Vers un nouveau marketing...(Towards a new marketing approach...)


Vendredi 30 Octobre 2009
Intéressante publicité qui prend les principes de recherche de produits sur internet et l’applique à la distribution. Voilà donc ce que ça donnerait si on pouvait faire en magasin comme on fait sur Internet.


Mercredi 28 Octobre 2009
The Oprah Effect ou comment un show peut changer radicalement le cours d’une entreprise
Aux US, Oprah est une icône. Son show touche chaque semaine 44 millions de téléspectateurs et son influence est si grande que toutes les recommendations produits qu’elle fait peuvent donner un tournant tout autre à l’entreprise concernée. On parle du Oprah Effect.

Des entreprises se sont vu propulsées aux devants de la scène en quelques jours grâce au show. Leurs produits peu connus, sont devenus des best sellers tournant l’entreprise vers une direction toute nouvelle. Dès la fin du show, les bons de commande sont arrivés par centaines et par milliers et ne se sont plus arrêtés. Ainsi les produits de Carol’s Daughter ou de We Take the Cake sont désormais distribués dans tous les coins de l’Amérique ayant bénéficié de l’Oprah Effect.

Chacun espère donc ce coup de pouce divin pour lancer leur business mais les places sont chères. Oprah est très selective dans les produits qu’elle présente. Ils doivent être glamour, tournés vers la femme, très bien présentés. Certains essaient des années et des années de participer au show, sans success, mais quand le coup de fil arrive et dit ‘’go’’ autant s’attendre à un vrai coup de baguette magique.



Lundi 26 Octobre 2009
…et je n’ai pas fait exception :)

Living Proof




Samedi 24 Octobre 2009
Je vous parlais dans mon article précédent du Woodfield Mall et bien voilà que son site internet présente un concept bien intéressant. Les centres commerciaux se mettent aussi à la personnalisation et veulent retenir leurs clients. La fidélisation se fait désormais à deux niveaux: le magasin et le centre commercial.

Quand les centres commerciaux se mettent à la personnalisation

Ainsi sur le site de Woodfield, on peut créer son espace personnalisé et bénéficier d’avantages. On peut dire quels sont nos magasins péférés et ainsi recevoir des coupons pour ces marques. On est aussi informé des événements et on peut organizer ses visites en les préparant comme on prepare un voyage, sélectionnant les offres spéciales et imprimant l’itinéraire du jour avec les coupons associés. On peut également enregistrer les anniversaires pour ainsi ne pas oublier le cadeau qui fera plaisir.

Plus que les avantages que le site offre, ce qui attire le plus mon attention, c’est le muti-niveaux de la fidélisation client. Vous avez les offres que vous recevez de l’enseigne puis vous avez les offres que vous recevez du centre commercial où se trouve l’enseigne. On n’en fera jamais assez pour fidéliser les clients !


Jeudi 22 Octobre 2009
Le shopping en magasin: une expérience
Le ecommerce a de très grands avantages à mon goût mais cela ne veut pas dire que je ne vais jamais faire les magasins. Il y a une chose que les sites de ecommerce ont encore beaucoup de mal à reproduire, c’est l’atmosphère et l’expérience que l’on a quand on fait ses achats dans un magasin.

Je suis allée aujourd’hui faires les magasins au Woodfield Mall qui est, pour la petite histoire, le mall aux US qui compte le plus grand nombre de boutiques (il se trouve dans la banlieue de Chicago à Schaumburg). A chaque fois que je mettais les pieds dans un magasin, c’était une nouvelle expérience à chaque fois avec une ambiance, des odeurs, des vendeuses, les autres clients.

On rentre quelques minutes dans un endroit très particulier. On va en cabine, on essaie les habits, encore et encore puis on paie et on sort et là on a l’impression de sortir d’une bulle, on retombe dans les allées du centre commercial, on rentre dans un nouveau magasin et c’est comme si on entrait dans une autre bulle. On y reste, on flâne, on regarde, on essaie, on se decide ou on ne se decide pas puis on ressort. L’espace d’un instant on est coupé du monde, et on est en plein dans ce petit cocon de consommation qui vous fait tout oublier et vous transporte dans son pays merveilleux.

