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Notre invité : Sébastien Tomasi - Nos vertes années  Jeudi 25 Septembre 2008


Notre invité : Sébastien Tomasi - Nos vertes années
Qu'est ce qui vous a poussé à vous lancer dans l'aventure de ce livre?
J'écrivais pour un site le petit palace et, après la retraite et mes problèmes oculaires, où la FACULTÉ m'a demandé de me reposer, j'ai eu l'idée de rassembler tous les petits extraits en un seul....et de là, le livre s'est imposé, surtout sous la pression de quelques amis qui trouvaient cela très sympa.

Qu'est ce que cela vous a apporté?
Beaucoup de travail, surtout de réflexion sur mes souvenirs heureusement intacts. Beaucoup de recherche en ce qui concerne un éditeur, car n'étant pas connu, trois d'imprimeurs n'ont même pas daigné répondre à mes envois! Par contre il me semble avoir suscité beaucoup d'enthousiasme de la part de gens de toutes générations. Les enfants et même les petits enfants des amis et leurs connaissances se faisaient un plaisir de me questionner sur les jeux d'antan dont beaucoup n'avaient jamais entendu parler ! J'ai senti, après l'article de monsieur CAPPURI, sur le complément du Corse-matin, qu'il y avait une réelle attente. Beaucoup de personnes m'ont arrêté dans la rue pour m'encourager en me montrant leur impatience quant à la sortie du livre qui se faisait attendre !

Vous attendiez-vous à ce que votre livre remporte un tel succès en Corse? Quelle reflexion en tirez-vous?
Je ne m'y attendais pas du tout. Ce fut une succession de circonstances favorables. Beaucoup de journaliste de RCFM, de la presse écrite : la CORSE, les petits tirages tels "Le journal de la corse", "l'informateur" sont des anciens élèves et le sujet leur convenait parfaitement. Ils m'ont donc très vite contacté et...la chance a fait le reste. Je dois dire que l'avis très autorisé et très favorable de certains amis professeurs de Lettres m'a vivement encouragé!

Avez-vous l'intention de continuer à écrire?
Je ne suis pas écrivain... Pour un coup d'essai ce fut ....presque un coup gagnant... pour ne pas dire autre chose! Cependant mon éditeur "STAMPERIA SAMMARCELLI" lors de la dédicace le 10 septembre 2008 m'a offert un exemplaire du livre sur lequel trônait une grosse pastille rouge "TOME II" ...avec toutes les pages intérieures blanches qui sonnaient comme une invitation à continuer... On verra....De toutes façons, je pense avoir fait des émules car trois ou quatre "amis" veulent reprendre ce thème pour d'autres quartiers : Le vieux Port, La CITADELLE....On dirait que les êtres veulent se souvenir d'un passé qui, bien que dur, n'a finalement laissé que de bons souvenirs : la mémoire rejetant souvent en les enfouissant profondément, les vilaines "choses".

Vous avez été enseignant, quel message donneriez-vous aux jeunes enseignants?
Hum! Si cela était possible...AUCUN.......car chaque personne réagit selon son humeur, son savoir, son caractère etc...CEPENDANT je ne saurai trop conseiller d'abord, avant d'enseigner, de posséder à fond la matière à enseigner...Cela est primordial...Ou du moins, si besoin, de compléter les acquis et les non acquis par des études continues de façon à ne présenter aucune faille professionnelle.
La deuxième règle est le respect du travail et ce pourquoi on est payé. J'admets que l'on peut être un mercenaire (qui travaille pour une solde) mais encore faut-il bien accomplir sa besogne.
Avoir ensuite l'amour du métier, aller en classe le cœur léger et, comme les grands artistes, arriver sur les lieux du "boulot" bien avant la seconde fatidique qui déclenche l'arrivée des élèves... Arriver toujours avant eux et se préparer comme pour jouer un rôle dans une pièce de théâtre.
Enseigner c'est avant tout plaire et jouer une pièce dont l'enseignant est l'acteur principal. Il n'a pas le droit d'arriver en retard, de bafouiller, de n'avoir aucun plan de leçon à proposer, de ne pas respecter un horaire minuté...de ne pas connaître la moitié de sa classe. Il doit aussi savoir réagir comme pour le direct d'une émission télévisée. Il doit avoir suffisamment de tact, d'humour et de blagues à raconter pour détendre l'atmosphère...et savoir ainsi prendre la balle au rebond. Il doit cependant se monter ferme et ne pas pousser trop loin la plaisanterie....Mais chacun à ses propres méthodes et tout dépend aussi de la classe que l'on a en face de soi. Donc soyons humbles dans nos conseils.

