produit en lui un enfant spirituel ayant le souffle de Jésus qui ressuscite les morts. « l’être humain (…) doit naître deux fois : une fois de sa mère, une autre à partir de son propre corps et de sa propre existence. Le corps est comme un œuf : l’essence de l’homme doit devenir dans cet œuf un oiseau, grâce à la chaleur de l’Amour ; alors il échappera à son corps et s’envolera dans le monde éternel de l’âme, au-delà de l’espace. » (…) L’âme, dans la prison du corps, est ankylosée comme l’embryon dans le sein maternel et elle attend sa délivrance. Celle-ci arrivera lorsque le « germe » aura mûri, grâce à une descente en soi, à une prise de conscience douloureuse. »]i Nathalie Château-Artaud
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SpiritualitéL'alchimie du bonheur parfait, traité d'alchimie spirituelle - Mohyiddin Ibn'ArabiLundi 21 Avril 2008
B[Cette ouvrage ne donne pas de « recette » du bonheur, pas plus que la véritable alchimie ne livre de secrets relatifs à la fabrication de l’or matériel.]b
Il ne s’agit pas du bonheur auquel aspire désespérément l’homme ici-bas et tel qu’il se le représente d’ordinaire, mais du « bonheur paradisiaque » qu’exprime la condition angélique. Il apparaît alors qu’il faille se mettre en quête de la Perfection divine en vue de laquelle Dieu a créé l’Homme. Cette quête de perfection divine va être exposé dans ce livre sous forme allégorique de l’ascension à travers les cieux, les demeures paradisiaques, les univers invisibles tel le Mi’râj de Mohammad. B[On apprend ici que le mythe de l’alchimiste qui est capable de fabriquer de l’or en mélangeant du soufre et du mercure n’est en faite que la symbolique de l’union du père (soufre) et de la mère (mercure) qui engendrent l’enfant.]b « Leur conjonction s’accomplira au Rang de la Perfection, à savoir : l’Or que tous deux convoitent dès l’origine. » Par la suite est alors mentionnée la voie « médicale » qui est la première méthode de l’œuvre alchimique afin de transmuter les métaux : maladies en Or : Perfection. B[A travers les pages, revient comme un leitmotiv la notion que le bonheur ne s’acquière que dans la connaissance du Divin]b : « la voie que les âmes doivent suivre n’est autre que le Mi’râj (ascension céleste) sous la conduite d’un Guide, le but, la Connaissance du Divin qui confère la perfection. » On comprend mieux alors l’hadith de Djalal Al-Din Rumi : « Celui qui se connaît, connaît aussi son Dieu. » Nathalie Château-Artaud
Le Tabernacle des Lumières en partant du verset du Coran (XXIV, 35) dit "de la Lumière", constitue une véritable introduction à la spiritualité musulmane et une justification doctrinale de celle-ci. Ce soufisme "sobre" a trouvé en Ghazâli, théologien et juriste réputé, son meilleur interprète et son meilleur défenseur.
En asseyant solidement sur la base du Coran et de la Sunna une spiritualité orthodoxe, le maître fait apparaître le soufisme comme un prolongement naturel de la piété et de la dévotion. B[En fait cette oeuvre du Moyen-Age pourrait être la réponse à la quête de vérité et d'absolu que beaucoup poursuivent dans les ténèbres du matérialisme contemporain.]b Cet ouvrage n'est pas toujours facile d'accès et peu en importe l'"auteur" : "Que ceux qui sont incapables de comprendre cela renoncent à ce genre de connaissance ! Car "pour chaque science, il y a des hommes particuliers" et "chacun a des facilités pour ce en vue de quoi il a été créé"." Nathalie Château-Artaud
B[Cet ouvrage regorge de textes et de poèmes plus magnifiques et intenses les uns que les autres.]b
"Les œuvres sont des formes mortes, seul le secret de la sincérité y insuffle la vie." c'est exactement ce que j'ai pu ressentir à la lecture de chacune de ces pages, et ce, jusqu'à la dernière. B[Ce que nous sommes amenés à lire est inspiré des "sapiences" (Hikam) d'Iben 'Ata Allâh.]b Cette tradition littéraire et spirituelle soufie est la clé d'un enseignement fondé sur une expérience vécu et porteuse de méditation. B[Extraits :]b I["O ami, ton souffle est si proche Que je crois qu'en on âme c'est toi qui respires, Mais lorsque je veux me tourner vers toi Mon ombre me devance, une voix douce s'introduit et susurre : Tout ce que tu verras dans ce miroir de lumière n'est autre que toi-même Efface toutes tes traces si tu veux devenir toi-même le miroir de l'ami." "Tous les regards en un seul Tout mon être en un soupir J'ai fait de la nuit noire mon linceul Et de l'aube qui point un sourire."]i Nathalie Château-Artaud
