Vers un nouveau marketing...(Towards a new marketing approach...)

Est-ce normal qu’un dirigeant de PME ne gagne pas plus que le SMIC ?



Est-ce normal qu’un dirigeant de PME ne gagne pas plus que le SMIC ?
Rediffusion du 24 janvier 2007


Mathilde l’a bien dit, quand on crée une entreprise, on passe par tous les smics du monde avant d’arriver au smic français et là on est déjà bien content. OK on va dire que c’est le début, le lancement de l’entreprise et il faut bien commencer par quelque chose. Je me pose cependant la question beaucoup plus inquiétante à mon avis : pourquoi une PME qui fonctionne très bien et qui existe depuis plus de 2 ans, ne permet pas à son dirigeant de se verser un salaire supérieur à 1500€/mois ? Et là je peux vous dire que beaucoup se reconnaîtront !

Quand on décortique les comptes et qu’on cherche à comprendre les raisons, on se rend compte que les charges prélevées sont exhorbitantes. Pourquoi un dirigeant qui ne se verse pas encore de salaires doit-il payer des charges minimum ? Ceci est inacceptable et encore je suis gentille !

Alors maintenant ne nous étonnons pas qu’après s’être battu pendant plusieurs années et avoir eu un certain sentiment patriotique en restant en France coûte que coûte, beaucoup choisissent finalement la délocalisation. Car arrêtons de se leurrer, une entreprise ce n’est pas un mécénat. Quand on lance une entreprise c’est avant tout pour gagner de l’argent. Ailleurs (en Allemagne), les dirigeants ont une période probatoire et versent des charges proportionnelles à leurs revenus ; ailleurs encore (UK), les charges ne sont pas de 62% mais de 33%...sacrée différence !

Mais où allons-nous en France, où allons nous ?

Dimanche 10 Février 2008
Vanina Delobelle
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1.Posté par Olivier le 24/01/2007 09:08
Je vous donne l'exemple de la Suisse qui offre des charges progressives en fonction du salaire effectivement versé aux personnes (et non pas en fonction du CA de l'entreprise) ?
http://www.benoli.typepad.com

2.Posté par Matthieu M. le 24/01/2007 09:45
Je trouve tout cela à la fois révoltant et désolant. Parce que ce n'est pas comme ça qu'on va booster l'économie français, l'emploi, le pouvoir d'achat... Tout est lié.
Et le pire c'est que quiconque soulève ce problème se retrouve qualifié de méchant capitaliste profiteur de pauvres salariés démunis. C'est le monde à l'envers. Il est devenu presque malsain de prendre la défense des chefs d'entreprises.
http://www.cecidit.com

3.Posté par Alexandre le 24/01/2007 11:22
Venir en Suisse...
http://www.alexandrematti.com

4.Posté par phil le 24/01/2007 15:06
Il y a des secteurs où on gagne beaucoup d'argent, d'autres moins, la réalité est là aussi .. De quels types de PME tu parles ? De celles qui tournent autour du web ? Qui emploient des tonnes de stagiaires sous-payés ?
Des dirigeants qui gagnent moins de 1500/mois mais qui mangent au resto tous les midis ? qui ont une bagnole, un ordi, un mobile etc "aux frais de la société" ?
Moi je plains plutôt le smicard qui bosse et qui a du mal à finir ses fins de mois ..
Un comparatif :
http://www.linternaute.com/savoir/impots-europe/societes.shtml

5.Posté par Mox Folder le 24/01/2007 15:40
Ou on va ? Là, en plein de dedans.

Sinon je suis d'accord avec Phil, quand on voit tout ce qui passe en note de frais c'est affolant. Ne plus oublier non plus les réduction d'impot (pour l'achat de matériel informatique par exemple). L'un dans l'autre beaucoup y trouvent leur compte malgré tout : les système est ainsi fait.
http://blog.ledebugger.com

6.Posté par isabelle le 24/01/2007 19:06
Eh oui, non seulement créer son entreprise relève du parcours du combat tant dans ladurée que dans la complexité mais en plus c'est un véritable coupe gorge. C'est à vous dégoûter d'entreprendre !
http://lapoesiedescadeaux.typepad.fr

7.Posté par Vanina le 25/01/2007 08:46
Non crois que l'entreprenariat est une expérience formidable et certainement la meilleure des écoles. Je crois simplement que notre pays n'est pas fait pour accueillir les initiatives..peut-être que ça va changer. Pour le moment beaucoup de poudre de perlinpinpin et les entrepreneurs sur le terrain ont toujours les mêmes difficultés.

