BD
Je ne suis pas un ange - Ai Yazawa Mardi 12 Février 2008
Quand une mangaka de talent démarre et couche en pré-publication sur le magazine « Ribon » son premier shojo, on découvre un succès originel, loin d’être parfait et parfois trop simpliste à mon goût, mais qui a marqué bon nombre de lecteurs japonais et qui était déjà la prémisse de belles œuvres à venir. Le considéré culte « Je ne suis pas un ange » de Ai Yazawa a débarqué en France après ses descendants directs, que tous les amateurs du genre connaissent, mais sous un format déconcertant qui ne peut qu’attiser la curiosité.
C’est une sorte de long roman d’amitié, comme le dirait Elsa, qui naît dans le tome 1 et conduit notre héroïne, Midori Saejima, vers son Sûdo à la coiffure très sixties et aux silences lourds à cerner, vers Mamyrin élève modèle et acharnée qui va découvrir quel soutien réconfortant peut amener une confidente, vers sa professeur d’art qui l’encouragera à crayonner pour animer en images les fêtes de fin d’année…Plus de 2 ans de vie lycéenne concentrée en 4 tomes, avec le panel d’émotions et de découvertes que supposent ces années adolescentes charnières.
Mon avis :
Ma main a bondi sur ce manga, dans le rayon du libraire, pour deux raisons évidentes : bien sûr c’est un Ai Yazawa (auteure entre autres de Nana, de Gokinjo, de Paradise Kiss…bref de mangas qui rendent à la fleur bleue du shôjo un violacé plus complexe qui captive), ensuite pour son format de luxe (en poids égal à 3 volumes classiques). Certes pleuvent les bons sentiments, une intrigue quelque peu prévisible, des regards moins travaillés qu’à l’accoutumé : il ne faut pas vouloir retrouver la finesse de la Yazawa « mature » (qui s’est vraiment bonifiée au fil des ans, je crois), mais juste profiter de ses personnages (surtout les seconds rôles), rapidement attachants et qui nous font malgré tout participer au jeu addictif du « je veux connaître la suite ».
Je conclurai juste en vous rappelant que les premières fois sont toujours émouvantes, mais jamais les plus marquantes en terme de qualité…c’est ainsi que je vois ce petit ange, pas tombé du ciel ni de la dernière pluie, mais qui met diablement du boom au cœur !
Emilie Genévrier
C’est une sorte de long roman d’amitié, comme le dirait Elsa, qui naît dans le tome 1 et conduit notre héroïne, Midori Saejima, vers son Sûdo à la coiffure très sixties et aux silences lourds à cerner, vers Mamyrin élève modèle et acharnée qui va découvrir quel soutien réconfortant peut amener une confidente, vers sa professeur d’art qui l’encouragera à crayonner pour animer en images les fêtes de fin d’année…Plus de 2 ans de vie lycéenne concentrée en 4 tomes, avec le panel d’émotions et de découvertes que supposent ces années adolescentes charnières.
Mon avis :
Ma main a bondi sur ce manga, dans le rayon du libraire, pour deux raisons évidentes : bien sûr c’est un Ai Yazawa (auteure entre autres de Nana, de Gokinjo, de Paradise Kiss…bref de mangas qui rendent à la fleur bleue du shôjo un violacé plus complexe qui captive), ensuite pour son format de luxe (en poids égal à 3 volumes classiques). Certes pleuvent les bons sentiments, une intrigue quelque peu prévisible, des regards moins travaillés qu’à l’accoutumé : il ne faut pas vouloir retrouver la finesse de la Yazawa « mature » (qui s’est vraiment bonifiée au fil des ans, je crois), mais juste profiter de ses personnages (surtout les seconds rôles), rapidement attachants et qui nous font malgré tout participer au jeu addictif du « je veux connaître la suite ».
Je conclurai juste en vous rappelant que les premières fois sont toujours émouvantes, mais jamais les plus marquantes en terme de qualité…c’est ainsi que je vois ce petit ange, pas tombé du ciel ni de la dernière pluie, mais qui met diablement du boom au cœur !
Emilie Genévrier
BD
Babe My Love - Yoko Maki Mercredi 06 Février 2008
Quand un dragueur invétéré devient une maman modèle, plus poule que la mère Noël avec ses lutins, on voit le visage illuminé d’une enfant, qui trouve, en une mère d’adoption fantasque, un nouveau port d’attache, porteur d’une véritable stabilité. C’est le thème mi-humour, mi-amer, qui rythme ce manga.
