A la rencontre de livres... |
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Le célèbre auteur du best-seller "père riche, père pauvre" commence par brosser un rapide bilan économique de ce début de siècle et constate que lorsque l'économie ralentit l'activité entrepreneuriale augmente: face à l'incertitude nous cherchons d'autres moyens de générer des revenus. Il ne s’agit en fait pas uniquement de gagner sa vie mais d'accéder à une qualité de vie. Nous voulons être plus présents pour la famille, décider de notre emploi du temps, travailler à partir de la maison et choisir notre destinée.
Les aides sociales, les perspectives de retraite montrent leur limite et la sécurité de l'emploi n'est plus à envisager. Dans son cadran du cash flow, Kyosaki explique les quatre méthodes pour générer des revenus. Il montre que le salariat n'est plus une solution d'avenir et que contrairement à certaines idées reçues le propriétaire d'une petite entreprise est plutôt esclave de son travail alors que beaucoup pensent que c'est un espace de totale liberté. Par contre en créant une grande entreprise c'est elle qui va progressivement travailler pour vous en générant des revenus résiduels. Pour créer ce genre d'entreprise il n'est pas nécessaire de réunir des capitaux importants ni de quitter un emploi préalable, le terrain a déjà été préparé pour nous, ce sont les avantages de l'entreprise du XXIème siècle. Le travail en équipe, mettant en commun les compétences de tout un réseau est à l'origine de création de richesses tout en assurant une plus grande liberté d'action. Mieux qu'un système classique de franchise, le marketing relationnel, plutôt appelé vente directe par réseau en France, peut assurer notre avenir. Dans la deuxième partie de son ouvrage Kyosaki présente les 8 atouts d'une telle entreprise; ce n'est pas un hasard si aujourd'hui ce type d'activité génère près de 100 milliard d'euros à l'échelle mondiale et cette industrie est véritablement avantageuse aussi bien pour l'entreprise que pour toutes les personnes actives dans ses réseaux. Les revenus ne sont pas limités et augmentent de façon exponentielle sans que le temps à y investir n'augmente nécessairement. Les premiers types d'entreprises de ce genre ont émergés autour des années 50 aux USA et c'est dans la capacité de partage avec d'autres que réside la puissance du développement. Les capacités de développement d'un réseau sont théoriquement infinies. C'est un authentique modèle d'entreprise de l'ère de l'information, duplicable et entièrement évolutif. Ce double métier de conseiller clientèle et de formateur d'équipiers nécessite de développer des compétences techniques, relationnelles et des qualités de leadership. La vente directe par réseau permet de concrétiser de grands rêves pour qui est prêt à s'impliquer au service des autres! Dans les derniers chapitres Kyosaki donne quelques critères pour sélectionner les entreprises qui vous donneront le plus de chance de réaliser vos ambitions et pour vous permettre de vous situer par rapport aux exigences de ce métier. L'entreprise du XXIème siècle, par sa nature et sa conception, se montre un moyen équitable et démocratique de création de richesse car la seule façon de devenir riche c'est d'aider les autres à s'enrichir. La liberté financière s'accompagne d'une réussite personnelle. C'est une vision ambitieuse et même révolutionnaire dans le rapport des gens entre eux et dans le rapport des gens à l'argent. Si vous décidez de saisir cette opportunité, bienvenue au XXIème siècle!! Catherine Château-Artaud
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...réussir dans le marketing relationnel de multiniveaux.
Voici une étude très intéressante sur le marketing relationnel qui permet de mieux connaitre ce type de travail. Nathalie Lucas professeur au CNRS a fait une recherche très approfondie en se rendant dans les différents pays afin d'étudier leur mode de fonctionnement et leur évolution par rapport à la société actuelle dans les différentes entreprises ayant choisi ce mode de distribution. Les débuts du marketing relationnel en France ont été très cahotiques et ce type d'entreprise très controversé du fait de sa specificité et de la façon dont elle a été mise en place alors qu'elle ne correspondait pas au mode de fonctionnement Français. Nathalie Lucas s'est penchée sur la relation de plusieurs entreprises avec la religion dans certains pays dont le mode de fonctionnemlent est complètement différemment du mode de fonctionnement Européen. En lisant ce livre chacun comprendra pourquoi il y a eu quelques "râtés"et verra que le mode de travail actuel est totalement différent de ses débuts. La vende directe s'est structurée et est de nos jours légiférée ce qui permet une meilleure transparence et beaucoup de sèrieux avec une fédération qui a un cahier des charges très rigoureux. La vente directe par réseau permet à tous de gravir les échelons de la société en toute liberté avec l'aide d'autres personnes dont la réussite ne pourra se faire qu'en aidant les autres à réussir eux même! Un livre incontournable pour ceux qui si'intéressent à l'ethnographie ou au marketing! Catherine Chateau-Artaud EconomiePriceminister: Toutes les entreprises ont été petites un jour - Pierre Kosciusko-MorizetSamedi 19 Juin 2010
L'entreprise Priceminister est bien sûr connue par tout le monde ne fusse que par son nom mais peut être ne saviez-vous pas que son PDG et fondateur est Pierre Korciusko-Morizet?