Très irritant par moments, très magique à d’autres, le shopping en magasin est une expérience à part entière. On parle d’ailleurs d’expérience marketing, cet art de recréer un univers qui va permettre au consommateur d’être transporté et de ressentir des émotions qui viendront compléter le simple acte d’achat.


Mardi 20 Octobre 2009
Dimanche 18 Octobre 2009
Leadership vs Management
Traits of a Manager:
A manager ensures that his organization’s established policies, procedures, and values are understood and achieved by all people under his direct supervision. Managers spend very little time developing their people or finding safer and more efficient ways of completing tasks.
If a company’s policies, procedures, and values are clear enough, virtually anyone can be a manager.

Traits of a Leader:
A leader has the same qualities as a manager but he also has an additional set of skills that a manager has yet to develop:
  • Vision: A leader is always looking for improvement opportunities within every level of his organization. If the leader does not have the authority to act on an improvement opportunity, he seeks out someone who can.
  • Development: A leader develops his employees by rewarding them with increasing levels of responsibility as they become more competent, but he always remains accountable for the results.
  • Respect: The golden rule comes into account here, “treat others as you would expect to be treated”. Where leaders are selfless, managers are often selfish caring only about what is in it for them.
  • Trust: Trust is earned over time. Leaders eventually earn the trust of their peers by sticking to their word, admitting when they have made a mistake, and being honest in their relationship with others.
  • Purpose: Leaders instill a sense of purpose in their subordinates by reinforcing the importance of their job as it relates to the organization. Having to do something just for the sake of doing it is never a productive use of anyone’s.

Anyone can be a manager, but it takes a person of integrity, insight, and motivation to be a leader.



Vendredi 16 Octobre 2009
Le futur du e-commerce
Je vois deux grandes composantes pour le future du e-commerce:

  • Apporter des fonctionnalités sociales: les sites sont encore pauvres en revues clients, contenu, vidéos. Facebook Connect viendra aussi apporter du social dans l’expérience. Je vous revoie à ma présentation sur le sujet. Toutes ces fonctionnalités vont aider dans le processus d’achat, elles vont aider à améliorer le taux de conversion. On remarque par exemple que les vidéos peuvent améliorer le taux de conversion de 66%. Le social va rendre l’expérience plus ‘’fun’’ et va garder le client plus longtemps sur le site ce qui va bien sûr permettre d’augmenter le panier moyen.


  • Distribuer les produits dans le réseau, en dehors du site-mère: c’est là que je vois le plus grand potentiel car c’est là que les millions et milliards de revenus vont se faire. En effet, aller où les consommateurs sont et leur permettre de faire leurs achats sur n’importe quel site en leur mettant à disposition les produits qu’ils recherchent. Exporter le site dans les media sociaux sous forme de widgets ou encore de eShop est le vrai futur du e-commerce. Le site originel ne sera plus le site de destination, la majorité des revenus se feront en dehors. Les initiatives sont encore timides dans ce domaines mais je pense qu’elles vont augmenter au fure et à mesure que la technologie avancera. En effet permettre de réaliser la transaction dans sa totalité dans un widget et apporter les fonctionnalités sociales dans le widget sont encore à leurs prémises.


Mercredi 14 Octobre 2009
Il n’y a pas à dire, Amazon est fan de la chaussure ces derniers temps. Il achète Zappos et il crée Endless. Rien de bien particulier, des marques différentes, un assortiment different, une bonne user experience et une intégration avec votre compte Amazon. Sinon envoi gratuit et retour gratuity sous 365 jours…tout comme Zappos.
Endless: bébé d’Amazon

Pourquoi j’ai acheté chez Endless? Des produits différents donc un choix élargi et l’intégration avec mon compte amazon. Une simple façon d’agrandir l’assortiment et de créer un effet de nouveauté.


Lundi 12 Octobre 2009
Sears et compagnie
Voilà donc une explication sur la diminution des mes articles ces derniers temps. Quand j’ai l’esprit plein et que j’absorbe beaucoup, il faut un peu de temps pour prendre du recul et retranscrire. Quand on prend un nouveau job, l’esprit est souvent plus tourné vers les choses nouvelles que vers l’extérieur.