Kippei, 17 ans, les hormones en constante bataille, collectionne les conquêtes. Son charme fou en fait la coqueluche du lycée, mais son manque d’assiduité lui vaut la place du cancre de la classe. Jusqu’au jour où la petite Yuzuyu, sa cousine maternelle, débarque dans sa vie. Abandonnée par sa mère, dépressive et trop instable pour assumer seule son enfant, la fillette trouve refuge chez sa tante. Pour le responsabiliser davantage, la grande sœur de Kippei l’oblige à devenir la nounou attitrée de la fillette au regard d’ange. L’accompagner à l’école, lui préparer ses bento, retrouver le goût enfantin de faire de quelques grains de sables un superbe château…feront partis de ses missions quotidiennes. Très vite, le terrible coureur de jupons immature va se montrer tendre, attentif, dévoué : de nouvelles qualités qui le conduiront même peut-être à devenir l’homme d’une seule femme.
Mon avis :
Les regards purs de Yuzuyu, la maladresse de grand frère Kippei quand il lui prépare son premier onigiri, l’amour possessif qu’il développe envers la petite malgré cette mère qui a clamé « un jour je reviendrai » m’ont touché. Ne vous fiez pas à l’apparence enfantine de la couverture, car même si les bons sentiments sont les ressorts principaux de cette histoire, les personnages sont finement dessinés et certains caractères, comme la dure et complexe sœur ainée, effet comique de nombreuses scènes familiales, est pour moi l’un des plus pensés et des plus soignés, preuve que le jeune public n’est pas l’unique destinataire. 7 volumes (oui seulement 7) composent cette saga « Babe, My Love », « Aishiteruze baby » dans sa version originale, qui a également été décliné en animé.
Emilie Genévrier
Kippei, 17 ans, les hormones en constante bataille, collectionne les conquêtes. Son charme fou en fait la coqueluche du lycée, mais son manque d’assiduité lui vaut la place du cancre de la classe. Jusqu’au jour où la petite Yuzuyu, sa cousine maternelle, débarque dans sa vie. Abandonnée par sa mère, dépressive et trop instable pour assumer seule son enfant, la fillette trouve refuge chez sa tante. Pour le responsabiliser davantage, la grande sœur de Kippei l’oblige à devenir la nounou attitrée de la fillette au regard d’ange. L’accompagner à l’école, lui préparer ses bento, retrouver le goût enfantin de faire de quelques grains de sables un superbe château…feront partis de ses missions quotidiennes. Très vite, le terrible coureur de jupons immature va se montrer tendre, attentif, dévoué : de nouvelles qualités qui le conduiront même peut-être à devenir l’homme d’une seule femme.
Mon avis :
Les regards purs de Yuzuyu, la maladresse de grand frère Kippei quand il lui prépare son premier onigiri, l’amour possessif qu’il développe envers la petite malgré cette mère qui a clamé « un jour je reviendrai » m’ont touché. Ne vous fiez pas à l’apparence enfantine de la couverture, car même si les bons sentiments sont les ressorts principaux de cette histoire, les personnages sont finement dessinés et certains caractères, comme la dure et complexe sœur ainée, effet comique de nombreuses scènes familiales, est pour moi l’un des plus pensés et des plus soignés, preuve que le jeune public n’est pas l’unique destinataire. 7 volumes (oui seulement 7) composent cette saga « Babe, My Love », « Aishiteruze baby » dans sa version originale, qui a également été décliné en animé.
Emilie Genévrier
BD
Théodore Poussin, tome 1 : Capitaine Steene - Frank Le Gall Jeudi 12 Juillet 2007
Je suis tombée un jour sur cette BD par hasard. Alors que j’avais terminé une prestation chez un client à Montpellier, avant de reprendre l’avion, je le suis rendue chez un Gibert Jeune. A la recherche d’une BD sympa pour ramené à mon mari après mes quelques jours d’absence.
Le problème c’est que moi je ne m’y connais pas trop en BD. Il y avait là un homme qui cherchait lui aussi parmi les BD (je me suis dit c’est un homme au moins il doit connaître des BD masculines) et je lui ai demandé s’il avait une BD qu’il avait particulièrement aimée et qu’il pourrait me conseiller. Bingo, j’étais tombé sur un fan de BD. Voilà que du coup il m’en sort plutôt pas mal et surtout il me sort Capitaine Steene qui va retenir mon attention.