Au départ pourtant l'entrepreneur a connu un échec avec sa première entreprise qui a mis la clés sous la porte mais comme il le dit lorsque l'on a connu la fièvre de le création il est difficile de ne pas avoir envie de tenter une seconde expérience. De plus si en France l'échec est mal vu ce n'est pas le cas aux USA et tous les grands entrepreneurs ont connu des échecs. Son idée pour Priceminister lui est venue aux USA et sa rencontre avec Pierre Krings a été déterminante pour se lancer dans l'aventure. En 2000 l'équipe des trois mousquetaires est née avec des personnes ayant toutes la même foi et les compétences complémentaires pour réussir. En 2009 Priceminister sera leader du e-commerce en France. Le lecteur peut voir les différentes étapes de la construction de l'entreprise avec beaucoup d'anecdotes et d'humour alors que tout n'a pas été simple, bien au contraire rien ne se construit sans souffrance et sans peine. Il y a la recherche de fonds, les problèmes de fonctionnement, les besoins d'expansion, la concurrence et tout ce qui fait la vie de l'entreprise. Ce que l'on constate à travers ce livre c'est la grande amitié et cette grande confiance entre tous les cofondateurs et l'auteur met vraiment en valeur ses associés. Il explique qu'il faut des gens performants et travailleurs car s'il manque un maillon dans la chaîne cela ne peut pas bien fonctionner. Il n'y a pas de réussite sans un travail acharné et il ne faut jamais baisser les bras ou croire que l'on peut se reposer sur ses lauriers car rien n'est jamais gagné. Ce livre est intéressant pour tous et facile à lire sans être expert en la matière. Ce que dit Pierre Kosciusko-Morizet peut s'appliquer dans tous les domaines et il donne un bonne leçon d'humilité à tous. Beaucoup devraient en prendre de la graine!! Catherine Chateau-Artaud EconomieThe First 90 Days: Critical Success Strategies for New Leaders at All Levels - Michael WatkinsMardi 15 Décembre 2009
Livre en Anglais
Ce livre présente toutes les strategies et les éléments à prendre en compte quand on prend un nouveau job en externe ou en interne. On apprend ainsi qu’un nouvel embauché ne devient rentable qu’au bout de 6 mois et que les 3 premiers mois sont critiques car c’est là qu’il doit apprendre et faire ses preuves. Tout ce qu’il fera pendant ces 3 premiers mois définiront sa carière et son positionnement pour la suite dans l’entreprise. Il faut donc vite rentrer dans le job et faire rupture avec son job passé. Chose plus difficile dans le cas d’une promotion en interne. Il faut aussi assurer des succès rapides, montrer de suite (même sur de petits projets) qu’on est capable et qu’on est la bonne personne. Embrasser très vite la culture de l’entreprise, créer des alliances et surtout garder son équilibre car c’est toujours une période intense où l’équilibre est fundamental pour ne pas perdre le cap. Ce livre est un bon livre de chevet quand on prend un nouveau job car il permet de rester concentré sur l'essentiel de ce qu'on a à faire et ne pas oublier certains fondamentaux, faciles à oublier tellement on est entraîné dans le tumulte. Un nouveau job est toujours excitant mais il ne faut pas oublier que chaque nouveau job est une marche dans une carrière et que cette marche nous aide à avancer vers le but qu'on s'est fixé. Vanina Delobelle
Je suis tombé sur Storytelling au hasard d’un article de Jeanne Bordeau et d'une revue publiée par Christophe Faurie. Le renouveau des techniques narratives, et leur utilisation à outrance dans toutes sortes de discours, est au cœur de cet ouvrage de Christian Salmon, qui fit – et devrait encore faire – beaucoup de bruit. Le livre est structuré autour de sept grands chapitres, qui illustrent chacun un usage spécifique :
Abondamment documenté, chaque chapitre mériterait une analyse à lui tout seul. Christian Salmon déconstruit méthodiquement plusieurs exemples de dévoiement des techniques narratives à des fins plus ou moins acceptables. La démonstration est éloquente, et s’appuie sur de nombreux exemples, principalement issus des Etats-Unis. Cette tendance à ne voir que l’aspect négatif du storytelling est malheureusement le principal travers de ce livre. En gros, le storytelling ne servirait qu’aux intérêts de personnes ou d’organisations peu scrupuleuses : l’ouvrage est avare en exemples positifs. En outre, si l’auteur rappelle que la narration et le récit ont, de tout temps, été au cœur des sociétés organisées, on a l’impression, à la lecture de ce livre, que l’usage de ces techniques comme outil de contrôle n’est apparu que récemment. J’en doute. Tout regroupement d’individus, structuré ou non, s’appuie, à mon avis, sur une histoire, et sur les talents de son narrateur, qu’il s’agisse du leader ou de sa cour. Prenez François Mitterrand. Son succès en 1981 est le résultat d’une histoire personnelle, longuement élaborée et médiatisée, de sa première élection comme député de la Nièvre jusqu’à