Djalal-ud-din Rumi, fondateur dans l'Anatolie du XIIIe siècle de la confrérie des derviches tourneurs, est considéré comme l'un des plus grands poètes et mystiques soufis. B[Cet ouvrage de recueils d'entretiens avec le Maître, porte sur l'intériorité de notre personne. Il nous parle de nous-mêmes et nous met face à des réponses sur nos actes et pensées du quotidien.]b
En le lisant, j'ai eu l'impression que l'écriture se faisait en parallèle de ma vie. Chaque nouveau pas trouvait une réponse comme si mon esprit me permettait de comprendre le contenu que lorsque j'y étais confronté. Impression bizarre d'avoir la réponse à une question au moment même où je la posais, presque comme si l'auteur, vivant par l'esprit, écrivait pour moi simultanément, pour me guider. B[Encore une fois la leçon à retenir est que nous sommes maître de notre vie.]b Il faut s'en remettre à cette force supérieure que les uns appellent Dieu, les autres, Allah... mais avancer sur le chemin qu'il nous a tracé en s'efforçant d'être le plus juste possible. I["Efforce-toi d'être toujours droit et rien de tortueux ne te tordra…Ce monde est pareil à une montagne, et notre action en est l'écho. C'est vers nous que retourne le son de ces échos."]i B[Il nous amène à être le plus possible en contact avec soi-même, avec sa richesse intérieure et de s'éloigner de tous les fards extérieurs : beauté, richesses...]b "Le Maître dit : "Celui qui est aimé est beau, mais en revanche, il n'est pas nécessaire que tout ce qui est beau soit aimé. La beauté fait partie de la capacité d'être aimé. Être aimé est l'essentiel, quand une chose est aimée, certainement il y a de la beauté en elle." L'écriture (traduction d'Eva de Vitray-Melerovitch) est ancienne et pleine de symboles, mais la lecture reste relativement aisée et agréable. Nathalie Château-Artaud
Cheikh Bentounès, maître spirituel soufi de la confrérie Alaouia décripte ici le message profond des versets les plus importants du Coran. Il nous montre ainsi à quel point la religion n'est à la base (et quelle que soit cette religion puisque nous n'avons qu'un Dieu unique, le même pour tous) que tolérance et amour.
B["L'Orient et l'Occident appartiennent à Dieu. Quel que soit le côté vers lequel vous vous tournez, la face de Dieu est là. Dieu est présent partout et Il sait." (sourate 2, verset 115)]b Il nous montre à quel point l'éveil spirituel nous amène à l'éveil de nous-même, de notre vie. Il lui donne un sens et le mal de vivre cesse alors. Le message ici révélé du Coran est loin de celui que veulent nous faire croire les fanatiques. Lorsque religion rime dans tous les cultes avec cloisonnement, ségrégation, communauté, interdits...Cheikh Bentounès et tous les autres maîtres ou disciples soufis la font rimer avec amour, tolérance, partage, plaisir de la vie... I[" Aujourd'hui, les différents courants spirituels s'accordent de plus en plus à dire que si tous les hommes meurent un jour, peu d'entres eux sont réellement vivants, au sens spirituel. Si nous voulons sauvegarder l'humanité en nous, nous nous devons d'élever notre conscience universelle, condition sine qua non pour que l'homme ne devienne pas une machine pensante. Tous les intégrismes, issus du conservatisme, veulent que l'ordre établi soit immuable, oubliant que la religion de la lettre nous enseigne des vérités superficielles, sources de malheurs et de drames, alors que la véritable spiritualité est une quête permanente pour redécouvrir la réalité du message, afin de savourer, dans le partage, les délices de la vie et l'intarissable flux divin." ]i Nathalie Château-Artaud |
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