Cette BD c’est pour tous les amoureux des voyages et de l’aventure !
Théodore va nous amener à travers jusqu’en Indochine pour rechercher le légendaire aventurier Capitaine Steene, son oncle. Bien sûr tout au long de sa quête, il va lui arriver un certain nombre d’épopées. Capitaine Steene est le premier tome de cette collection.
Vanina Delobelle
Le problème c’est que moi je ne m’y connais pas trop en BD. Il y avait là un homme qui cherchait lui aussi parmi les BD (je me suis dit c’est un homme au moins il doit connaître des BD masculines) et je lui ai demandé s’il avait une BD qu’il avait particulièrement aimée et qu’il pourrait me conseiller. Bingo, j’étais tombé sur un fan de BD. Voilà que du coup il m’en sort plutôt pas mal et surtout il me sort Capitaine Steene qui va retenir mon attention.
Cette BD c’est pour tous les amoureux des voyages et de l’aventure !
Théodore va nous amener à travers jusqu’en Indochine pour rechercher le légendaire aventurier Capitaine Steene, son oncle. Bien sûr tout au long de sa quête, il va lui arriver un certain nombre d’épopées. Capitaine Steene est le premier tome de cette collection.
Vanina Delobelle
BD
Le petit Spirou - Dupuis Samedi 09 Juin 2007
Formidable BD qui réjouira petits et grands. Chacun peut se retrouver dans les blagues d’enfants, le petit Spirou découvrant le monde et les gens qui l’entourent.
Il y a la maîtresse (Mademoiselle Chiffre) , le professeur de sport (Monsieur Mégot), le curé (l’Abbé Langélusse), les copains (Vertignasse, Ponchelot, Cassius, Masseur), l’amoureuse (Suzette), les parents, les grands parents et les autres, bref tout ce qui fait partie de la vie d’un enfant.
BD humoristique qui nous fait découvrir toutes les bêtises d’enfants…ou nous rappellent quelques unes des nôtres.
12 titres qui nous laissent sans cesse impatients de l’arrivée du suivant.
Vanina Delobelle
Il y a la maîtresse (Mademoiselle Chiffre) , le professeur de sport (Monsieur Mégot), le curé (l’Abbé Langélusse), les copains (Vertignasse, Ponchelot, Cassius, Masseur), l’amoureuse (Suzette), les parents, les grands parents et les autres, bref tout ce qui fait partie de la vie d’un enfant.
BD humoristique qui nous fait découvrir toutes les bêtises d’enfants…ou nous rappellent quelques unes des nôtres.
12 titres qui nous laissent sans cesse impatients de l’arrivée du suivant.
Vanina Delobelle
BD
Chobits - Clamp Mercredi 18 Avril 2007
Hideki Motosuwa est un étudiant ronin dont les moyens financiers sont plus que réduits, malgré un emploi à temps partiel dans un bar. Faute d’argent, il ne peut réaliser son rêve : s’offrir un ordinateur personnel à l’apparence humaine. Dans ce nouveau monde où la technologie est reine, les robots humanoïdes ont en effet envahi la société et sont devenus des outils indispensables au quotidien des japonais. Mais un soir plus chanceux que d’autre, il découvre, au milieu des ordures, un de ces automates à l’intelligence artificielle, sous les traits d’une charmante jeune femme. Convaincu que la fortune a enfin frappé à sa porte, il la ramène chez lui. Malheureusement, après activation de cette machine, il s’aperçoit que le vocabulaire prononcé par ce robot se limite à « Chii », terme qui fera bientôt office de sobriquet pour cet adorable ordinateur. Ordinateur, qui malgré un système d’exploitation manquant, se révèlera vite être un chobit non ordinaire.