Depuis donc plus d’un mois, j’ai un nouveau job à Chicago chez Sears, un mastodonde de l’économie américaine. Sears est une institution aux Etats-Unis. La société est placée 45 dans la liste des Fortune 500, réalise 54 milliards de dollars de revenus, compte 300 000 employés aux US et plus de 3900 magasins.

Sears c'est aussi le 5ème site de e-commerce en 2009. Bien sûr c’est dans cette partie là qu’on me retrouve. Je suis donc au product management des sites de l’entreprise qui comprent Kmart, Craftman, land’s End, mygofer…et bien d’autres. Je gère le product management de plusieurs verticaux de la holding.



Dimanche 11 Octobre 2009
Pourquoi je préfère le e-commerce au lèche-vitrine?
Je ne suis pas une grande shopaholic, c’est peut-être pourquoi le lèche-vitrine m’intéresse moins que faire mon shopping en ligne. Non les raisons sont heureusement autres !

En dehors des avantages ennoncés dans cet article, le commerce en ligne permet surtout une meilleure exposition des produits. Quand on va dans un magasin, on peut voir le produit et l’essayer (intéressant pour des habits) mais il est toujours difficile de trouver ce qui nous intéresse car le merchandising est souvent pauvre en magasin:
  • Peu de produits car surface de vente réduite,
  • Produits mal disposés encore une fois à cause des limites de la surface de vente.

En ligne, l’assortiment peut être très important et il est possible de faire un tri pour ne voir que ce qui nous intéresse sans avoir à faire tous les rayons ou encore soulever des produits pour trouver au fond d’un rayon ce qui nous intéresse éventuellement.

Aussi sur internet on peut avoir des recommendations de produits donc on peut trouver des ensembles plus complets (quand on achète des draps par exemple, et qu’on ne savait pas que le cousin de decoration existait aussi dans ce modèle et bien il nous est automatiquement proposé).

On peut finalement avoir des conseils d’experts (et non pas de vendeurs) et on peut avoir accès à des revues clients qui nous font partager leur experience du produit et nous aident dans notre decision d’achat.

Sur certaines lignes de produits traditionnelles, on peut voir à present les revenus realisés grâce au commerce en ligne rejoindre le niveau des ventes effectuées en magasin. Le commerce en ligne est loin d’être à maturité et va très probablement surpasser le commerce en magasin.


Dimanche 27 Septembre 2009
La pauvreté dans les pays développés, c’est quoi?
Je n’ai pas beaucoup écrit ces derniers temps mais j’ai beaucoup absorbé en plus de changer d’entreprise et de ville.

Les US sont un grand pays mais quand on ouvre les yeux de façon différente on peut voir des choses auxquelles ont aurait pas pensées et notamment on peut voir ce que le mot pauvreté veut dire, mot impensable dans nos pays développés. Alors bien sûr je ne vais pas vous parler du cliché, qui est d’ailleurs une réalité, de ceux qui ne mangent pas à leur faim (paradoxe total dans un pays où le taux d’obésité est parmi les plus hauts), ni de ceux qui n’ont pas de sécurité sociale, ni encore de ceux qui sont dans les banlieues oú on ose à peine passer…

Je vais vous parler d’une pauvreté que j’ai pu côtoyer, dans mon petit mileu social aisé et dans ce cas, la pauvreté ça veut dire quoi ?

Pour moi la pauvreté, c’est quand James, à 78-80 ans doit encore travailler et qu’il aide au supermarché à mettre les produits dans les sachets de madame ou qu’il charge la voiture de monsieur quand il a fini ses courses. Quand je vois ces personnes âgées (et qu’on ne me dise pas qu’à 78ans on travaille pour le plaisir parce que sinon ça ne serait pas au supermarché qu’on irait travailler) remplir mes sachets, je dois dire que je suis triste et je me sens trés gênée que des personnes de cet âge soient là à m’aider, moi, la jeune. On ne peut s’empêcher non plus de dire “thank you Sir’’ et d’être respecteux envers ces gens qui ont travaillé toute leur vie et qui même courbés, avec les articulations déformées continuent encore à travailler.