8.Posté par David le 25/01/2007 12:29
Mais pourquoi ne pas parlé du salaire du patron de PME dans sa globalité? Parfois, se rémunérer au SMIC est voulu... Car à la fin de l'année, il y a les dividendes, avec un systême fiscal plus avantageux qu'un gros salaire... Sans compter l'éventuelle voiture de société, les repas (notes de frais)....
Je ne dis pas que tous les patrons de PME gagnent bien leur vie, mais qu'est-ce qui les fait courir si c'est juste pour un SMIC au bout de 2 ans?
http://www.buzztogether.net

9.Posté par PHILIPPE le 25/01/2007 18:01
Je voudrais répondre à David sur le thème du Smic. Il faut savoir que lorsque l'on créé un entreprise ce n'est pas de tout repos et bien se sont les imprévue qui prennent le dessus. Concernant les fameuses aides pour la création d'entreprises, l'aide arrivent et bien souvent 6 mois après. Il y a bien sur des exonérations mais concernant les caisses de maladies qui sont bien souvent aux nombres de trois si on est pas salarié de sont entreprise, la ca rigole plus, il faut payer, alors si on a pas un produit exeptionnel les caisses se vide et c'est fini. Voila pourquois si on veut conservé sont entreprise dans l'attente de jour meilleur il vaut mieux éviter de rouler en Porche et de taper dans la caisse.
http://www.phdevelopweb.com

10.Posté par PHILIPPE le 25/01/2007 18:21
Je voudrais répondre en partie sur les propos d'Isabellle, Il faut savoir qu'en France les Faillites sont un gouffre pour les organismes de prêt que ce soit privé ou public. On à de bien grande idée en France le problème et surtout de vendre sont produit, n'oublions pas que quant on parle de créer sont entreprise ce n'est pas pour la gloire, nous parlons bien de faire de l'argent. Le vraie problème est bien souvent un projet mal développé, l'étude d'un marché qui est actuellement perturbé par de nombreuses délocalisations, mais quant même les produits reviennent en France, mais, moins cher, une partie du projet est basé sur le plan de financement qui la aussi n'est pas toujours juste, la concurrence, la rentabilité, les coûts , le marketing, le prévisionnel, la présence d'autres produits. Celui qui veut aujourd'hui créer sont entreprise, la principal démarche et bien sur l'étude de marché, non pas sur des estimations, non plus sur des probabilitées, non pas sur du comparatif d'autres entreprises,mais bien une étude de marché personnalisé et la nous commencons par parler gros sous, il faut compter sur 2000 à 5000 euros
http://www.phdevelopweb.com

11.Posté par David le 25/01/2007 18:39
En réponse à Philippe: Je ne pense pas que l'entrepreneur cherche le repos. Et donc, bien évidemment, créer une entreprise relève du rythme d'un marathonien et d'un sprinter. Marathonien car il faut être capable de tenir sur la distance le développement de son entreprise, sprinter car la concurrence est souvent rude et il faut se battre. Je choque toujours mes équipes avec mes propos, mais je considère la vie en entreprise comme une 'guerre économique'... Concernant le SMIC, je ne dis pas qu'il faut taper dans la caisse, loin de moi cette idée qui est d'une part illégale, et d'autre part contre la pérenité de l'entreprise. Je dis simplement que le patron d'une PME n'est pas nécessairement salarié uniquement, il est aussi actionaire. En tant que tel, il est légitime qu'il touche les fruits de son investissement: les dividendes, de même qu'il peut supporter le risque de ne rien toucher du tout si son entreprise ne réalise pas de bénéfices...
Quant aux délocalisations, c'est un mal nécessaire à mon sens. Pourquoi les entrepreneurs français ont la facheuse tendance à croire qu'ils ne peuvent pas exporter eux aussi? La mondialisation, ce n'est pas que de la délocalisation, c'est également une grande ouverture sur les marchés étrangers... Mais là aussi, il faut accepter la concurrence. Celle-ci doit être un stimulant, pas un pretexte...
http://www.buzztogether.net

12.Posté par PHILIPPE le 25/01/2007 20:14
A l'heure actuel, je ne crois pas que le partenariat dans la construction d'une entreprise avec des actionnaires soit la formule la plus révélatrice d'un projet et surtout face à des organismes de prêts.Quant à la "guerre économique" Bravo car se sont bien les mots juste et approprié à la conjoncture actuel et ce n'est pas fini, que va -t-il se passer quant plus au moins les pays signataires de l'europe vont se retrouver sur un même pied d'égalité, aujourd'hui des pays comme la france on le PSV ( pouvoir, vouloir, savoir ) mais pour combien de temps. Nous remarquons des pays comme la Chine qui commence a montrer des dents quant nous ne sommes pas d'accord, je prend par exemple dernièrement le problème de habillement. Concernant le thème de l'exportation, la France n'a vraiment pas a rougir nous avons la technologie, le savoir et de très bon technicien, les Francais ont construit dans le monde entier, il faut quant même le savoir nous avons de très bon commerciaux au gouvernement.
http://www.phdevelopweb.com