Mon avis :
Les quatre mangakas de l’équipe des Clamp ont fait merveille en réalisant cet opus, aux traits fins et doux, qui mêle science fiction, amour, amitié et réflexion sur l’attirance démesurée, voire dangereuse, des hommes pour les machines et sur la technologie poussée à son extrême. Le personnage de Chii est attachant par sa naïveté (propre à l’univers manga mais totalement justifiée par rapport au contexte), mais celui de Hideki est peut-être trop caricatural à mon goût (le jeune japonais peu dégourdi dont le sexe est une des principales préoccupations). Le thème de base aurait pu être traité avec sérieux, voire une certaine noirceur ou un futurisme déconcertant, mais les Clamp ont choisi d’y ajouter un brin de légèreté, avec quelques scènes réellement cocasses, dans l’idée de laisser le lecteur se faire sa propre opinion à la question : une machine ultra-sophistiquée et à l’apparence proche de la nôtre peut-elle prêter confusion dans l’esprit d’un homme et faire naître des sentiments, selon toute apparence, artificiels ?
Bon à savoir :
8 volumes sont disponibles et la série existe également en animé.
Emilie Genévrier
Mon avis :
Les quatre mangakas de l’équipe des Clamp ont fait merveille en réalisant cet opus, aux traits fins et doux, qui mêle science fiction, amour, amitié et réflexion sur l’attirance démesurée, voire dangereuse, des hommes pour les machines et sur la technologie poussée à son extrême. Le personnage de Chii est attachant par sa naïveté (propre à l’univers manga mais totalement justifiée par rapport au contexte), mais celui de Hideki est peut-être trop caricatural à mon goût (le jeune japonais peu dégourdi dont le sexe est une des principales préoccupations). Le thème de base aurait pu être traité avec sérieux, voire une certaine noirceur ou un futurisme déconcertant, mais les Clamp ont choisi d’y ajouter un brin de légèreté, avec quelques scènes réellement cocasses, dans l’idée de laisser le lecteur se faire sa propre opinion à la question : une machine ultra-sophistiquée et à l’apparence proche de la nôtre peut-elle prêter confusion dans l’esprit d’un homme et faire naître des sentiments, selon toute apparence, artificiels ?
Bon à savoir :
8 volumes sont disponibles et la série existe également en animé.
Emilie Genévrier
BD
Densha Otoko - Hara Hidenori Vendredi 23 Février 2007
Une fois n’est pas coutume, je ne vous présenterai ni un shojo ni un josei dans cette rubrique manga, mais un shonen, comprenez un manga dédié à la gente masculine. Ce manga, également disponible en roman, en série sur la chaîne Fuji TV et en film (paru en 2005 sur les écrans nippons et que l’on m’a dit très bien filmé) propose une trame originale et rempli d’humour, basée sur une histoire vraie.
Densha Otoko, qui signifie littéralement « l’homme du train » en japonais, nous compte les aventures sentimentales d’un otaku (un jeune homme friand de jeux vidéo qui s’isole dans ce monde virtuel et dont la vie sociale n’est pas très développée). Il n’est donc pas la caricature même de l’homme épanoui et serait plutôt son contraire : maladroit, gauche, réservé, fluet, avec un style vestimentaire très personnel et hors du temps (chemise à carreaux, sous-pull peu saillant, cheveux n’ayant pas vu les lames d’un ciseau de coiffeur depuis des lustres et lunettes loin d’être conçues par un designer) et surtout totalement inexpérimenté en matière de femmes. Tout va basculer pour lui le jour divin où, prenant son courage à deux mains, il va défendre une jeune femme dans le train, alors qu’un ivrogne l’agressait verbalement. Reconnaissante et admirative de sa bravoure, elle va lui faire parvenir un cadeau de remerciement : des tasses Hermes, qui lui vaudront son surnom. Déjà conquis par son charme, l’otaku souhaite lui fixer un nouveau rendez-vous pour revoir son doux visage, mais il maîtrise mal l’art de la séduction. Il va ainsi lancer des SOS sur un forum de discussion pour célibataires, afin de rompre avec son statut de dragueur débutant. Internet va alors jouer un rôle clé dans son éclosion de « mâle qui s’assume ».
Mon avis :
Je reste mitigée sur ce manga.
J’ai particulièrement apprécié le descriptif mi-tendre mi-amer de la classe des otaku : jeune génération, ne sachant pas se raccrocher à une « vie normale », car étant craintifs, nerveux, malhabiles, mais possédant également un bon cœur, de la droiture, de la gratitude envers ceux qui leur viennent en aide. Ce livre nous montre également les deux versants d’Internet : tantôt nuisibles parce que désocialisant, tantôt stimulant grâce à cet esprit de coopération et d’entraide…un outil, qui, pour ne pas blesser ou détruire, doit être utilisé à bon escient et sans excès de consommation, et qui ne doit surtout pas être un remède à une solitude trop poussée. J’ai également trouvé que l’auteur maniait avec habilité le langage sms, forum, jeux vidéo et jeux de rôles pour les placer dans ses dialogues (quoique la traduction du japonais au français a atténué cet effet de style pour faciliter notre compréhension).