La pauvreté c’est encore cet électricien de 70 ans qui me racontait l’autre jour en faisant sa lessive qu’il travaille pour une usine de Toyota dans la région de Chicago et qu’il est bien content d’avoir un job en cette période de crise. Il m’a dit ‘’c’est un job qui me permet de bien payer mes factures, sinon j’aurai du travailler au supermarché’’. Il vit dans un hôtel loin de sa maison et bouge d’usine en usine.

La pauvreté, c’est aussi cette famille de 5 avec un bébé (le père, 60 ans, veuf, handicapé, 3 filles et le mari d’une des filles) qui vit à l’hôtel faute de mieux et qui passe de job en job.

Quand j’entends ces histoires et que je vois ces gens, je me dis que les raisins de la colère ne sont pas loin, ils se sont juste un peu modernisés.

Alors le luxe commence à quel niveau? Ce ne sont pas les soeurs Kardashian qui nous font suivre leur vie avec leurs petits problèmes à la télé, ce n’est pas d’avoir la voiture dernier cri, ce n’est pas d’avoir une maison ou encore d’envoyer ses enfants à l’université, le vrai luxe, et je pense que cela deviendra de plus en plus le cas dans beaucoup de pays, c’est de pouvoir prendre sa retraite et c’est encore plus un luxe si on peut la prendre à 60 ans.

Un conducteur de taxi de 65 ans, qui fait taxi à mi-temps (bien sûr pour pouvoir payer ses factures) me racontait qu’il est en froid avec son fils de 28 ans car ils n’ont pas la même façon de voir les choses. Lui a économisé toute sa vie et ne pas peut encore prendre sa retraite alors que son fils a fait des études, il est ingénieur, il a une maison de plus de $300 000, un hummer, un jet ski, un bateau, une moto…mais pas un centime de côté en cas de problème. Soit nous ne voulons pas, soit nous ne pourrons pas mais il est sûr que nos parents et nos grands-parents nous ont montré un chemin qui ne sera peut-être pas le notre.


Samedi 26 Septembre 2009
Il existe beaucoup de grandes surfaces généralistes aux US que j’ai essayé de positionner sur le graphique, du plus bas de gamme au plus haut de gamme, en commençant par Walmart.

Pour information, Bloomingdale’s, Nordstrom et Macy’s appartiennent au groupe Bloomingdale’s et Sears et Kmart appartiennent au groupe Sears Holdings.

Il existe bien d’autres de ces grandes surfaces telles que Neiman Marcus, Costco ou encore Walgreens mais j’ai mis ici les plus importantes et les plus présentes sur le territoire.

Positionnement des grandes surfaces aux US

Dimanche 20 Septembre 2009
Pour ceux qui auraient loupé ces débats et qui sont intéressés de savoir ce qui a pu se dire, vous pouvez retrouver tous les débats des universités d'été du Medef comme si vous y étiez. 60 heures de débats et 40 heures d’interviews, en accès libre et sans formulaire jusqu’au 22 septembre, c’est ici.

La télé des débats des universités d’été du Medef


Le Medef a ainsi sa télé. Des initiatives de plus en plus grandes dans des domaines différents pour communiquer toujours mieux et être toujours plus proche du public afin que les messages soient les plus diffusés possible.


Mercredi 2 Septembre 2009
The winning attitude
  • The Winner is always part of the answer; The Loser is always part of the problem.
  • The Winner always has a program; The Loser always has an excuse.
  • The Winner says, “Let me do it for you”; The Loser says, “That is not my job.”
  • The Winner says,” It may be difficult but it is possible”; The Loser says,” It may be possible but it is too difficult.”
  • When a Winner makes a mistake and says,” I was wrong”; When a Loser makes a mistake and says,” It wasn’t my fault.”
  • Winners say “There is a better way”; Losers say “It’s the way it has always been done.”
  • Winners learn from their mistakes; Losers believe the only way to avoid failure is to never risk or try anything new.
  • A Winner makes commitments; A Loser makes promises.
  • Winners have dreams; Losers have schemes.
  • A Winner says “I will do it”; A Loser says “I will see what I can do.”
  • Winners say,” I must do something”; Losers say, “Something must be done.”
  • Winners are a part of the team; Losers are apart from the team.
  • Winners see the gain; Losers see the pain.
  • Winners see possibilities; Losers see problems.
  • Winners believe in win/win; Losers believe for them to win someone has to lose.
  • Winners see the potential; Losers see the past.
  • Winners seek to learn, Losers learn how little they know.
  • Winners are like a thermostat; Losers are like thermometers.
  • Winners choose what they say; Losers say what they choose.
  • Winners use hard arguments but soft words; Losers use soft arguments but hard words.
  • Winners stand firm on values but compromise on petty things; Losers stand firm on petty things but compromise on values.
  • Winners follow the philosophy of empathy: “Don’t do to others what you would, not want them to do to you”; Losers follow the philosophy, “Do it to others before they do it to you.”
  • Winners make it happen; Losers let it & then watch it happen.


