Vers un nouveau marketing...(Towards a new marketing approach...)

La théorie des réseaux de Dunbar et Mayfield



La théorie des réseaux de Dunbar et Mayfield
Robin Dunbar est un anthropologue anglais, qui a émis comme hypothèse une limite imposée au nombre d’individus ayant des relations stables au sein d’un groupe. Il a ainsi prédit que 147,8 était la taille moyenne d’un groupe d’humains cohérent. Plus tard, ce calcul a été adapté aux réseaux sociaux en ligne, notamment par Ross Mayfield.

La théorie a évolué, amenant ainsi à limiter à 150 la taille limite d’un groupe cohérent d’individus, taille en deçà de laquelle il n’est pas nécessaire de développer d’efforts supplémentaires afin d’assurer la cohésion du groupe. Une sorte de limite de retour sur investissement.

Les Réseaux sociaux, via leur principe général favorisant la cooptation, et l’augmentation du réseau de contact, va à l’encontre de l’hypothèse de Dunbar. Une course au grand nombre, dans la volonté, probablement inconsciente, de se rapprocher d’un modèle économique de longue traîne.

Les Réseaux sociaux privilégient donc la quantité à la qualité, bien que s’en défendant officiellement. Leurs membres ne gagnent rien à réduire et à améliorer la qualité de leur réseau. Il faut une réelle volonté, nous l’avons vérifié, pour aller dans ce sens. Viadeo, dans un souci d’éviter la course aux grands nombres, a fait disparaître la visibilité sur le nombre de contacts, pour ne plus afficher que le nombre de membres cooptés, les filleuls.

Le nombre de Dunbar n’empêche pas des communautés de tailles inférieures, ou supérieures d’exister, mais pour les gérer correctement, et comprendre leurs aspirations en y répondant, il devient rapidement nécessaire de les scinder en groupes plus cohérents de maximum 150 personnes. Je pense que c’est dans une certaine mesure ce que Facebook cherche à faire avec la fonctionnalité « d’où est-ce que je connais cet amis » cataloguant ainsi nos connaissances en plusieurs groupes.

Extrait de Business Social Networking

Lundi 3 Décembre 2007
Vanina Delobelle
Lu 5668 fois


1.Posté par Sun le 11/12/2007 16:45
L'un de mes pseudo il y a quelques années était Web car je tisse mon réseau d'amis comme sur internet par réseau de relation. Facebook est un tres bon exemple pour évaluer cette thèse. Personnellement, je ne constatais sur mes jeux MMORPG que j'ai abandonné depuis un moment et avoir déjà un groupe de 40 personnes stable relevait déjà du défis.

Je préfère aborder différent univers sans trop chercher à les mélanger et ca n'est qu'apres un moment d'observation que je m'arrange pour que les gens se rencontrent. On ne peut pas mélanger tout le monde car il y a les lunatiques, les personnes intéressées, les trops sérieux.... Je pars sur l'idée que les personnes qui se rencontrent et s'apprécient, sont un élément positif qui va en ma faveur. Peut etre qu'un jour je m'expliquerai d'avantage.

2.Posté par Francois le 31/12/2007 15:00
L'art militaire utilise ce genre de division depuis très longtemps.

Une manipule romaine comptait 120 personnes. Une légion regroupait 3.000 hommes découpés en 3 lignes d'attaques, elles mêmes structurées par groupes constitués de 5 ou 10 manipules.

La formalisation de Dunbar est donc une pratique très ancienne.

http://en.wikipedia.org/wiki/Maniple_%28military_unit%29


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 30 Mars 2014 - 23:00 10 years after the social revolution…

Vendredi 18 Novembre 2011 - 18:41 RNKD: the new social site from Zappos’ founder

Mercredi 16 Novembre 2011 - 19:34 Social Media around the world