Quel message voudriez-vous donner aux jeunes en général?
Tout message est ennuyeux. Disons qu'il faut le suggérer plutôt que l'imposer péremptoirement. Il y a encore beaucoup de jeunes très capables, souvent à la recherche de perfection et... d'affection. Ils ne doivent pas se décourager, mais il serait bon de leur faire comprendre que rien ne se fait sans BEAUCOUP d'efforts et de TRAVAIL ... La compétition est rude, aussi faut-il s’y préparer très tôt. Eviter le laisser aller, la fainéantise qui mène à tous les vices...
Ne compter que sur soi-même et, dans beaucoup des cas ne rien attendre des "copains". Faire beaucoup de sport et se préparer physiquement et surtout mentalement à des périodes difficiles, par un entraînement physique et moral presque quotidien. Avoir un bon bagage intellectuel ne suffit plus pour survivre, il faut aussi CROIRE à ce que l'on fait, croire qu'il y a un bon (ou plusieurs) ange gardien qui veille sur vous et notamment le souvenir de tous ceux que l'on a aimés et qui sont encore présents par l'esprit pour nous donner force, courage et raison d'espérer.

Catherine Château-Artaud

le Jeudi 25 Septembre 2008 à 16:04 | Permalien | Commentaires (0)

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Notre invité : Jacques Viret - B.A-B.A Musicothérapie  Mercredi 23 Avril 2008


Notre invité : Jacques Viret - B.A-B.A Musicothérapie
À quel public s’adresse votre B.A.-BA de la musicothérapie ?
D’abord au lectorat de la riche collection « B.A.-BA » des Éditions Pardès, axée sur les traditions, doctrines spirituelles, médecines non conventionnelles (ou médecines douces) ; et à quiconque s’intéresse aux pouvoirs et effets de la musique sur l’être humain. Je suis moi-même musicologue universitaire, et non pas musicothérapeute. À mes yeux, ce que j’appelle les « résonances humaines » de la musique entrent, ou devraient entrer, dans le champ d’une science musicale digne de ce nom, comme on la concevait dans l’Antiquité et au Moyen Âge. C’est pourquoi mon petit livre, quoique mince par le volume (128 pages illustrées, règle de la collection), se veut ouvert, synthétique. Il brasse une matière plus ample que les ouvrages habituels traitant du même sujet. Il ne se contente pas de décrire une ou plusieurs méthodes, mais les résume toutes. Et il fournit un aperçu des principes essentiels qui depuis toujours ont fondé, et fondent aujourd’hui encore, les vertus curatives de la musique : vibrations acoustiques, timbres, intervalles, rythmes…

La musique peut-elle guérir ?
Je répondrai de manière nuancée. Historiquement, la moderne musicothérapie est née, vers 1800, dans le giron de la psychiatrie, pour s’y développer considérablement depuis 1960. Son statut officiel la rattache à l’éventail des psychothérapies ; c’est sans doute réducteur. Certes, les bienfaits de la musique sur un psychisme perturbé sont connus depuis des millénaires, et incontestables : pensons à l’épisode biblique du roi Saül, souffrant de crises nerveuses que calmait la harpe du berger David.

Qu’en est-il d’une éventuelle action physique, matérielle ?
Les sons ont partie liée avec les méridiens et chakras, notions de physiologie subtile récusées par la médecine officielle. Et les incantations magiques remontent à la préhistoire : on a tort, peut-être, de ne voir en elles que naïves superstitions…

Les mantras hindous et tibétains ne sont-ils pas des formules magiques ?
Oui, en quelque sorte. Ils pérennisent l’antique et universelle doctrine du Son ou Verbe créateur. Le fameux mantra AUM en serait l’équivalent acoustique le plus proche. De nos jours, la science rejoint les traditions ! Les sons génèrent des champs vibratoires rendus visibles par la limaille, l’eau ou autres matières malléables. Harmonieux, ils produisent de belles formes rondes : cercles, mandalas. Fabien Maman et Joël Sternheimer, chercheurs encore trop peu connus en France, ont prouvé scientifiquement l’efficacité thérapeutique des sons musicaux sur le corps humain – et aussi, s’agissant de Sternheimer, sur les animaux et les plantes –, à l’échelle cellulaire ou moléculaire. Un diapason, appliqué à tel endroit du corps, remplace une aiguille d’acupuncture ! En ce sens, la musicothérapie s’assimile à une médecine non conventionnelle ; mais elle est davantage que cela, puisque son emprise s’étend aux niveaux psychique et spirituel.