Vendredi 28 Août 2009
A propos de l’emploi des seniors
Dans ces moments de crise, tous le monde souffre et les délais pour trouver un job sont souvent rallongés mais pour les seniors, la situation peut-être encore plus difficile.

On parle de l’emploi des seniors comme d’une catégorie à part, moi je pense qu’on ne devrait pas faire de difference d’âge mais simplement regarder les qualifications et voir l’adéquation avec un poste particulier. Souvent certains se mettent dans la tête que parce que la personne est senior, alors elle coûte plus cher et du coup ne cherchent même pas à comprendre plus loin. Pourquoi toujours avoir des préjugés ?

En période difficile chacun revoit sa job description, son salaire parfois, son lieu de travail et beaucoup de ses avantages. Aux EU, on est plus flexible et le titre par exemple a beaucoup moins d’importance qu’en Europe. On peut être directeur un jour, VP puis manager. Tout dépend de l’organisation de l’entreprise et des responsabilités du poste. Un poste de manager dans une grande entreprise peut correspondre à un poste de VP dans une start up. WHO CARES !!!! L’essentiel est ce que vous pouvez apporter à l’entreprise.

Pour ce qui est de seniors, il vaut mieux un senior expérimenté qui a envie de travailler qu’un junior qui croit tout savoir et ne respectera rien (exemple extrême bien sûre). On ne peut pas mettre de barrières à un poste si c’est un jeune, un senior, une femme mais voir plutôt le poste et ce que la personne va apporter au poste puis ensuite lui faire la proposition et ce sera à elle de disposer si le salaire ne lui convient pas ou si les avantages ne correspondent pas à ses attentes mais on ne peut pas la mettre hors du circuit de facto. La flexibilité est de plus en plus la norme et les gens savent aussi ce qui est bien pour eux ou non.

Aux seniors aussi de prendre en compte les nouvelles donnes du marché: flexibilité quant au lieu de travail, salaire, avantages, titre de poste…On ne peut rarement tout avoir, d’un côté comme de l’autre, il faut savoir faire des concessions et l’esssentiel est d’arriver à une situation de win/win.

Les seniors souffrent de la crise comme les autres. Raymonde Geschlider fait partie de cette catégorie malgré une ferme envie de travailler. Voici son CV parce que le marché du travail doit pouvoir offrir des opportunités à tous, juniors, seniors, femmes, noirs, blancs….

cv_raymonde.doc cv raymonde.doc  (26 Ko)


Mercredi 26 Août 2009
Interview: Rudy Turinay, jeune Community Manager
Internet a vu apparaître de nouvelles fonctions qui sont actuellement en plein développement. La fonction de Community Manager est une de ces fonctions à la mode qui ne connaît pas la crise et que toutes les entreprises cherchent à développer.

Rudy Turinay jeune diplômé d’Euromed Management est un de ces jeunes Community Manager qui s’est lancé sur la vague. Il a très tôt développé une sensibilité pour les réseaux sociaux et plus généralement pour les technologies de l’information. Il est actuellement Community Manager dans l’agence de media online Perfeo à Marseille. Merci à Rudy de nous apporter ici la vision d’un jeune Community Manager.



Peux-tu nous expliquer ce que cela veut dire d'être Community Manager? Pourquoi as-tu choisi ce poste ?
Comme souvent lorsque l’on se découvre une vocation, on ne saurait dire si nous l’avons choisie ou si c’est elle qui l’a fait… Malgré tout, en énonçant ce que ce poste représente pour moi, je vais expliquer en quoi son particularisme me sied.