13.Posté par Armel le 10/02/2008 20:47
A titre, personnel, si je suis en train de créer ma boîte, même si j'espère bien y gagner ma vie, c'est avant tout par choix de vie et par choix personnel. Je suis d'accord pour qu'on me plaigne, mais finalement, pas tant que ça, car je suis, avant même d'avoir pu me dire que je vais être riche, déjà heureux de mon choix, aussi risqué soit-il.
http://l-enoteca.blog.20minutes.fr/

14.Posté par Vanina le 10/02/2008 22:09
Oui enfin, je pense qu'en dehors de la gestion de son emploi du temps les problèmes et difficultés liés à l'entreprenariat sont bien présents et se doivent d'être compensés financièrement. Si déjà c'est dur et qu'en plus on n'est pas payé, quel est l'avantage? Si c'est juste pour gérer sa vie alors on peut être bénévole pour une association, à la retraite ou rentier et c'est pareil. L'entepreneur veut aussi gagner de l'argent je pense.

15.Posté par Armel le 12/02/2008 11:33
Oui, sans doute doivent-ils être compensés financièrement... Il y a d'autres catégories socio-professionnelles qui se font la même réflexion à leur sujet... Mais oui, l'entrepreneur veut gagner de l'argent. Mais s'il a fait un business plan, il doit bien savoir combien il espère gagner, taxes et charges déduites, non ? A lui de décider s'il se lance dans l'aventure.
Mais sur le fond, je pense que je suis d'accord. Le problème, c'est que tout le monde veut payer moins d'impôt.
http://l-enoteca.blog.20minutes.fr/

16.Posté par Philippe H le 30/08/2008 17:27
Je voudrais rebondir sur les propos d'Armel. comment peut-on aujourd'hui avec la conjoncture actuelle parler de travaille par choix de vie et choix personnel. Je pense que cela peut-être un exellent point de départ et une bonne réflexion pour une jeune femme qui souhaite se prouver qu"elle peut arriver à créer quelque chose mais........sous réserve d'avoir un mari qui rapporte une paye à la maison ou alors demeurer encore chez ces parents, car créer un entreprise c'est avant tous une préparation longuement réfléchie , en ayant des réponses pour les plus pires situations quant au côté argent, à moins d'avoir un gros sponsor, faut pas réver.
Je voudrais aussi rebondir sur le fameux business plan qui est loin de refléter la réalité, le business plan est un développement ou une estimation futuriste de l'avenir de sa future entreprise pour principalement les prêteurs. Il sert à montrer que la personne ne part pas à l'aventure, que des bases solides sont là, cela démontre
aussi le côté réflexion, le côté gestionnaire, le côté eventuellement diversifié et dynamique de la personne, cela parle aussi d'un comparative d'étude de marché, mais cela ne parle nullement de perte de trésorerie suite à un imprévue, cela ne vous parle pas non plus d'une association qui vient s'installer proche de votre zone et qui propose des prestations identique à vous pour la moitié de vos tarif et dont vous n'avez aucun moyen de rivaliser avec ces prix, il y a encore beaucoups d'imprévue qui ne sont pas inscrit ni même prévue dans un business plan, et quant vous êtes engagé depuis un an et +que vous passez 14 heures de travaille part jour, que vous devez prendre vos comptes le weed-end en guise de sortie pour réduire les coûts compta, comment peut-on parle d'aventure quant vous êtes entièrement investie dans votre projet, que vous avez commencé à réinvestir dans des technologie vous permettant de réduire encore les coûts et que vous êtes parceque vous ne pouvez plus payer votre loyer de locaux, vos fournisseurs, et même vos employés.
http://www.phdevelopweb.eu

17.Posté par armelmichenaud le 31/08/2008 22:02
@ Philippe :

Ca sent le vécu, ça...

C'est mignon, le coup de la jeune femme qui veut faire sa petite affaire pendant que le mari fait le travail sérieux. "Tiens, au lieu de faire du tricot, monte donc une boîte qui coûte rien, ça t'occupera intelligemment !"

Trêve de plaisanterie, je ne vois pas en quoi ce que vous écrivez est contradictoire avec la notion de choix de vie et choix personnel, et ceci quelle que soit la conjoncture. Je ne m'attarderai pas sur mon cas personnel, qui n'a pas valeur d'universalité, mais en tout cas, je me bornerai à dire que c'est un choix de vie et personnel, et que la perte de mon salaire régulier, pour pénalisant qu'il soit, a fait partie des investissements nécessaires à mon sens. On choisit de le faire ou de ne pas le faire et je respecte ceux qui choisissent de ne pas le faire, mais c'est un choix de vie...

Pour répondre de façon plus globale : je suis d'accord, monter sa boîte, ça prend du temps et c'est risqué. Et donc ? Quel est le point ?

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