Ainsi les pouvoirs curatifs de la musique débordent le domaine de la musicothérapie courante ?
Certes. Par souci de clarté, j’ai dénommé « psychothérapie musicale » la musicothérapie de type « psy », la seule que reconnaisse l’Association Française de Musicothérapie, d’appartenance universitaire. Ses pratiques sont utiles et valables, mais d’autres le sont également. Tel, par exemple, le travail sur la voix, qui a donné lieu depuis un demi-siècle à plusieurs méthodes. Le célèbre Docteur Alfred Tomatis n’est pas le seul, loin de là, à avoir œuvré dans cette direction. Les cordes vocales, organe du corps, émettent des sons criés, parlés ou chantés, grâce au souffle, à la respiration, acte vital. Remédier aux dysfonctionnements de la phonation permet donc de rééquilibrer le composé psychophysique. La technique traditionnelle du « chant harmonique » fait entrer dans le chanteur la structure acoustique, consonante, du son en soi.

Le chant est employé en orthophonie…
Oui, certains orthophonistes y recourent avec succès, pour soigner la dyslexie ou le bégaiement. Un bègue ne trébuche pas sur les mots quand il chante. Nous sommes là sur le terrain des techniques psychomusicales, connexes à la thérapie. Y figure aussi l’analgésie musicale, exploitée en chirurgie dentaire notamment : l’écoute d’une musique agréable favorise la sécrétion d’endorphines atténuant la douleur.

Et l’autisme ?
C’est l’une des indications les mieux établies de la musicothérapie. L’ancrage dans le non-verbal suscite une réaction, ouvre un canal de communication. En deçà de la musique, à même les sons produits et perçus, le soignant et le soigné engagent un dialogue, un échange, un guidage ouvrant une brèche dans le mur psychique qui isole la personne autiste.

On a beaucoup parlé en 2006, année anniversaire, de l’« effet Mozart »…
Parce que Mozart est, à côté de Léonard de Vinci ou Einstein, un spécimen de « génie » par excellence, on attribue à ses œuvres la faculté de rendre intelligent ! Certains chercheurs ont même cru pouvoir le démontrer scientifiquement : ils ont été démentis. Qu’une pratique musicale profite à l’intelligence, celle des écoliers en particulier, c’est avéré ; mais en cela Mozart ne jouit d’aucun privilège spécial. Prétendre le contraire relève de la charlatanerie…

Exposez-vous des vues personnelles ?
Le concept clé sur lequel j’ai tenu à insister, au fil des pages, est celui d’Harmonie. L’harmonie audible, telle que la réalisent de diverses façons toutes les musiques du monde, exprime l’harmonie du cosmos, de la nature, de l’être humain. C’est pourquoi un timbre riche, une belle mélodie, une euphonique consonance, un rythme stimulant sont un précieux moyen de nous mettre en accord avec nous-même et l’univers. Voilà l’enjeu réel, profond, de la thérapie musicale ! Si la musique vécue de cette manière soigne, ce n’est pas uniquement en guérissant un trouble psychique ou physique. Soigner c’est « prendre soin de », et cela concerne chaque être humain, bien portant ou non.

Vanina Delobelle

le Mercredi 23 Avril 2008 à 13:03 | Permalien | Commentaires (0)

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Nos invités : Michelle et Philippe Jean-Baptiste - Le marketing on line  Vendredi 18 Janvier 2008


Nos invités : Michelle et Philippe Jean-Baptiste - Le marketing on line
Pourquoi avez-vous décidé d'écrire un tel livre ? Quel but y voyez-vous ?