sa victoire à l’élection présidentielle, celle d’un « homme de gauche ». Qui se doutait alors de ses premières amours, de sa fidélité à Bousquet, de toutes ces choses qui , si elles avaient été incorporées à son histoire, lui auraient valu une cinglante défaite ? Voulez-vous un autre exemple, encore plus sensible? Prenez le récit biblique, celui de l’ancien testament, la Torah. C’est un récit fondateur, sans narrateur explicite pour 80% de son contenu. Une légende, un mythe ? Soit. Mais il a été, et reste encore, l’élément vital sur lequel a perduré le peuple juif. Et même si d’autres histoires sont venues se greffer en chemin – de Pourim à Hanoucah – c’est le récit qui est à la base de la foi. Mieux, l’élaboration d’une loi orale, sur la base de ces textes anciens, n’a pas pu s’empêcher d’inclure une part de récit – le midrash - qui relève tout à fait d’une pratique de storytelling. Voici des exemples positifs, situés à des siècles du renouveau mentionné par l’auteur. En revanche, et c’est là où Christian Salmon vise juste, la narration est devenue un outil essentiel pour survivre dans nos sociétés modernes. De la rédaction d’un CV à la publication de photos sur son profil Facebook, c’est à l’élaboration de sa propre histoire que participe, sans parfois s’en rendre compte, chaque individu. On rejoint ici l’analyse de l’ouvrage de Versac, qui rappelle qu’il est à la portée de tous de faire connaître son talent, pourvu qu’on en soit doté d’un. Il me semble que, par une sorte de mise en abyme assez paradoxale, l’ouvrage « Storytelling » illustre parfaitement la technique de « storytelling » : Christian Salmon, dans ces deux cents et quelques pages, nous raconte une histoire. A nous, lecteurs à l’esprit suffisamment curieux et éveillé, de décider si celle-ci relève de la pure propagande, ou d’une mise en forme du discours plus apte à nous faire adopter le point de vue de l’auteur. Enfin, et je conclurai cette revue critique par ce point, le message délivré par l’auteur de « Storytelling » peut être perçu positivement: à l’heure où les techniques d’expression et les formes de langages connaissent des remous significatifs - comme l’apparition du langage SMS ou l’essor de Twitter - le storytelling renforce le besoin d’individus capables de s’exprimer sous des formes plus élaborées. A mon sens, c’est là une bonne nouvelle. Hervé Kabla
Blogueur talentueux et fondateur de l’agence Spintank, Nicolas Vambremeersche livre dans « De la démocratie numérique » une analyse intéressante de l’évolution du Web durant ces dernières années, et de l’impact qui en résulte sur nos sociétés modernes. Relativement court, son essai s’appuie sur un constat posé dans la première partie : une analyse du Web, ce réseau de liens à ne pas confondre avec l’Internet, relégué quant à lui au rang de technologie servant justement à construire cet immense réseau.
Cette analyse est à la fois simple est subtile : Versac – c’est son pseudo de blogueur – considère que le Web est la réunion de trois ensembles, non forcément disjoints d’ailleurs puisque Wikipedia est à leur intersection : le Web documentaire, constitué des sites figés « à l’ancienne », le Web de l’information, construit autour des grands medias d’information en ligne, presse et TV confondus, et le Web social, cet immense édifice auquel chaque internaute peut apporter sa contribution, selon son degré d’implication, du commentaire sur Amazon aux blogs les plus évolués ou à Facebook. La seconde partie de cet ouvrage est consacrée aux impacts de cette segmentation du Web, à ce que cela change dans la vie de nos démocraties occidentales. De l’essor de la Tecktonik à la campagne d’Obama, l’auteur propose différents exemples concrets, tout en disséminant un brin d’analyse sociologique de ci de là. J’aime les choses simples, et la vision de Versac relève de ces explications limpides qui donnent une vision nette et précise de choses qui auparavant pourraient paraître difficiles à appréhender. A ce titre, cet ouvrage est évidemment de ceux à mettre en les mains de ceux et celles qui auraient manqué, justement, la révolution numérique. Pour autant, je ne peux m’empêcher d’émettre quelques réserves, aussi bien en tant que lecteur qu’en tant qu’acteur de cet espace public numérique qu’il décrit.
Dernière critique, enfin, émanant d’un esprit plutôt scientifique enclin à toutes formes de nomenclatures et de classifications : il manque un thésaurus et une liste de références à ce livre. Peut-être pour en limiter le nombre de pages à une centaine ? Bref, s’il n’atteint pas la consistance et la pertinence de l’ouvrage de Tocqueville dont il est un joli calembour, « De la démocratie numérique » mérite de figurer dans de nombreuses bibliothèques de nos compatriotes. Avant que la prochaine révolution du Web ne vienne rendre obsolètes certaines des thèses qui y sont exposées. Hervé Kabla |
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