Néanmoins le coup de crayon du mangaka est assez sombre, brut, pas assez abouti au niveau de la multitude des expressions du visage. La police de caractère, typiquement « eurostile », très carrée, escarpée, n’aide pas à la lecture et ressort mal à l’impression. La couverture (trop rigide à mon goût), le papier épais des éditions Kurokawa et le format plus en hauteur de ce manga n’apportent pas un réel confort. Mais ce ne sont après tout que des détails visuels, car l’humour est au rendez-vous, c’est un fait certain, et le thème des otaku y est traité de manière inédite.
Pour ceux qui ont lu ce manga ou vu le film, je serais intéressée de partager votre ressenti et vos impressions post-lecture ou visionnage en commentaire.
Bon à savoir:
1 seul volume est disponible en français actuellement mais 3 ont été publiés au Japon
Emilie Genévrier
Densha Otoko, qui signifie littéralement « l’homme du train » en japonais, nous compte les aventures sentimentales d’un otaku (un jeune homme friand de jeux vidéo qui s’isole dans ce monde virtuel et dont la vie sociale n’est pas très développée). Il n’est donc pas la caricature même de l’homme épanoui et serait plutôt son contraire : maladroit, gauche, réservé, fluet, avec un style vestimentaire très personnel et hors du temps (chemise à carreaux, sous-pull peu saillant, cheveux n’ayant pas vu les lames d’un ciseau de coiffeur depuis des lustres et lunettes loin d’être conçues par un designer) et surtout totalement inexpérimenté en matière de femmes. Tout va basculer pour lui le jour divin où, prenant son courage à deux mains, il va défendre une jeune femme dans le train, alors qu’un ivrogne l’agressait verbalement. Reconnaissante et admirative de sa bravoure, elle va lui faire parvenir un cadeau de remerciement : des tasses Hermes, qui lui vaudront son surnom. Déjà conquis par son charme, l’otaku souhaite lui fixer un nouveau rendez-vous pour revoir son doux visage, mais il maîtrise mal l’art de la séduction. Il va ainsi lancer des SOS sur un forum de discussion pour célibataires, afin de rompre avec son statut de dragueur débutant. Internet va alors jouer un rôle clé dans son éclosion de « mâle qui s’assume ».
Mon avis :
Je reste mitigée sur ce manga.
J’ai particulièrement apprécié le descriptif mi-tendre mi-amer de la classe des otaku : jeune génération, ne sachant pas se raccrocher à une « vie normale », car étant craintifs, nerveux, malhabiles, mais possédant également un bon cœur, de la droiture, de la gratitude envers ceux qui leur viennent en aide. Ce livre nous montre également les deux versants d’Internet : tantôt nuisibles parce que désocialisant, tantôt stimulant grâce à cet esprit de coopération et d’entraide…un outil, qui, pour ne pas blesser ou détruire, doit être utilisé à bon escient et sans excès de consommation, et qui ne doit surtout pas être un remède à une solitude trop poussée. J’ai également trouvé que l’auteur maniait avec habilité le langage sms, forum, jeux vidéo et jeux de rôles pour les placer dans ses dialogues (quoique la traduction du japonais au français a atténué cet effet de style pour faciliter notre compréhension).
Néanmoins le coup de crayon du mangaka est assez sombre, brut, pas assez abouti au niveau de la multitude des expressions du visage. La police de caractère, typiquement « eurostile », très carrée, escarpée, n’aide pas à la lecture et ressort mal à l’impression. La couverture (trop rigide à mon goût), le papier épais des éditions Kurokawa et le format plus en hauteur de ce manga n’apportent pas un réel confort. Mais ce ne sont après tout que des détails visuels, car l’humour est au rendez-vous, c’est un fait certain, et le thème des otaku y est traité de manière inédite.
Pour ceux qui ont lu ce manga ou vu le film, je serais intéressée de partager votre ressenti et vos impressions post-lecture ou visionnage en commentaire.
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