PJB - Nous avons fait le constat, ma sœur et moi, que nos métiers étaient parfois sources de frictions; le marketeur se voit dans les temps modernes, dans l'immédiateté, dans l'efficacité, alors qu'il voit le juriste comme "passéiste" (il parle latin, c'est pour dire !), d'une lenteur extrême (le justiciable en fait les frais régulièrement...) ce qui pour un homme de marketing signifie "inefficacité".
Donc nos métiers paraissent souvent comme à l'opposé l'un de l'autre. Malgré l'amour fraternel qui nous unit, il faut dire que c'est souvent la source de longues discussions. Cependant, nous avons remarqué que nous avions besoin l'un de l'autre. Et là, rien à voir avec le sentiment fraternel !
En effet, quel marketeur ne se pose pas des questions sur "comment se protéger légalement d'actions juridiques que les consommateurs n'hésitent plus à mettre en œuvre ?", "le cadeau (la fameuse prime) que j'offre à mes prospects, n'y a-t-il pas une limite financière à celui-ci ?", "puis-je mettre toutes les données que je récupère dans ma base de données ?"...

MJB - Ce constat nous a amenés à vouloir faire le point sur le nouveau canal qu'est Internet sur ce qu’il est possible de faire ou de ne pas faire. L'objectif était de permettre aux dirigeants, responsables marketing, responsables e-business, webmaster ... de disposer d'un document exhaustif traitant de chaque action du marketing on line avec des propos simples, synthétiques et concrets.


Que représente le marketing on line pour vous ?

PJB - Pour moi, homme de marketing, c'est un nouveau canal de communication et de commercialisation. C'est une occasion supplémentaire (car dans une démarche multi canal; les pures players se font de plus en plus rares !) de toucher le consommateur. L'intérêt de ce nouveau canal est de pouvoir interagir avec le consommateur. En effet, ce dernier n'est plus passif (uniquement récepteur du message avec les canaux dit "traditionnels") mais actif; le fameux "consommacteur". Le marketing on line repousse les limites du marketing "Off Line", il permet plus d'échanges, plus d'interactivité, plus de connivence avec le consommateur. Les applications sont nombreuses et de nouveaux types de marketing arrivent (le mouvement est perpétuel) : après le e-marketing, le m-marketing, voici que pointe maintenant le v-marketing...

MJB - En tant que chef d'entreprise et en tant que juriste, je considère que le Marketing On line est un formidable outil de promotion particulièrement souple, rapide, convivial ; mais tous les moyens ne sont pas bons pour vendre des produits et des services et le marketing on line peut aussi se révéler rapidement inefficace voir contreproductif si on l'utilise de manière inappropriée. Combien d'entre nous se sentent harcelés par les campagnes d'e-mailing trop agressives, par les pop up publicitaires ou les faux-vrais cadeaux qui surgissent d'on ne sait où ! Alors : vive le marketing on line mais à condition de respecter l'équilibre entre les intérêts du "vendeur" et ceux du "consommacteur".


Quels sont les 3 grand conseils que vous donneriez en matière de marketing on line ?

MJB & PJB
Les 3 grands conseils ne se limitent pas au seul marketing on line, mais a tous les types de marketing.

Le premier conseil serait de bien déterminer ses objectifs. En effet, nombreux sont ceux qui partent dans une démarche de marketing on line, sans définir précisément les objectifs de départ. Le marketing on line, ce n'est pas parce que c'est tout beau, tout neuf et super sympa que ce sont des raisons suffisantes pour y "plonger" sans un plan bien défini. Pour citer le philosophe chinois Sun Tzu : " celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre". Il faut définir avec précision les objectifs que l'on veut se fixer et les mettre dans un planning, et faire des points réguliers pour pouvoir faire un état de la réalisation de ces derniers et pouvoir ainsi y apporter les actions correctrices.

Le deuxième conseil serait de penser "Client". Cela a l'air d'être une évidence, mais combien montent des opérations de marketing (pas seulement on line d'ailleurs) en oubliant le principal intéressé : le client ! S'il n'est pas là (il y a des produits ou services que les clients ne cherchent pas sur internet - si si ca existe !), s'il n'est pas réceptif... peine perdu, voilà du temps et de l'argent gaspillés.

Le troisième conseil serait enfin de créer de la cohérence et du lien entre les différentes actions de promotion, de communication, de commercialisation et de mise en œuvre opérationnelle des produits et services. Il est nécessaire voir vital pour l’entreprise de tenir ses promesses au risque à terme d’entendre qualifiées toutes ses actions de marketing « d’actions poudre aux yeux ».