Un community manager possède tout un tas de fonctions et d’attributions, mais avant tout, je dirais qu’il est le partenaire web 2.0 d’une marque. Il y est son représentant et acteur le plus actif. Véritable relais avec les communautés on et off line, il fluidifie les échanges et permet de communiquer autrement. Quand on sait que 76% des consommateurs pensent que les marques ne disent pas la vérité, on constate l’échec des modes de communications classiques. D’autant plus sur internet où l’information y circule de manière plus facile et rapide. Il est donc nécessaire de s’adapter à cette situation dans laquelle l’e-consommateur ne fait plus confiance qu’à ses pairs. La solution est donc toute trouvée, en prenant comme relais de la communication un membre influent d’une communauté.

Ce qui me plaît donc dans le community management, c’est sa dimension qui va au delà du simple aspect commercial. Le community manager enrichie sa communauté d’informations exclusives, de bons plans… Il améliore les synergies entre les membres et fait grandir cette dernière. Le community manager est de fait une veritable plateforme d’inter échanges profitables aux deux parties que sont les marques et leurs communautés.


Comment se déroule une journée type pour toi ?
Ce qu’il y a d’intéressant dans le community management c’est sont caractère vivant et évolutif. Les journées se suivent mais ne se ressemblent jamais… Cependant il y a des rituels auxquels aucune d’entre elles ne dérogent.

Sitôt mon ordinateur allumé, comme tous les employés d’agences media, je commence par checker mes emails. Je lis les différentes newsletters auxquels je suis abonné et j’en fais de même pour les différents flux RSS que je suis. Je lis les rapports de la veille et je définis le plan d’action et les objectifs de la journée.

Ensuite, également comme tous les employés d’agences media, je me connecte sur… Facebook ! Sauf que moi je n’ai pas besoin de garder mon pouce et mon index gauche sur « Alt/Tab » pour cacher ma fenêtre et afficher un écran plus sérieux lorsque le directeur de l’agence vient me saluer ! Blague à part, je ne pense surprendre personne en rappelant que Facebook est un outil de base qui permet une grande facilité en communication interne comme externe. Une fois connecté j’accorde donc une partie de mon temps en fil rouge à ce que j’appelle les « relations communautaires ». Ceci comprend le networking social, le partage de l’information, les réponses aux questions et autres requêtes…

Puis vient le tour de Twitter, qui me sert plus de source d’information que de réel support de communication. Ceci ne m’empêchant pas de publier mes quelques tweets corporate quotidiens.

Enfin je m’attaque aux forums. Je parle de forums au pluriel pour plusieurs raisons. Tout d’abord je travaille pour le compte de clients différents qui sous traitent le community management à mon agence. De plus, j’agis sur plusieurs forums pour le compte du même client. Ceci car je considère que la communauté de marque sur laquelle le community manager doit agir, ne s’arrête pas aux seuls « aficionados » dévoués et acteurs sur les forums et blogs de la marque. La versatilité des communautés sur internet me pousse en englober plus généralement les communautés « thématiques » qui comprennent également celles des concurrents ainsi que les individus ne se considérants pas comme membre d’une communauté de marque. Une fois encore je créé du contenu à fort potentiel viral en essayant toujours d’apporter un vrai plus à ces forums.

Je me charge évidemment également de la modération et de la création de contenu dans les différents blogs que je gère.

Outre les réseaux sociaux, je réserve une partie de mon temps non négligeable à la veille en utilisant les outils précédants, ainsi que d’autres tels que friends feed ou wikio

Voila pour ce qui est des tâches quotidiennes. D’autres viennent s’agréger de manière aléatoire comme les negociations/partenariats, les « campagnes de blogs », la rédaction de rapports (les fameuses « remontées terrain ») et bien sur la mise en forme de propales pour les prospects.


Quels sont à ton avis les challenges du Community Manager aujourd'hui?
Le community manager d’un point de vue individuel à un challenge qui n’est pas des moindres, à savoir impacter sur les résultats de son entreprise via une communication quasi exclusivement corporate. Toute communication « produit » étant naturellement rejetée par les tribus sur et en dehors du web.

D’un point de vue plus général je pense que lorsque l’on se revendique révolutionnaire, comme le community management le fait aujourd’hui, on se doit de sans cesse innover et apporter toujours plus. Aux community managers de faire que cette profession ne soit pas qu’un effet de mode et qu’elle s’installe durablement dans le paysage des entreprises.


