BD

Nana – Ai Yazawa

Vendredi 19 Janvier 2007


Nana – Ai Yazawa
Les cadeaux de Noël aidant, je viens vous présenter un manga (culte dans la série des shojos) mais que je viens juste de découvrir : « Nana ».

Deux jeunes filles : Nana Komatsu et Nana Osaki se rencontrent par hasard dans un train qui monte à Tokyo. Les conditions climatiques vont immobiliser le train durant quelques heures et leur permettre de faire connaissance. Au départ, tout les oppose : leur caractère, leur passé, leur milieu social, leur manière d’appréhender la vie…et pourtant le destin va à nouveau les conduire l’une vers l’autre, en les faisant cohabiter dans un appartement, au numéro 707. Le 7 est en effet au centre de cette histoire et l’auteur s’en amuse à outrance : Nana est une des manières de dire 7 en japonais et pour l’une des Nana le 7 est relié à une malchance intolérable qu’elle personnifie en la nommant « Roi des Démons ».

Les deux personnages principaux, drôles à souhait sur certaines scènes, ont en effet des buts et attitudes bien différents :

  • L’une, un brin superficielle, est en quête d’indépendance malgré une frivolité et une légèreté qui lui jouent bien des tours, notamment avec les hommes, dont elle discerne automatiquement l’âge grâce à son œil avisé. Elle a rejoint Tokyo pour retrouver ses amis, tous en faculté d’art…elle étant rônin (c’est-à-dire ayant échouée à tous les examens d’entrée des facultés nippones) et se contentant d’un petit job pour vivre.

  • L’autre, plus mystérieuse, est chanteuse dans un groupe de Rock. Partant avec ses textes sous le bras, elle est bien décidée à devenir professionnelle et à rivaliser avec Ren, son grand amour, guitariste dans un groupe à succès. Plus sérieuse, posée, elle est admirative des Sex Pistols et a une fleur de Lotus tatouée sur le bras, lourde de symbolisme.

Mon avis :

Je vous conseille de ne pas vous arrêter au volume 1, qui met en place le décor, les personnages et qui pêche en action. Assez déçue par rapport aux derniers shojos que j’ai lu (« Kimi Wa Pet » et que je vous ai déjà présenté dans une précédente fiche), j’ai mis du temps à m’imprégner de ce livre, peut-être trop sentimental à mon goût dans le tome 1. Puis l’histoire s’étoffant et l’effet addiction faisant son effet, j’ai voulu connaître la suite, en parcourant avec amusement les 3 premiers volumes (15 sont disponibles actuellement en français). Il faut savoir que cette série existe aussi en dessin animé (si le japonais ou l’anglais ne vous font pas peur, n’hésitez pas à en visionner quelques épisodes, au moins pour les BO – qui ont su accroché mon oreille – et pour le coup de crayon des mangakas). Deux bonus en fin de mangas sont également très appréciables : les clés de compréhension pour éclaircir les points en référence à la culture japonaise et les dessins des lecteurs. Alors pour un moment de détente et de légèreté, je vous encourage à changer votre sens de lecture et à lire les aventures de ces deux « nanas ».

Emilie Genévrier


BD


Titeuf, Tome 11 Mes meilleurs copains – Zep
Allez, je l’avoue, je me suis servie dans la bibliothèque…non pas de mon petit frère…mais de mon père. Et j’y ai découvert Titeuf, l’amoureux transi de Nadia, à la mèche blonde inoubliable et au langage si personnel.

Il est parfois agréable de ne pas se prendre au sérieux et de se plonger dans une BD humoristique, dont les blagues, les qui pro quo, les mots désarticulés ne font pas rire que les enfants. Notamment avec son onzième tome, qui renoue avec des histoires courtes et le format une planche dessinée par page. Dans ce volume, Titeuf s’aperçoit que l’amitié est une notion primordiale : Vomito et tous les autres copains du héro « observent le monde qui les entourent, en prise directe avec l'actualité ».

Tchô et bonne lecture !

Emilie Genévrier


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Les profs – Pica & Erroc

Dimanche 26 Novembre 2006

Les profs – Pica & Erroc
Ou le quotidien burlesque d’enseignants, qui affrontent : élèves indisciplinés, cancres perturbateurs, piles de copies à corriger, conversations en salle des profs pour préparer la prochaine manifestation ou lecture assidue du nouveau catalogue de la Camif. Tournant en dérision (mais avec tendresse) la vie de ces fonctionnaires de l’Education Nationale, le scénario est extrêmement bien construit et les gags font obligatoirement esquisser un sourire aux lèvres.