Vanina Delobelle

le Vendredi 18 Janvier 2008 à 13:51 | Permalien | Commentaires (2)

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Notre invité: Cédric Giorgi - The Age of Conversation  Dimanche 05 Août 2007


Notre invité: Cédric Giorgi - The Age of Conversation
Cédric Giorgi nous présente un livre très Web 2.0 The Age of Conversation qui regroupe des réflexions de plus de 100 blogueurs à travers le monde et auquel il a participé. Un concept très web que je suis heureuse de vous présenter aujourd’hui.


Peux-tu nous raconter comment a débuté cette aventure?
Je ne me souviens plus très bien où est ce que j'ai trouvé l'info qui disait que Drew et Gavin (les deux blogueurs à l'origine du projet) cherchaient à écrire un livre collaboratif sur l'"âge de la conversation". C'est en tout cas sûrement via un des blogs américains spécialisés en Marketing que je lis.

J'ai de suite accroché avec le concept et puis je me suis dit : "et si je tentais le coup, et si je proposais moi aussi ma collaboration?". Quelques minutes plus tard, un premier mail de prise de contact était envoyé, avec, je dois l'avouer, peu d'espoir puisque pour moi, j'avais deux défauts principaux : 1, je blogue en français donc ils ne pouvaient pas "vérifier" la qualité de ce que j'écris, 2, je suis jeune et encore peu expérimenté... (bien que pour le thème choisi il suffit de quelques années sur le web...).

Finalement, mon message a plu, et après quelques échanges de mails, je faisais partie du projet, sous réserve d'écrire un chapitre. J'avais pensé à plusieurs idées, et je voulais surtout utiliser le fait que j'étais le seul français de la bande (et un des rares européens) pour parler d'un thème assez ouvert sur l'international.


Peux-tu nous présenter le contenu de ce livre?
Le livre est constitué de 103 chapitres qui ont été écrits par 103 auteurs différents, tous blogueurs. Chaque chapitre fait 400mots maximum. C'est peu, mais en même temps énorme lorsque l'on veut écrire quelque chose de qualité.
Chaque chapitre est écrit sur un thème particulier, mais tous les thèmes ont en commun qu'ils traitent de ce que l'on appelle 'l'âge de la conversation". llibre a l'auteur ensuite de se concentrer sur les aspects marketing, culturels, sociologiques etc... Moi par exemple mon chapitre est sur "l'internationalisation du bouche à oreille".

L'intérêt d'un tel livre avec des chapitres courts, écrits par des auteurs différents, aux cultures diverses, c'est que vous n'avez que le meilleur de chacun. Et quand on sait que la plupart des auteurs sont des experts en marketing, en communication etc, dont les blogs sont parmi les plus lus au niveau marketing par exemple, où dont les auteurs écrivent aussi sur des revues comme Business 2.0, ça laisse une idée du potentiel des écrits.


Le choix de lulu.com comme éditeur est très web 2.0. Est-ce pour rester cohérent par rapport au sujet?
Le choix s'est fait démocratiquement au sein de la mailing liste des auteurs du projet. En fait, à la base, le livre ne devait sortir qu'en version pdf téléchargeable, mais après réflexion, nous nous sommes dit qu'il valait mieux aussi proposer le livre en version papier, puisque :
  • il s'agissait d'un vrai livre et non pas juste d'un livre blanc
  • les gens lisent plus volontiers des livres "réels", surtout pour le business
  • vu le projet et le fait que l'intégralité du paiement va à une oeuvre caritative, c'est plus marquant pour le gens d'acheter quelque chose de réel
  • nous, en tant qu'auteurs, nous voulions garder une version papier de ce beau projet.


Quelle expérience as-tu retiré de cette collaboration?
Cette collaboration fut très intéressante sur bien des aspects :
  • des rencontres online très intéressantes
  • le plaisir d'écrire pour une bonne cause
  • pour mon article de 400mots, cela m'a demandé beaucoup de réflexion, réflexion qui est très bénéfique
  • très intéressant de participer de l'intérieur à un tel projet collaboratif
  • de nombreuses discussions ont eu lieu au travers de la mailing liste etc, avec à chaque fois des tonnes de bonnes idées, pour l'écriture du livre, ou pour en faire la promotion.

Globalement j'en retire qu'avec le web, lorsque l'on y croit, on peut faire de belles choses. Qui aurait pu penser que je puisse participer à un tel projet d'écriture ? Il suffisait juste d'y croire et de tenter le coup !