Comment vois-tu l'évolution du poste de Community Manager dans le futur?
Lorsque l’on tape « community manager » dans Google, on tombe sur le blog de Vaninadelobelle… Mais on tombe également sur une certaine quantité d’offres de stage. Ces offres de stage sont un parfait indicateur de ce que le marché est aujourd’hui et de ce que le community management représente pour les agences web en France. En effet, la quantité pléthorique d’offres souligne cette tendance profonde des marques à s’orienter vers le web communautaire.

Mais si on regarde ces offres plus en détails, on se rend compte que dès qu’un individu à des connaissances dans les medias sociaux et qu’il a une convention de stage, il peut s’improviser community manager. Car ce poste est aujourd’hui en bout de chaîne, le community manager ne dispose pas d’autres outils que ceux du web 2.0. Il est donc trop souvent une sorte de modérateur « nouvelle génération » avec un champ d’action multi-support comme énoncé précédemment. Il est probable, comme souvent en Marketing et en Web, qu’il faille regarder outre-Atlantique pour connaître l’évolution future de la situation dans notre vieille Europe.

Aux Etats Unis, le poste de community manager est bien mieux valorisé car il comprend une vision plus stratégique de la chose. Pour expliquer trivialement le community manager n’est pas livré a lui-même, il dispose d’un budget et d’un véritable champ d’action on et off line. Donc si je devais prédire l’avenir de ce poste, je l’orienterais autour des points suivant :
  • Disparition du terme d’ « online » community manager (la vie communautaire ne s’arrête pas lorsque le community manager éteint son PC ! )
  • Apparition du « web communautaire » dans les stratégies globales des entreprises, y compris des TPE.
  • Et donc allocation de budgets plus importants pour ce pole de compétence.


Quels conseils donnerais-tu pour ceux qui veulent faire ce métier? Quelles sont les compétences requises? Comment faire pour devenir Community Manager?
Pour devenir community manager il faut être polyvalent et pluri compétant. Les recruteurs déclarent vouloir embaucher des personnes issues de formations structurantes dans le marketing ou le journalisme cela car un community manager doit avoir entre autres qualités, une aisance d’expression et une culture générale importante. Cependant un profil autodidacte peut être pertinent dès lors que la personne a un vécu et/ou une crédibilité sur le web : dans la blogosphère, sur les forums ou dans les réseaux sociaux… Ces derniers sont d’ailleurs un excellent moyen de se faire un nom et d’atteindre les décideurs.

Mon conseil est donc simple, si l’on souhaite être légitime à un poste ou on agit sur l’e-réputation, la crédibilité et la visibilité des marques, il faut certainement commencer par appliquer à soi ces techniques avec l’ensemble des outils à disposition.



Un poste complet, passionnant, en pleine évolution et qui verra certainement ses responsabilités évoluer dans le futur. Merci Rudy pour ce témoignage qui éclairera sûrement beaucoup de community manager en herbe ou créera des vocations !


Lundi 24 Août 2009
Les domaines où l’Amérique est définitivement la meilleure
Comme je l’avais promis dans un commentaire sur mon article Les domaines où la France est définitivement la meilleure, voilà donc le moment des américains…(Marco, j’attends que tu m’envoies la même chose pour les italiens:))

  • L’entreprenariat et l’innovation: ils n’ont peur de rien, ils sont toujours prêts à essayer. Ils savent prendre des risques et sont extrêmement réactifs pour redresser la barre. Aux US on dit souvent qu’il vaut mieux être patron que salarié. Tout est fait pour encourager l’initiative individuelle. On embauche vite, on débauche vite, on peut tout déduire, on a des prêts facilement, pas de paperasseries. Le fameux adage ‘’try, fail, fix’’ est bien vrai. On essaie et on prendra les mesures si ça ne marche pas. Si une personne peut apporter quelque chose à l’entreprise, on ne mettra pas 30 ans à s’en rendre compte et on va tout faire pour l’avoir. On sait repérer les talents et les attirer.

