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L’expatriation : l’effet lune de miel



L’expatriation : l’effet lune de miel
Ce sujet est bien sûr très présent chez moi, ayant passé la plupart de mon enfance et adolescence expatriée et ayant reconduit l’expérience dans ma vie adulte depuis quelques années maintenant, je ne peux m’empêcher d’y revenir. J’ai déjà abordé le sujet ici et Henri Kaufman l’a récemment évoqué ici.


L’expatriation est une expérience superbe et chacun s’accordera à dire que cela vaut la peine de l’avoir fait car on n’en ressort qu’avec du positif. Cependant, ne croyons pas que c’est tous les jours facile (l’est-il d’ailleurs toujours même en restant en France ?).

L’expatrié passe par des phases psychologiques très particulières liées à son expatriation.

L’expatriation : l’effet lune de miel

L’avant départ : Stress, tensions, inquiétudes et en même temps excitation. J’ai évoqué cette phase dans mon article La valse des expatriés.

L’arrivée et les 3-4 premiers mois : c’est la nouveauté, l’excitation, on parle de l’effet «lune de miel». Tout est super, on ses sent très bien, on est super content.

Entre 4 et 6 mois : on commence à réaliser, on prend ses marques et la fatigue liée au changement s’installe. On retombe sur terre et on voit le positif et le négatif. On commence alors à avoir un œil plus critique et on a une première nostalgie pour la France. On dit d’ailleurs que l’expatrié met entre 4 et 6 mois à s’adapter.

Ensuite : on a pris ses marques et on va mieux. On aura des hauts et des bas mais la vie s’est installée. Des moments de nostalgie où la France semble mieux en tous points et d’autres où on se dit qu’on a de la chance d’être là où on est. Des jours où on va détester le pays où l’on vit et des jours où on va se dire «on a bien fait de venir ici».

Le retour : certains ne rentreront jamais, d’autres feront un retour. Toujours un peu poussés car beaucoup d’expatriés diront «on aurait bien fait encore une année ou deux.» Bref, c’est toujours trop tôt. On rentre parce que le contrat se finit, on rentre parce qu’on a l’opportunité de sa vie, on rentre parce que les enfants vont au lycée, on rentre parce que les parents se font vieux bref on se trouve toujours une raison de rentrer sans quoi on ne le ferait jamais car la découverte du monde est tellement grisante.

Mardi 14 Octobre 2008
Vanina Delobelle
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