Message perso quelque chose de particulier que tu voudrais nous dire?
Pour finir, je voudrais vous soumettre deux réflexions :
  • la première c'est que je ne suis pas sûr (ok, je suis sûr que non) que si le projet avait été fait par des français, il aurait été fait de la même manière. Par exemple, pour participer à un tel projet, des français n'auraient accepté que des "références", des gens d'expériences etc... et donc, ils n'auraient pas laissé la place à un jeune comme moi. On retrouve là d'une certaine manière le fait qu'en France il faut montrer des diplômes alors qu'aux USA, il faut montrer de l'envie.
  • deuxième chose, ce projet montre que grâce à l'internet, on peut mettre en relation des personnes au 4 coins du monde, pour travailler sur un même projet, et pour une même cause. Personne n'a essayé de tirer la couverture pour soi, tout le monde a cherché à faire avancer le projet, car nous savions tous que dans tous les cas nous allions y gagner personnellement et professionnellement.

Merci Vanina de ton intérêt pour le projet. Et bien sûr je conseille à tout le monde d'acheter le livre ;-)

Vanina Delobelle

le Dimanche 05 Août 2007 à 09:50 | Permalien | Commentaires (0)

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Notre invitée: Valérie Bonnier - Toutes les rousses ne sont pas des sorcières  Mercredi 04 Juillet 2007


Notre invitée: Valérie Bonnier - Toutes les rousses ne sont pas des sorcières
Valérie Bonnier m’a accordé cette interview pour la sortie de son premier roman Toutes les rousses ne sont pas des sorcières.

Ce roman est sélectionné pour le prix du premier roman au Salon du livre de Besançon.


Pourquoi ce livre et un tel titre? Quelle est la petite histoire qui vous amenée à écrire ce livre?
Un mot me vient d'emblée à l'esprit: la liberté!
Libre d'être, d'écrire, de raconter l'histoire que moi-même je voudrais lire, sans contrainte, sans limite, ni censure d'aucune sorte. La liberté de mêler l'humour, l'amour, la sensualité et l'émotion dans un même récit.
Le plaisir de faire partager aux lectrices mon univers, ma singularité... à travers une héroïne atypique qui ressemble ou sommeille en chacune des femmes.
Rousse?... parce que je le suis. C'est une particularité qui peut faire souffrir, mais devient une force quand on l'utilise. Sorcière?... sans doute à cause de mon caractère indiscipliné, mon goût pour l'insolence, et l'espièglerie. Le sérieux, la tristesse, l'ennui, la bêtise, la méchanceté me font fuir... dans l'humour évidement!
Le titre, bien sûr, est une métaphore: Toute femme amoureuse ne devient-elle pas une ensorceleuse? Toute femme ambitieuse qui veut prendre son destin en main n'utilise-t-elle pas son "charme?"

Du théâtre au cinéma puis maintenant à la littérature. Etait-ce pour vous simplement le prolongement naturel d'une carrière d'écriture?
Non, un retour à moi-même!
Pour un véritable auteur, toute forme d'écriture est savoureuse, obsédante, et jouissive. Je dirais plutot qu'à travers une carrière de scénariste, d'auteur de théâtre, écrire un roman c'est honorer la vérité, retrouver l'essentiel, loin du formatage auquel l'audiovisuel nous contraint. Je maîtrise depuis fort longtemps la technique scénaristique, forme très particulière de l'écrit puisqu'un scénario n'est qu'une étape d'un film, comme une pièce de théâtre reste désincarnée sans comédiens.
Un roman, à l'inverse, est une oeuvre aboutie, même si chacun la lit et s'en empare avec sa propre sensibilité.
L'écriture littéraire oblige à la sincérité. Un romancier reste maître de son histoire, seul responsable de ses propos, c'est impudique mais authentique. De plus, le roman offre cette liberté de retrouver l'écriture à l'imparfait, au passé simple, jouer avec le style, le rythme de la langue française, la concordance des temps (ce qui est impossible dans un scénario) et surtout, de trouver l'intimité avec les lectrices. Pas d'intermédiaire, aucune entrave entre elles et moi. A travers un roman, on partage des secrets féminins, des fous-rires, des émotions... et me voilà avec de nouvelles amies, des complices même... qui m'écrivent, me chuchotent des confidences lors des dédicaces, et dont les yeux brillent de satisfaction. Quel plaisir! Quelle récompense! J'aime toutes ces femmes à qui j'ai offert un peu de bonheur, voire même insufflé un début d'énergie... tout en les distrayant.