  • Le développement personnel et la confiance en soi: ils apprennent cela dès l’école. On leur apprend a prendre des initiatives, on leur apprend à parler en public, on recompense (jamais sous forme de notes) concrètement les réussites, on apprend à donner son avis et on prend en compte les differences pour permettre à chacun d’avancer à son propre rythme.

  • La consommation: je dirais même l’hyperconsommation. Ce sont des fous du shopping. On achète tout, on doit posséder un maximum, on est débordé d’offres et de publicités. La pub à la télé, c’est toutes les 8 minutes…autant dire que toutes les 8 minutes vous avez envie de casser la télé…une occasion sûrement d’en acheter une nouvelle.

  • La mal-bouffe: ça mange tout le temps, partout et n’importe quoi. La bouffe déborde de tous les côtés. On est envahi par la bouffe partout, tout le temps…à en être dégoûté. Maintenant je dois dire aussi que les meilleurs hamburgers, c’est bien ici qu’on les trouve!

  • Les glaces: comme ils disent les sundae et autres ice cream sont vraiment les meilleures que j’ai mangé.

  • Le patriotisme: les américains sont très patriotes. On peut voir un drapeau amércain devant chaque maison. Chacun, venu de partout, a le sentiment d’appartenance à ce grand pays et au fameux rêve américain. Les américains sont forts pour les grandes idées, les grands symboles et toute cette énergie à la base de la construction du pays.

  • Le service: en effet on ne peut guère trouver ailleurs une telle qualité de service. Le personnel est toujours accueillant, aux petits soins et prêts à se décarcasser pour vous aider. Les vendeurs n'ont pas peur de vous envoyer à la concurrence si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez dans le magasin et quíls pensent que vous trouverez votre bonheur chez le concurrent.

  • L'accessibilité aux personnes handicapées: tout est vraiment fait pour les aider. Tous les lieux publics offrent les services adéquats. Tout est organisé pour leur permettre de faire les mêmes choses que les valides et les chaises roulantes sont diponibles dans tous les supermarchés, musées et autres.


Dimanche 23 Août 2009
Je perds mon français…
Avant de vivre à l’étranger, en immersion totale, on pouvait se demander s’il est possible de perdre sa langue natale. Je me rappelle, on pensait…NON…tu rigoles, c’est pas possible un truc pareil, on est né avec…

tu parles…Après quelques années, je peux dire que OUI il est tout à fait possible de perdre son français…malheureusement ! Dans mon cas, je suis imprégnée totalement dans l’anlgais: au bureau, avec les amis, la télé…tout est en anglais. On parle cependant français à la maison et on essaie de regarder quotidennement les informations françaises sur LCI mais ce n’est pas suffisant !

Prenons deux autres cas:
  • Les enfants qui vont à l’ecole américaine, finissent pas parler mieux l’anglais que le français. Nous avons des exemples où les enfants sont scolarisés depuis le début aux US, les parents parlent français à la maison mais les enfants…repondent en anglais.
  • Les expatriés de longue date finissent pas mieux parler l’anlgais que leur langue natale. Ceux qui sont aux US depuis 15 ans et plus, mariés à une américaine, ont du mal à parler français. Le vocabulaire leur manque, les mots leur viennent en anglais.

L’expérience montre donc que notre langue natale n’est pas ancrée à tout jamais dans notre cerveau. C’est comme le vélo, on peut perdre un peu mais ça reviendra toujours.

Alors tout cela pour dire que garder un français parfait est un vrai challenge de chaque jour. On cherche parfois ses mots, on a oublié le mot en français, on perd son orthographe (certains mots ayant une orthographe proche peuvent être confondus), on perd sa grammaire, on perd sa fluidité et l’écriture vient plus difficilement.

Donc donc si vous trouvez certaines fautes, dites-le moi simplement. Pour ce qui est des anglicismes, on y est tous habitués mais chez moi c’est peut-être plus marqué aussi, pour les puristes, pas besoin de me faire un procès pour non utilisation stricte du français.

Je ne suis pas encore au stade de switcher ce blog en anglais (même si ça viendra peut-être un jour) mais je pense que son écriture a du sensiblement changer ces dernières années. Une evolution de la vie! Comme je l’ai écrit plus tôt le blog évolue avec le blogueur.


Samedi 22 Août 2009

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