Chacun reconnaît un de ses profs ou de ses anciens camarades à travers ces portraits, un peu caricaturaux mais désopilants : « le prof d’histoire amoureux de sa copine et de Napoléon, le prof de philo désabusé, la prof d’anglais colérique, la jolie prof de français... Sans oublier Boulard, le cancre officiel de la série, sans qui une salle de classe ne serait pas vraiment ce qu’elle est. » Lecture à conseiller aux professeurs, aux élèves, au personnel de l’éducation et à tous ceux qui ont aimé ces années passées sur les bancs de l’école !

Et je vous encourage à aller voir leur mini site : http://www.lesprofs.com/

Emilie Genévrier


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Lou – Julien Neel

Samedi 25 Novembre 2006

Lou – Julien Neel
Lou est une adolescente qui vit seule avec sa mère. Dans cette famille décomposée, les rôles mère/fille sont parfois inversés, ce qui créé une grande complicité entre les deux héroïnes, qui s’affrontent dans des matchs sur console ou qui mangent goulûment des pizzas sans se soucier d’un quelconque équilibre alimentaire. Sa mère, voyant que Lou devient indépendante à l’aube de ses 12 ans, retombe dans une immaturité sans fin, laissant parfois sa fille la conseiller et la guider dans la vie. Notamment pour gérer sa vie amoureuse : Lou est en effet convaincue que Richard, leur voisin, « soixante huitard » attardé et écolo à ses heures, est l’homme idéale pour sa mère.

Actuellement 3 albums, chaque planche constituant un gag indépendant :
  • Journal Infime
  • Mortebouse
  • Le cimetière des autobus

Mon avis :
Outre l’humour, ce qui est appréciable dans cette BD c’est son côté contemporain. Tant dans le graphisme que dans les dialogues, les personnages vivent avec leur temps : leur manière d’appréhender l’existence, leur comportement citadin, leurs attentes en la vie...ils sont notre reflet. Et la relation mère/fille hors normes des deux héroïnes est un petit bijou, l’auteur a su traiter avec drôlerie ce phénomène plus ou moins récent des mères-copines, qui vivent une seconde adolescence à travers leur progéniture. A lire absolument !

Mon conseil :
A partir de 9 ans…mais cette BD peut aussi séduire les plus grands (pour ma part, je suis passée outre l’aspect « fleur bleue » des couvertures et je ne le regrette pas) !

Emilie Genévrier


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Kimi wa pet – Yayoi Ogawa

Jeudi 23 Novembre 2006

Kimi wa pet – Yayoi Ogawa
Editions Kurokawa

Sumire, une journaliste à qui tout semblait sourire tant professionnellement que personnellement, traverse une phase plus sombre : son entreprise l’a mis au placard, car elle a osé violenter son supérieur qui lui faisait des avances sous le coup de l’alcool, son fiancé l’a trompé avec une femme « socialement » plus modeste et ses collègues la trouvent trop prétentieuse à leur goût. Un soir, alors qu’elle rentre chez elle, elle découvre sur le pas de sa porte un jeune homme abandonné, qu’elle décide d’héberger, de prendre sous son aile, de nommer Momo…et qui deviendra ainsi son animal de compagnie. Sumiré expliquera alors en quatre règles comment dresser "son beau gosse":

  • Comment élever votre beau gosse
  • Temporiser, c'est le secret du bonheur
  • Sa première soirée seul
  • Au cas où il se perdrait

Mon avis :
Ce shojo mature (comprenez un manga romantique qui vise les jeunes adultes et plus spécifiquement les femmes) est savoureux grâce à son humour et son second degré. Le personnage principal de Sumire est bien campé et drôle à souhait malgré une sévérité apparente : notamment lorsqu’elle cherche désespérément le 3G, l’homme d’une vie « au Gros diplôme, Grande taille et Gros salaire ». Au-delà de la relation dominant/dominé et du sous-titre « Au pied, chéri ! » un brin autoritaire, il s’agit d’une histoire d’amour touchante à l’extrême, mais à aucun moment « naïve », pour ceux qui craindraient un excès de sentimentalisme. Ce manga soulève de belles questions : La différence sociale et intellectuelle peut-elle nuire à un couple ? Jusqu’à quel degré peut-on être honnête ? Comment faire face à des collègues « langues de vipères » ? Je n’en suis qu’au tome 1 (il en existe 9 en version française et 14 en japonaise) et il me tarde déjà de lire le suivant, car il provoque un véritable effet d’addiction !

Emilie Genévrier


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