Votre premier roman "Toutes les rousses ne sont pas des sorcières" vous a-t-il donné le goût pour une prochaine tentative?
J'ai cinq romans en tête!
Mais il faut demander cela à mon éditeur. Cependant, je ne pourrais pas me passer d'écrire des scénarios, et le théâtre comme la danse sont mes premières passions. Vous voyez, l'éclectisme favorise l'imaginaire, mais c'est un brin névrotique. Trop écrire éloigne de la réalité. La réalité nourrit l'écriture. On n'en sort pas. Ceci dit, mon livre fera sans doute l'objet d'un film cinéma... J'ai déjà quelques propositions.

Que représente pour vous ce livre, pourriez-vous nous en parler avec vos mots?
Ce roman est un hymne à la femme d'aujourd'hui. Un éloge de la liberté féminine. Un hommage à l'amour... et partant, aux hommes amoureux.
A travers cette histoire d'amour passionnée et passionnelle, au coeur de l'ambition professionnelle de mon héroïne, au fil de son aventure dans un monde trop consensuel, elle balaie les préjugés d'un d'humour corrosif. Fantasque, excentrique, drôle, imprévisible, elle est tonique, énergique, moulée dans des robes qu'elle dessine et qui feront peut-être sa gloire et son succès. Elle a vaincu ses peurs, elle rit, fait l'amour avec gourmandise. C'est une combattante, pas une victime. J'aime quand les femmes révèlent au grand jour leur énergie, revendiquent leur sexualité, sans dissimuler leur sensibilité.
L'enfance de mon héroïne détermine son caractère... les révélations de cette enfance distillées au fil du récit font mieux comprendre le tempérament explosif de l'héroïne. La fin est... inattendue. La liberté des femmes passe souvent par l'amour d'un homme, mais aussi par l'acceptation de soi. Le héros représente l'homme idéal... l'homme que nous aimerions toutes rencontrer. Et l'amitié féminine, au coeur de cette histoire, donne du souffle et de l'élégance à cette histoire: Indulgence, générosité, sarcasme, ironie... l'héroïne se découvre un peu justicière, en se révélant à elle-même. Pour faire une analogie avec "Autant en emporte le vent", elle s'apparente davantage à Scarlett qu'à Mélanie. Elle a quelque chose de "Belle du seigneur" qui serait allé rôder chez Emma Bovay en passant par les courtisanes balzacienne... tout en ayant regardé avec mansuétude les pathologies féminines décrites par Arthur Schnitzler.
A travers cette histoire drôle et tendre, la question reste posée: qu'est-ce que le destin? Une femme peut-elle tout réussir? L'amour, l'ambition... est-ce compatible?
Il vaut mieux en rire et... vivre intensément!


Merci à Valérie pour cet entretien exclusif et rendez-vous sur le site www.toutes-les-rousses.fr pour les dates et lieux des dédicaces de Valérie Bonnier.

Vanina Delobelle


le Mercredi 04 Juillet 2007 à 16:14 | Permalien | Commentaires (0)

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Notre invitée: Caroline Desages - 'Libido en berne? Pimentez votre couple'  Vendredi 02 Mars 2007


Notre invitée: Caroline Desages - 'Libido en berne? Pimentez votre couple'
Nous allons clôturer cette semaine dédiée à la nouvelle collection « On n’est pas des courges ! » par l’interview de Caroline Desages, propriétaire du blog Pensées de rondes. Attention, pas de précipitation, son livre ne sortira qu'en avril 2007 et c'est donc en avant-première qu'elle nous donne un avant-goût de "Libido en berne? Pimentez votre couple".

Ton mini-guide n’est pas encore dans les rayons de nos librairies et, malheureusement, le mini-site de la collection « On n’est pas des courges ! » ne nous sert pas d’extraits de ton livre en guise d’amuses-bouches. Alors peux-tu nous en dire davantage sur le terme abordé ?
Mon livre s’intitule « Libido en berne ? Pimentez votre couple », ce qui en soit est assez explicite… En gros il s’agit d’un petit guide visant à dédramatiser la baisse de désir qui intervient quasi systématiquement dans un couple installé. L’idée c’est de dire aux filles qui le liront : premièrement, vous n’êtes pas les seules à ne plus être des foudres de guerre, ou à trouver que votre homme a plus souvent la migraine que vous. Dans un deuxième temps, j’essaie de suggérer quelques pistes pour que ce soit à nouveau la fête sous la couette, même en semaine. Sachant que je n’ai évidemment pas trouvé THE solution et qu’en la matière, les miracles n’existent pas. Mais disons que déjà, en parler sur un ton un peu léger, ça peu aider.

Tes amies, Alexandra et Hélène, t’ont devancé de quelques mois dans l’écriture de leurs ouvrages respectifs. T’ont-elles fait bénéficier de leur expérience en te délivrant de précieux conseils ? Comment t’ont-elles soutenu ?
Oui, elles m’ont surtout aidé à prendre ça à la légère, à ne pas me prendre trop la tête. Mais sinon, comme elles avaient déjà fini le leur, on n’en a pas non plus parlé pendant des heures, surtout que nos sujets sont finalement très différents les uns des autres. Ce qui a été important c’est plus le soutien psychologique qu’on s’est apporté, et le plaisir de participer à un projet commun.

Catherine nous a confié que le syndrome de l’enlisement de mi-ouvrage l’avait touché. Et pour ta part, quelle a été l’étape la plus délicate dans l’écriture de ton livre : la mise en route, la panne sèche de milieu course ou l’essoufflement de fin de parcours ?
Sans hésitation la mise en route. C’est d’ailleurs à ce moment là qu’Hélène a été déterminante, en me rassurant et en me confiant qu’elle avait connu les mêmes affres.

Comment a réagi ton entourage quand tu leur as dit que tu allais écrire « Libido en berne ? Pimentez votre couple » ?
Je crois qu’avant tout, mon entourage a été super content pour moi qu’Hachette m’ait « repérée » - avec un gros coup de pouce d’Hélène – et que je me lance dans cette aventure. Ensuite, ça a fait rigoler mes copines, avec lesquelles bien sûr on parle en permanence de « ça ». D’ailleurs j’en profite pour les remercier, nos conversations ont été source d’inspiration, je pourrais même leur céder des droits !!! Quant à mon homme, il a immédiatement trouvé ça génial, pensant à tous ces conseils qu’on allait être obligés de tester avant de les prodiguer…

Ton ouvrage ne sortant qu’en avril, es-tu en état de stress, en pleine crise d’impatience ou restes-tu relativement sereine ?
Non, je suis sereine, impatiente de le tenir entre mes mains, mais pas non plus hystérique. Finalement, le plus excitant c’était de l’écrire et ensuite de voir que mon texte convenait aux éditrices.

Je suppose que tu as lu les autres mini-guides de cette collection, étant toi-même plongée au cœur de l’univers des « courges ». Qu’en as-tu pensé ? As-tu eu un coup de cœur pour l’un des 4 livres déjà parus ?
Je n’en ai lu que deux, « Pas besoin de souffrir pour être belle » d’Hélène Legastelois et « En finir avec les boulets et empoisonneurs » d’Alexandra Dirand. Les deux m’ont emballé, Hélène parvient à parler de la beauté sur un ton complètement différent de ce dont on a l’habitude et fait mine de rien passer des messages indispensables sur l’amour de soi. Alexandra décrit les mécanismes qui poussent certains ou certaines à s’aliéner et à devenir dépendant de personnes toxiques. Avec une grande finesse et beaucoup d’humour, elle nous fait comprendre qu’on est tous le toxique de quelqu’un. Franchement, ces deux livres sont d’une qualité à laquelle on ne s’attend pas forcément dans ce genre de collection. Les deux autres de Catherine Sandner sont sûrement très bien mais je ne les ai pas lus.

Catherine, Alexandra et Hélène semblent toutes avoir déjà un prochain ouvrage sur le feu. Et de ton côté ?
Oui, je suis en train de terminer le deuxième, mais pour l’instant… motus et bouche cousue…

Nous n'en serons pas davantage sur les mini-guides à venir. Nous allons donc devoir faire preuve de patience et respecter le silence imposé...Dommage, pour la curieuse que je suis ! En tous les cas, je vous remercie toutes les quatres de vous être livrées avec gentillesse et sans détour, ce fut un plaisir que nous n'hésiterons pas à renouveler à la sortie de vos futures opus.

Si vous souhaitez retrouver Caroline dans son blog, suivez le guide: Pensées de rondes

Emilie Genévrier


le Vendredi 02 Mars 2007 à 06:10 | Permalien | Commentaires (4) | Trackbacks (0)




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